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Incendie OVH : procédure collective en cours contre l’hébergeur Français

 

REJOINDRE L’ACTION COLLECTIVE

C’est le cabinet d’Avocats Ziegler & Associés qui mène cette action à l’encontre d’OVH, l’hébergeur Français, suite à l’incendie à Strasbourg au mois de Mars.

C’est au travers d’un communiqué de presse que le cabinet d’Avocats Ziegler & Associés apporte des précisions sur l’initiative de l’action collective :

A cet instant, nous ne savons pas combien de plaignants se sont constitués dans ce dossier. Seulement la désinvolture de la direction d’OVH sur les réseaux sociaux n’a pas du être du goût de leurs clients.

Il faut dire qu’au delà de la perte de données, un site internet ou Ecommerce qui n’est pas accessible a d’importantes répercussions, nous en parlions déjà sur le blog en 2017 suite à un incident important chez OVH.

Nul doute possible quant aux conséquences d’un incendie sur des entreprises bien réelles qui avaient fait confiance à l’hébergeur Français récemment introduit en bourse.

Si cette affaire prend de l’ampleur avec une densification des plaintes à l’encontre d’OVH, le coût en défense et les provisions pour les dommages à indemniser risquent d’impacter négativement les futurs résultats de l’entreprise.

MAJ du 06/01/2022

7 entreprises avaient initié le recours collectif à l’encontre d’OVH à l’aide du cabinet d’Avocats Zieger & Associés, elles sont dorénavant 51.

Lire le communiqué de presse de ce jour de la part du cabinet d’Avocats concerné, qui revient également sur 4 arguments avancés par la direction d’OVH et apporte des premiers éclaircissements :

Source : Cabinet Ziegler & Associés

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CLOUD – HÉBERGEMENT : OVHCloud prépare son introduction sur Euronext

L’entreprise OVHcloud auparavant OVH créée en 1999 par Octave KLABA et implantée à Roubaix vient d’obtenir l’approbation de son dossier d’enregistrement par l’AMF (l’autorité française des marchés financiers). Elle fera donc prochainement son entrée sur la place d’Euronext à Paris, la principale place boursière de la zone euro où se trouve le marché officiel des actions.

OVHcloud est le premier fournisseur européen de solutions cloud surnommé le champion français du cloud. L’entreprise assemble elle-même ses serveurs dans l’usine de la Croix dans le Nord.

La chance ça n’existe pas. On se la créée ou pas.

Son fondateur Octave KLABA originaire de Pologne est arrivé à 17 ans sans parler un mot français. C’est un irréductible geek plutôt timide qui a fondé OVH le premier hébergeur européen de données. Il est considéré comme le pionnier du web qui a réussi en famille. Pour Octave KLAKA : « la chance ça n’existe pas. On se la créée ou pas ».

L’entrée en Bourse d’OVHcloud lui permettra de lever jusqu’à 400 millions d’euros ce qu’espère son fondateur pour ainsi espérer atteindre une valorisation d’OVH à hauteur de 4,7 milliards d’euros selon le Wall Street Journal.

Il est prévu également que les actionnaires de KKR&Co et TowerBrook qui avaient permis une levée de fond de 250 millions d’euros en 2016 mettent sur le marché une partie de leurs titres pour accompagner le mouvement.

Après l’IPO d’OVHcloud, Octave KLABA et sa famille resteront majoritaires.

OVHCloud fait partie des rares licornes françaises (les startups valorisées à plus d’un milliard d’euros) à prendre ce pari risqué d’entrer en Bourse.

Grâce à cette entrée en Bourse, l’entreprise souhaite :

  • Développer sa gamme de services
  • Étendre ses activités en dehors de l’Europe
  • Aller chercher des plus grands comptes entreprise

OVHcloud veut privilégier la croissance organique mais elle laisse la possibilité à des acquisitions pour se développer rapidement.

Face aux géants américains les plus influenceurs de la planète tel que Amazon, Microsoft et Google, l’entreprise OVHcloud a su s’imposer comme le seul grand acteur européen en matière de solutions cloud.

