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Wish dans le viseur de la répression des fraudes sera-t-il exclu de Google ?

Une sanction exceptionnelle à l’égard d’un site E-commerce

Tandis que les comptes d’entreprises Françaises sont censurés par les réseaux sociaux au motif de contenus jugés inappropriés, mais nullement illégaux, d’autres organisations, à l’instar de Wish continuaient de jouir d’une certaine impunité sur la toile malgré des activités délictuelles.

Nous pouvons également parler de Trustpilot, la plateforme d’avis clients condamnée en début d’année par le Tribunal de Commerce de Paris pour ces méthodes déloyales envers les marchands. Une sanction similaire est maintenant envisageable pour ces sites internet qui ne respectent EN RIEN le droit Français et usent de manoeuvres malveillantes à l’égard de leurs utilisateurs et de leurs clients. Nous pourrions également parler du dossier Banque Populaire, mais ce dernier composé de plusieurs plaintes n’est pas encore jugé. Nous y reviendrons en temps voulu, vraisemblablement en 2022.

Concernant Wish, le législateur dit cette fois-ci, ça suffit !

En effet, le ministre de l’Économie Bruno LEMAIRE a annoncé que le site E-commerce Wish devra être déréférencé par les moteurs de recherche et les boutiques d’applications en raison d’une concurrence déloyale.

Cette décision du ministre de l’économie a été prise conjointement avec Alain GRISET le ministre délégué chargé des PME et Cédric O le secrétaire d’Etat de la transition numérique et des communications électroniques. Cette décision exceptionnelle fait suite à une enquête de la répression des fraudes (DGCCRF). Ceci dans le but de protéger les consommateurs et lutter efficacement contre une concurrence déloyale à l’égard d’opérateurs économiques communique Bruno LEMAIRE.

Pas d’établissement Wish en France, pas de service clients Wish en France.

L’entreprise Wish a été créée en 2010 est basée à San Francisco et ne possède pas d’établissement en France, tout comme Trustpilot par ailleurs. Ça en dit long sur leurs intentions dans nos territoires.

Wish appartient à la société ContextLogic. Elle est entrée en Bourse à Wall Street en décembre 2020.

Wish affirme disposer de 100 millions d’utilisateurs actifs.

Une décision exceptionnelle pour préserver les consommateurs

Une telle décision en Europe n’a jamais été prise auparavant mais elle est prise dans l’intérêt de tous et pour mieux protéger les consommateurs.

Il faut bien admettre que le consommateur est séduit par les prix des articles proposés sur Wish, souvent au détriment de la qualité et des garanties associés.

Des normes de sécurité absolument pas respectées par Wish

L’enquête en question a été réalisée en septembre 2020 par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) sur le motif de la sécurité des produits vendus et des pratiques commerciales de la plateforme Wish.

140 produits commercialisés par Wish ont été étudiés.

Les résultats ont montré que la mise en vente d’un grand nombre de produits sont non-conformes avec des taux de dangerosité élevés.

Les catégories de produits concernés sont :

Nature du produit

Non-conformes

Dangereux

Les jouets

95%

45%

Les appareils électriques / électroniques

95%

90%

Les bijoux fantaisie

 

62%

Wish n’effectue pas les retraits et les rappels de produits lorsqu’il y a nécessité

De plus, l’enquête a révélé que Wish n’effectue pas les retraits et les rappels de produits lorsqu’il y a nécessité alors qu’elle en a l’obligation au titre de son statut de distributeur.

Pour rappel, Wish avait déjà été assignée par la répression des fraudes dans une autre enquête. L’entreprise Californienne était accusée d’effectuer des réductions de prix trompeuses et de mettre ses produits d’appel en avant alors qui n’étaient pas réellement disponibles.

la DGCCRF avait donné un délai de 2 mois à Wish de se mettre en conformité

Cet été, en juillet, la DGCCRF a donné un délai de 2 mois à Wish de se mettre en conformité. Elle a même constaté qu’une fois les produits retirés, ces derniers réapparaissaient sous un autre nom.

Étant donné que Wish n’a pas respecté cette injonction, c’est pourquoi le gouvernement a pris la décision de demande le retrait du référencement du site Wish des moteurs de recherches et des boutiques d’applications.

Ne plus faire prendre de risques d’acheter des produits non-conformes et dangereux

Ainsi, les consommateurs ne seront plus dirigés vers Wish lorsqu’ils feront des recherches de produits pour ne plus leur faire prendre des risques d’acheter des produits non-conformes aux normes et dangereux.

Cependant, l’accès sera toujours possible en tapant l’adresse du site Wish directement dans le navigateur de l’internaute.