Quelques chiffres en résumé, l’entreprise OVHcloud c’est :

  • 1,6 million de clients dans plus de 140 pays

  • 632 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020 contre 600 millions en 2019 (augmentation de 5%). En 2021, l’entreprise prévoit entre 655/665 millions d’euros de Chiffre d’Affaires.
  • Réalisation d’un Ebitda de 263 millions d’euros (un bénéfice avant intérêts, impôts, amortissement)
  • Trésorerie de 139,3 millions d’euros
  • Résultat : 30,6 Millions d’euros

L’objectif est d’atteindre 1,6 milliard d’euros de C.A en 2025. Pour parvenir à cet objectif, l’entreprise dévoile sa feuille de route ambitieuse afin d’étendre son offre à de nouveaux usages tels que :

  • Un calcul de haute performance de l’Intelligence Artificielle
  • Un stockage de nouvelle génération
  • Une sécurité des données
  • Proposer 40 solutions de PasS (Platform-as-a-Service) d’ici 2025 misant sur le multicloud et la souveraineté des données

Le développement à l’international se poursuit. Déjà présente au Canada depuis 2012 et aux États-Unis depuis 2016, à Singapour et à Sydney, OVH Cloud souhaite étendre son implantation sur l’ensemble des continents.

Cependant, OVHCloud ne prévoit pas de reverser des dividendes à ses actionnaires car la priorité étant de réinvestir les flux de trésorerie pour soutenir la croissance.

Données complémentaires

L’incendie d’OVH à Strasbourg a bien entendu eu un coût pour l’entreprise. Ainsi dans le document de l’AMF pour l’introduction en bourse d’OVH, il est précisé qu’OVH a perdu 2,9 Millions d’euros de CA consécutivement à cet incendie et à du dépenser 18,4 Millions d’euros en réparations.
De plus, OVH a dû indemniser des clients parmi les 65 000 touchés et les 120 000 services impactés par l’incendie à hauteur de 5,2 Millions d’euros d’avoirs et de 28,3 Millions d’euros sous forme de bons d’achat.

Les autres éléments concernent la répartition du CA et indique que 80% du CA d’OVH est réalisé en Europe dont 52% pour la France. Les filiales américaines ne représentent « que » 5,7% du CA du groupe.

 

Sources ici, et .

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OVH : « On Vous Habitue » … aux incidents. DOSSIER COMPLET sur l’incendie et les manquements relevés

Incendie OVH

La nouvelle avait fait le tour des ondes et glacé le sang de bon nombre de leurs clients. Un incendie s’était déclaré le mercredi 10 mars dans des locaux abritant des data centers OVH à Strasbourg. Le feu, déclenché dans la nuit aux alentours d’1h du matin, avait mobilisé l’intervention de 101 sapeurs-pompiers qui n’ont réussi à le circonscrire qu’au petit matin. Concernant la cause du sinistre, la piste accidentelle est privilégiée.

Un coup dur pour la French Tech et son fleuron valorisé à plus d’1 milliard d’euros.

Que s’est-il passé ? Quelles conséquences pour les clients de l’hébergeur Français ? Quels sont leurs recours ?

OVH : que sait-on de l’incident ?

Ce sont 3,6 millions de serveurs web qui sont tombés suite à l’incendie, soit 12 000 à 16 000 clients impactés. Le feu a pris dans le data center Strasbourg 2 (SBG2) qui a été totalement ravagé par les flammes. Dans le SGB1, quatre salles ont été détruites sur douze tandis que SGB3 et 4 n’ont été que partiellement touchés. Les serveurs détruits ont été remplacés par de nouvelles machines placées dans d’autres data centers OVH. Le vendredi suivant, le 19 mars, un nouveau départ de feu s’était déclaré au sein d’un conteneur hors tension du SGB1 du fait de batteries défectueuses.

La piste accidentelle est privilégiée.

Pour autant, il semblerait que cet incident ait été prévisible. En effet, une panne électrique provenant de la défaillance d’un automate avait déjà provoqué un dysfonctionnement dans le système de bascule vers les groupes électrogènes de secours et engendré une coupure de courant complète sur SBG1, SBG2 et SBG4 en 2017. Suite à cela la décision avait été prise de fermer les datacenters SBG1 et SBG4 au motif que « les containers maritimes n’étaient pas adaptés aux exigences du métier ».

Il était donc connu que le site de Strasbourg n’avait pas le même niveau de normes que les autres sites OVH. Pourtant, ces data centers sont restés actifs.  

Le datacenter SGB2 ne disposait pas d’un système d’extinction d’incendie automatisé alors que les datacenters sont généralement dotés d’un réseau de brumisateurs haute pression ou d’un système de diffusion de gaz inerte. Le réseau de brumisateurs permet de résorber les flammes sans noyer les machines sous l’eau tandis que le gaz vide les espaces d’oxygène pour étouffer le feu.

Or, chez OVH, la procédure en cas de départ de feu n’était pas automatisée mais manuelle. En outre, les techniciens présents sur place n’ont pas pu intervenir à temps. Rappelons que le SGB2, conçu en 2011, a été totalement détruit quand le SGB3, conçu en 2016 n’a subi aucun dommage. Leur conception sont totalement différentes, le SGB2 étant désormais dépassé. Le SGB2 comportait une tour auto-ventilée, système économique mais qui a créé un « effet cheminée » ayant aggravé la propagation des flammes. De plus le SGB2 disposait de planchers en bois qui auraient contribué à alimenter l’incendie. Enfin, et comme l’hébergeur l’avait déjà fait remarquer après l’incident de 2017, les containers maritimes ne sont pas adaptés [cette] l’activité. L’empilage de containers représente un risque car ces caissons maritimes recyclés favorisent la propagation du feu.

SGB2 comportait une tour auto-ventilée, système économique mais qui a créé un « effet cheminée » ayant aggravé la propagation des flammes.

La présence de batteries électriques près des serveurs est également un véritable problème. Dans les data centers classiques, celles-ci sont placées dans des salles coupe-feu car elles sont inflammables. Sur le site de Strasbourg, celles-ci étaient installées à proximité des baies de serveurs en dépit du risque d’explosion lié au dégagement d’hydrogène des batteries vieillies.

OVH ne répondait pas aux normes d’un data center standard.

Il semblerait, d’après les observations de certains professionnels du secteur, que le site de Strasbourg de l‘hébergeur OVH ne répondait pas aux normes d’un data center standard.

L’incendie et ses conséquences montrent les limites d’un modèle low cost éloigné des standards classiques, avec une offre d’infrastructure adaptée aux petits sites web.

A ce jour, l’enquête confiée à la sûreté du Bas Rhin privilégie la piste d’un ondulateur défectueux qui aurait provoqué le départ de feu.  En effet, les caméras thermiques des pompiers ont détecté deux ondulateurs en feu au sein de SGB2.  Ils avaient été remis en service l’après-midi même après une intervention de maintenance. Un ondulateur est un dispositif permettant de protéger les équipements électroniques notamment contre les risques de surtension. Il est encore trop tôt pour tirer de véritables conclusions.

Néanmoins, cette catastrophe montre qu’il est indispensable que l’hébergeur Français fasse évoluer ses standards, surtout lorsque l’on sait que l’incendie s’est déclaré deux jours après l’annonce du groupe de sa volonté d’entrer en Bourse !

Incendie OVH : quelles conséquences pour les clients ?

OVH héberge près des 2/3 de l’internet Français. L’incendie a touché 12 000 à 16 000 clients. Leur site Internet a été suspendu au moins une journée, et certains ne retrouveront pas leurs données.  Tous les types de clients sont impactés : petite ou grande organisation, entreprises comme collectivité, privé et public.

L’offre Private Cloud, pourtant positionnée haut de gamme, a été touchée de plein fouet. Malheureusement pour ces clients, des backups étaient bien effectués mais sur le même datacenter.

En effet, avant avril 2020, OVH ne proposait pas de service de backup déporté dans son offre Private Cloud. Pour les clients ayant souscrit avant cette date, l’option n’était pas activée. Conséquence pour les utilisateurs localisés sur SGB2 et ceux adossés à SGB1?

Leurs sauvegardes, gratuites comme payantes, sont irrécupérables.

D’autres offres que le Private Cloud sont concernées : hébergement web, services cloud public, serveurs privés virtuels ou encore Bare metal.  Octave Klaba, patron d’OVH, a été transparent à ce sujet. Il a donc invité les utilisateurs touchés à activer leur plan de reprise d’activité (PRA) qui est de la responsabilité du client final et non de l’hébergeur.