La sanction prise peut durer jusqu’à ce que Wish se mette en conformité.

Face à cette décision, Wish a décidé de contre-attaquer et faire appel à cette mesure du gouvernement.

La problématique est prise à l’envers par Wish qui préfère contester une décision légitime plutôt que de corriger les erreurs commises et se mettre en conformité.

Tout cela nuit considérablement au secteur du E-commerce en matière d’image et de confiance des consommateurs pour leurs achats en ligne…ça rappelle un peu l’histoire de Pere-Noel.fr….

Sources utilisées : Ici , ici , ici et ici , et , et encore

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Faillite de la banque Swoon : Un amateurisme proche de l’escroquerie ?

Des centaines de clients ont été lésés par cette néo-banque lilloise Swoon suite à une offre commerciale très hasardeuse et une régulation inexistante. Le préjudice se chiffre en millions d’euros.

Swoon et ses promesses non tenues

En effet, Swoon a proposé une promesse d’un livret offrant un rendement à 3% et malheureusement beaucoup de clients ont été attirés par cette offre attractive et ont placé leurs économies à cette occasion.

Sauf, que l’entreprise Swoon a été placée en liquidation judiciaire le 26 juillet 2021. Les activités de Swoon Europe à destination des particuliers le ont été stoppées le 12 août 2021. Suite à cela s’est ajouté la fermeture du site internet, de l’application mobile et des comptes sur les réseaux sociaux. Le seul canal de communication accessible est l’email et la plupart des demandes pour récupérer les fonds placés sont restées en suspens.

Plus d’un million d’euros de préjudice

Entre 100 et 200 clients peinent toujours à récupérer leurs économies dont le préjudice serait évaluer à plus d’un million d’euros. Ce sont donc des quantités qui sont loin d’être négligeables.

Un contexte frauduleux

L’association, France Conso Banque centralise les témoignages des clients et se prépare à engager une action judiciaire contre les dirigeants et gestionnaires de SWOON dont le contexte est nettement frauduleux.

Crowfunding sauvage avec les dépôts des épargnants

Michel GUILLAUD, le Président de l’association a indiqué à BFM Business que Swoon a réalisé une sorte crowdfunding sauvage déguisé sous la forme de crédits aux PME abonnés par les dépôts des épargnants.

La ligne directrice de Swoon était de prêter le plus possible aux entreprises pour rentabiliser à 3% les dépôts effectués par les épargnants. Quant aux prêts, ils atteignaient 85% des fonds collectés, ce n’était donc pas tenable dans le temps. Concernant le taux de crédit de 5% pour les entreprises, il ne laissait aucune marge de manoeuvre en cas de défaillance. Pour que ce modèle tienne dans le temps il aurait fallu sans cesse de nouveaux clients pour ainsi compenser les défauts, financer les intérêts et rembourser ceux qui sortent. On est proche d’une pyramide de Ponzi.

En résumé, des objectifs surréalistes dans la réalité, et un système tel qu’il était imaginé par les dirigeants de Swoon, assurément voué à l’échec.

Aucun agrément, aucune garantie financière

L’ACPR (l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) qui est l’organe de supervision français de la banque et de l’assurance n’ont jamais délivré d’agrément ni à Swoon ni à la Financière de Garantie l’entité qui prêtait de l’argent aux entreprises. L’ACPR indique n’avoir jamais été sollicitée à ce sujet alors que le créateur Quentin HADDOUCHE que Swoon avait bel et bien un agrément, ce qui est FAUX. Ceci n’était donc qu’une manoeuvre dans l’objectif de rassurer de potentiels clients ou épargnants.

Violation du RGPD

Swoon n’avait pas non plus l’autorisation de collecter des données financières ce qui est contraire au RGPD. Swoon n’avait pas non plus l’autorisation d’exercer les activités d’une banque : établir des livrets, ou prêter aux entreprises.

Comment Swoon a-t-elle pu exercer une activité illégale ?

Il existe des agents ou mandataires intermédiaires qui s’occupent de l’inscription en tant qu’établissement de paiement auprès de l’ACPR, notamment pour la bonne information du public mais ceci n’est en rien un agrément. Cependant, cela permet quand même à certains entrepreneurs, à l’instar des dirigeants de Swoon, d’exercer une activité de bancaire en toute illégalité. En outre, il est légitime de se questionner sur les rôles de régulation et de contrôle des autorités quand on voit le pitoyable résultat de ce dossier. L’ACPR a donc failli dans son rôle de surveillance.

Swoon et Financière de Garantie ont été enregistrées comme agent et mandataire de deux établissements de paiement ce qui a créé la confusion chez leurs clients qui ont considéré, à tort, cela comme un agrément.