Il s’agit de la plus grande catastrophe numérique « industrielle » de l’histoire de la French Tech. Elle risque de ternir durablement son image, celle d’OVH et de dégrader la confiance des clients.

Rappelons que ce sont 3,6 millions de serveurs qui se sont retrouvés hors ligne, représentant 464 000 noms de domaine. D’après les chiffres de NetCraft, plus de 18 % des adresses IP OVH ne répondaient plus le 10 mars suite à l’incendie.

Au delà d’OVH, le sinistre pourrait avoir des conséquences pour l’image de l’ensemble des hébergeurs Français. Il s’agit d’espérer que cet incident ne pousse pas les clients d’OVH dans les bras des géants tels qu’Amazon Web Services, Google cloud ou encore Microsoft Azure. Certains professionnels du secteur indiquent devoir rassurer leurs clients inquiets, ce qui pourrait faire le jeu des géants mondiaux du Cloud.

En cas de perte de données : quel recours ?

L’article 7.7 des CGV (conditions générales de vente) d’OVH exonère l’hébergeur de sa responsabilité en cas de force majeure dont l’incendie fait partie. OVH s’engage simplement à informer les utilisateurs concernés des circonstances de l’évènement ainsi que de son évolution.

Seule porte de secours : si la situation dure plus de 30 jours, les clients peuvent mettre fin aux services librement.  L’entreprise s’exonère donc contractuellement. Toutefois, si l’enquête venait à démontrer une responsabilité interne de la part d’OVH, l’incendie pourrait perdre son caractère de force majeure et un recours de la part des clients serait alors possible. Or, de ce que l’on sait, l’enquête privilégie l’origine accidentelle.

D’autant que l’hébergeur propose des solutions pour éviter la perte de données en cas d’incident de ce genre. L’abonnement est un peu plus onéreux mais permet d’héberger ses données sur deux serveurs distants. Cet incendie montre l’importance de souscrire à ces services de sauvegarde sur des centres de données situés sur un autre périmètre, voire un autre hébergeur. Si le SLA (service level agreement) prévoit un dual site, c’est à dire une sauvegarde en temps réel sur un autre serveur, ce que l’on appel également une « redondance miroir », les données ne sont, normalement, pas impactées. La bonne pratique consiste à sauvegarder ses données à minima chez deux prestataires différents, éloignés géographiquement.

OVH ne saurait être tenu pour responsable de la perte des données car la sauvegarde ainsi que son paramétrage (type de données sauvegardées, fréquence) sont de la responsabilité du client. Aucune obligation légale n’oblige un hébergeur à proposer des solutions de sauvegarde. Les conditions d’utilisation d’OVH de serveurs dédiés précise que si un client ne souscrit pas à l’option payante, « aucune sauvegarde des données et contenus du client n‘est effectuée ». Ce qui est tout à fait légal. OVH n’est tenu que d’assurer et de maintenir les services en ligne. Sans souscription d’un service de back-up et sans mise en œuvre d’un PRA, la responsabilité de l’hébergeur ne saurait être engagée. 

Les clients de l’hébergeur ont toutefois obtenu un geste commercial, annoncé par Octave Klaba : 3 mois de services gratuits en cas d’une coupure de service et 6 mois en cas de perte de données. La facturation a été suspendue au 10 mars, date de l’incendie, pour tous les utilisateurs des services des datacenters situés sur le site de Strasbourg. De plus, des infrastructures alternatives leur sont proposés gratuitement sur d’autres data centers du groupe situés à Roubaix et à Gravelines. Pas sur que cette mesure compense le préjudice subit !

En théorie, la CNIL pourrait poursuivre OVH sur le fondement de « perte de disponibilité des données ». Mais il y a très peu de chance que l’organisme s’attaque au leader européen de données.   

RGPD : devez-vous notifier la CNIL en cas de perte de données ?

Le 22 mars, la CNIL a diffusé une note sur son site web pour rappeler les règles du RGPD en cas de perte de données personnelles. L’obligation est inscrite à l’article 33 du (Règlement Général sur la Protection des Données). 

Au sens du RGPD (entré en vigueur en mai 2018), la destruction temporaire ou définitive de données à caractère personnel, constitue une violation de données. Cette violation doit être documentée, c’est-à-dire que les responsables des traitements doivent rappeler les faits, ses effets ainsi que les mesures prises pour y remédier dans un registre interne. Les sous-traitants sont tenus d’informer leurs clients afin que ceux-ci remplissent également leurs obligations.

Dans certains cas, la CNIL doit être notifiée :

  • les données sont restées indisponibles pendant une durée suffisante pour engendrer un risque pour les personnes. Ce risque est évalué en tenant compte du type de données et des conséquences que peuvent avoir leurs pertes sur les personnes ( ex : les données de santé) ;
  • les données sont définitivement perdues.

Cette notification doit intervenir dans les 72h après la prise de connaissance au plus tard. En cas de notification tardive, les motifs de retard sont exposés.

En revanche, si un plan de reprise ou de continuité (PRA ou PCA) ont permis d’assurer la continuité des services et/ou les données personnelles ont pu être restaurées sans conséquence sur les personnes, il n’y a pas lieu de notifier la CNIL.

Ainsi, suite à l’incendie OVH, les utilisateurs concernés doivent obligatoirement contacter la CNIL.

Il est encore difficile d’évaluer la quantité de données perdues. En dépit du caractère catastrophique de l’incendie, cet incident aura permis de rappeler que les données sont physiques et qu’il est indispensable d’effectuer une sauvegarde sur un serveur local.
Quelles que soient les conclusions de l’enquête concernant l’origine de l’incendie, il est utile de prendre conscience que nul data center n’est totalement à l’abri d’un accident ou d’un acte de malveillance et que le backup local est encore la meilleure chance de ne pas se trouver dans une situation inextricable.

Sources là :

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[HOSTING] OVH calme le jeu après une croissance insuffisante l’année dernière

Octave KLABA lors de l'OVH Summit Paris

Octave KLABA lors de l'OVH Summit Paris

OVH reste une entreprise familiale très discrète. Cependant le JDN consacre un dossier complet sur la société d'hébergement située dans le Nord de la France.

On y apprend entre autre que 300 personnes ont quittées la société l'année dernière sous différentes formes, cependant n'y voyez pas là les prémices d'une hémorragie plus importante, il s'agit simplement de structurer certains pôles d'activités pas toujours en phase avec les objectifs fixés.

OVH accuse le coup depuis fin d'année dernière où les résultats financiers de la société notamment en matière de marges n'étaient pas à la hauteur de ceux escomptés. OVH revoit donc sa copie et avait déjà commencé par le remplacement du CEO et la révision de ses objectifs à moyen terme.

OVH ne fera PAS 1 Milliard d'euros de C.A en 2020

La direction a préféré décaler l'ambitieux objectif à 2021. Il est primordial de conserver une vision réaliste de la croissance afin de ne pas décourager les équipes.

OVH en quelques chiffres :

600 Millions d'euros de C.A
1 300 000 Clients à travers le monde
350 000 serveurs
28 data centers
2 usines de fabrication
2200 collaborateurs

 

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Panne chez OVH, quelles conséquences pour les sites Ecommerce ?

Je ne vais pas vous refaire l’article, depuis ce matin chez OVH c’est très compliqué pour les sites ou services qui y sont hébergés :

Panne chez OVH, quelles conséquences pour les sites Ecommerce ?

OVh subit une panne majeure qui impacte des dizaines de milliers de personnes qui travaillent avec ses services

Panne chez OVH, quelles conséquences pour les sites Ecommerce ?

Chez DOTNET seuls l’envoi et la réception des mails sont problématiques actuellement.

Pour le reste nos logiciels SaaS notamment pour créer une fiche de paie restent accessibles et parfaitement fonctionnels (fort heureusement) :

Fiche-paie.net logiciel SaaS de création de fiches de paie

Fiche-paie.net logiciel SaaS de création de fiches de paie

Site DOTNET

Site DOTNET

Le problème majeur est que bon nombre de sites Ecommerce sont inaccessibles, déjà même les sites OVH sont down :

Panne chez OVH, quelles conséquences pour les sites Ecommerce ?
Panne chez OVH, quelles conséquences pour les sites Ecommerce ?