Aucune autorisation légale pour recueillir les fonds des déposants

Ils ne pouvaient donc pas commercialiser des produits d’épargne mais seulement des prestations service de paiement.  Les particuliers, victimes de cette escroquerie, ont donc confié leurs économies à Swoon qui n’avait aucune qualité légale pour recueillir leurs fonds.

La réponse de l’ACPR quant à cette affaire est étonnante. En effet, pour eux, si la banque n’a pas d’agrément il n’y alors pas de contrôle et c’est aux consommateurs de bien étudier les offres proposées et ne pas se faire avoir avec des offres trop alléchantes.

Selon France Conso Banque, ce défaut de contrôle doit cesser. En outre, il faudrait accentuer la surveillance de l’émergence de ces nouveaux acteurs qui déjouent les autorités et les règles prudentielles.

L’association France Conso Banque, lance également une action judiciaire à l’encontre de l’ACPR qui, selon elle, n’a pas joué son rôle de gendarmes des banques.

Concernant l’action contre SWOON elle se portera partie civile, à l’instar de la procédure qu’elle avait initié contre la BNP sur les crédits immobiliers en francs suisses. Cependant, cela prendra du temps avec la multiplication des parties prenantes dans cette affaire.

Il s’agira d’une action collective conjointe afin de rassembler l’ensemble des victimes dans une procédure commune ce qui permettra de mutualiser les coûts.

L’espoir de retrouver les fonds pour les particuliers est proche de zéro.

Sources utilisées : Ici et et encore

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La censure pratiquée par Facebook à l’encontre de startups Françaises est-elle justifiée ?

Plusieurs startups de la FemTech et de la SexTech ont vu leurs comptes clôturés par Facebook ou Instagram pour cause de contenus déplacés, choquants ou inappropriés.

La fondatrice d’Elia Lingerie, Marion GOILAV, a témoigné qu’elle a perdu 60% de son chiffre d’affaires après la suppression de son compte par Facebook. En effet, c’est suite à la publication d’une culotte menstruelle de la marque en lien avec l’Institut Curie dans le cadre de la campagne Octobre Rose qualifié comme « à caractère pornographique » selon le réseau social. Malgré, plusieurs demandes et la possession d’un compte publicitaire de quelques centaines de milliers d’euros, Marion GOILAV n’a eu aucun retour.

Mais cette startup est loin d’être un cas isolé. En effet, de nombreuses autres startups dans le même secteur connaissent le même sort sur les réseaux Facebook et Instagram.

Elles sont sidérées d’être constamment suspendues sur les réseaux sociaux mais malheureusement ce sont des problèmes récurrents.

Kenza KELLER, fondatrice de la startup TALM, victime elle-aussi de ces censures a bien cru que son travail de réflexion de deux ans allait être ruiné.

En effet, le jour du lancement de la startup, la fondatrice a publié une vidéo de campagne avec des corps et de la peau. Le résultat ne c’est pas fait attendre : son compte Facebook et Instagram ont été suspendus pendant 30 mn. Effectivement, les algorithmes ont considéré sa vidéo inappropriée voire pornographique.

Ces entrepreneurs et entrepreneuses ne jouent pas à armes égales face aux grandes entreprises du numérique comme Facebook (devenu META).

En effet, le canal de distribution principal pour attirer, développer et fidéliser la clientèle de ces startups est le digital, notamment au travers des réseaux sociaux.

Autre exemple : Anne KERVEILLANT, fondatrice de My Lubie, une marque de bien-être sexuel.

La fondatrice reçoit régulièrement des avertissements des réseaux sociaux à l’instar de Facebook et Instagram, en menaçant de supprimer ses comptes si elle continue de partager des contenus sexo.

Dans ses publicités, la fondatrice est obligée de changer le nom de ses produits (lubrifiant par gel intime) par exemple pour qu’elles soient acceptées.

Pour ces réseaux sociaux, il n’est pas possible de publier du contenu sur le plaisir. Par contre, laisser les talibans vociférer sur Twitter au sujet des nouvelles contraintes imposées aux femmes dans leur pays, cela ne leur pose aucun souci.

Ce n’est seulement que depuis 2015, qu’Instagram a autorisé des photos d’allaitement et de cicatrices suite à des mastectomies.

Mais en réalité, ces contenus semblent encore être filtré affirme Amélie connu sous le pseudonyme de Tziganette autre exemple de startup victime de censure.

A chaque publication ou story retirée par Instagram, elle se retrouve dans l’ombre puisqu’elle n’a plus accès ni à ses hashtags qui lui permette d’être identifiée sur le réseau social par les internautes.