Pour un site Ecommerce c’est le Chiffre d’Affaire qui pâtit de cela, aucun accès au site, une communication compliquée auprès des clients (car plus de mails) et donc PAS de commandes !

C’est sans compter le reste, car une panne pour un site Ecommerce cela peut être également (dans la plupart des cas) :

– Pas de logisitique

– Pas de réception de marchandises possibles

– Pas d’expéditions possibles

– Pas de support clients

– Pas de téléphone (si si lorsque vous avez prit la totale chez OVH)

et du personnel immobilisé qui a un coût !

Tout cela impacte fortement l’image de l’entreprise Ecommerce et son compte d’exploitation sur la période concernée, il ne reste plus que les réseaux sociaux pour communiquer le plus rapidement possible et de façon transparente auprès des clients, c’est d’ailleurs ce que fait OVH avec notamment son fondateur Octave KLABA :

Panne chez OVH, quelles conséquences pour les sites Ecommerce ?

Mais pour les sites Ecommerce, doit-on omettre une réalité essentielle ?

Quid du marketing ? Des comparateurs de prix ? Du retargeting ? Même s’il est facile de couper certains canaux SEA, il ne l’est pas toujours avec certains prestataires qui peuvent avoir un délai de MAJ. Résultat, vous continuez à payer pour des visites qui au final ne convertiront pas.

Non seulement vous avez un manque à gagner important car vous ne faites pas de C.A du fait que votre site est down, mais en plus vous perdez de l’argent car vous continuez de recevoir des visites qualifiées avec vos leviers marketing. Cela bien entendu c’est sans compter sur les clients qui vont vous engueuler demain car vous n’avez pas répondu suffisamment rapidement à son mail.

Une panne d’hébergeur est catastrophique en matière d’image, de business et de gestion. Je m’interroge sur le fait qu’en 2017, un hébergeur aussi important qu’OVH qui a levé plusieurs centaines de millions d’euros l’année dernière, puisse encore se trouver dans une pareille situation.

Je ne crains que le # hastag de demain sur les réseaux sociaux soit #migrationOVH

Dans tous les cas même assurées pour la perte d’exploitation, les entreprises de Ecommerce ne toucheront rien en matière d’indemnisation car les délais d’indisponibilité sont pour l’instant mineurs aux yeux des assureurs.

Il serait d’ailleurs tant que les assureurs tout comme les hébergeurs s’engagent davantage et à la hauteur du préjudice subit par leurs clients.

Même si j’ai du mal à trouver des excuses à OVH sur ce coup là (car avec la levée de fonds, ils ont les moyens de palier en amont à de pareils incidents), chaque hébergeur a ses lacunes à un moment où à un autre.

Toutefois, je crois très sincèrement, qu’avant d’aller lever des fonds pour croître à l’international, il convient de les utiliser d’abord pour assurer un service de qualité et fiable auprès des clients qui ont fait votre réussite initiale.

MAJ 09/11/2017 – 10h44

Si certains sites qui étaient indisponibles sont maintenant à nouveau disponibles :

Avant

Avant

Panne chez OVH, quelles conséquences pour les sites Ecommerce ?

Ce n’est pas le cas pour les mails….depuis 7h ce matin…

Panne chez OVH, quelles conséquences pour les sites Ecommerce ?

MAJ 09/11/2017 à 11h15

et la presse s’en donne à coeur joie ! En même temps là OVH donne le bâton pour se faire battre..;

Panne chez OVH, quelles conséquences pour les sites Ecommerce ?

mais gardon le moral et surtout l’humour :

Panne chez OVH, quelles conséquences pour les sites Ecommerce ?
Panne chez OVH, quelles conséquences pour les sites Ecommerce ?
Panne chez OVH, quelles conséquences pour les sites Ecommerce ?

MAJ 09/11/2017 22h03

Retour à la normale progressif, mais des difficultés subsistent notamment sur les VPS, les mails, certains dédiés et différents services.

Journée noire pour OVH, reste à savoir maintenant comment l’entreprise compte indemniser les clients…car un black-out aussi important n’est pas concevable pour un leader Européen de l’hébergement. Ne pas faire de geste commercial envers les clients montrerait un certain mépris. Attendons de voir…

Panne chez OVH, quelles conséquences pour les sites Ecommerce ?
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