C’est une perte de visibilité immédiate.

Elle a aussi entrepris de faire appel de ces décisions jugées arbitraires, personne ne lui répond du côté du réseau.

Que ce soit Facebook ou Instagram, le réseau impose ses décisions sans possibilité de négociation ou de discussion.

Par exemple, Instagram proscrit toutes les publications où il y a de la nudité.

Comment ces startups peuvent-elles se développer et continuer leur activité si elles sont constamment suspendus sur les réseaux ?

Pour ces entrepreneuses et toutes celles et ceux qui sont concernés par ces censures, afin de ne pas perdre ce canal de communication vital pour les petites entreprises, la seule solution est de se plier aux règles de ces réseaux sociaux sous peine d’être évincé.

Est-ce normal, alors que l’on observe régulièrement des contenus sponsorisés de personnalités en string qui poussent à la sexualisation des jeunes filles ?

Ces entrepreneuses n’ont pas le choix que de faire de l’autocensure en faisant attention à ce que l’on ne voit pas certaines parties du corps. Malgré ces précautions, cela ne les empêche pas de voir leurs comptes « shadow ban » (être bloqué sans en être averti).

Pour être moins dépendantes des grands réseaux tels que Facebook ou Instagram, ces startups essaient de mettre en place d’autres leviers de communication (newsletters, podcasts, campagnes à destination de professionnels spécialisés, bouche-à-oreille) pour se rendre davantage visibles du public. Tous les moyens sont bons et il convient surtout être créatifs pour être ainsi moins dépendant de ces grands réseaux appliquant des règles arbitraires en matière de publication.

Mais qu’en est-il des vrais contenus inappropriés, haineux ou à visée pornographique qui ne sont pas censurés ?

Prenons l’exemple des talibans. En effet, Mark ZUCKERBERG affirme que les contenus publiés par les talibans ne sont pas acceptés et sont supprimés sur le réseau social Facebook depuis plusieurs années. En effet, toutes les publications des talibans ou du mouvement islamiste sont considérées comme des publications terroristes et sont donc bannis du réseau social. Des modérateurs spécialisés sur l’Afghanistan ont un rôle de surveillance et doivent repérer toutes les publications sur ce sujet. Ils parlent les langues maternelles du pays : le dari et le pachto afin de mieux repérer les besoins et les problèmes de modération.

Zabihullah Mujahid, le porte-parole des talibans a dénoncé les agissements de Facebook. il considère que le réseau social ne permet pas l’accès à toutes les informations avec des publications censurées telles que celles des talibans ou du mouvement islamiste en général.

Il en est de même sur le réseau social Instagram qui est la propriété de Facebook (Meta). Le responsable Adam MOSSERI affirme qu’aucune présence, célébration, promotion ou représentation des talibans n’est autorisée sur le réseau social.

Sur WhatsApp c’est plus compliqué de contrôler les publications (photos, vidéos) ou les messages car les communications sont chiffrées sur l’application.
Cela rend impossible l’accès aux contenus des discussions personnelles des utilisateurs. Cependant, s’ils ont connaissance d’une personne ou d’une organisation sanctionnée est présente sur WhatsApp, des mesures peuvent être prises.

On reste au conditionnel.


En effet, des lignes téléphoniques utilisées par les talibans ont déjà été supprimées. Ces lignes téléphoniques d’assistance servaient d’intermédiaires pour envoyer des messages d’assistance à la population dans le but de surveiller les faits et gestes des habitants en Afghanistan et plus précisément à KABOUL récemment.

Pour Twitter, c’est une autre affaire. En effet si l’ancien Président des Etats-Unis d’Amérique est banni du réseau social, les porte-paroles du mouvement islamiste peuvent encore s’exprimer librement.

Pourtant, dans les règles de modération de Twitter, il est bien spécifié que les organisations violentes ou terroristes ainsi que les groupes extrémistes violents n’ont pas leur place sur le réseau social Twitter.

En outre, le réseau social applique toujours sa politique de modération en ce qui concerne les publications violentes, les comportements abusifs et haineux, mais il n’a pas souhaité s’exprimer sur la question des comptes talibans.

Deux visions s’affrontent entre Facebook et Twitter : celle de l’interdiction formelle des comptés liés à une organisation terroriste et celle de l’intérêt public d’accès à l’information.

Facebook et Twitter ont annoncé qu’ils allaient renforcer la sécurité des comptes des utilisateurs afghans tels que les travailleurs humanitaires, les journalistes, les organisations de médias d’information ou encore les militants des droits de l’Homme. Ceci dans le but de protéger leurs voix et leurs identités.

De plus, Facebook a indiqué qu’il avait temporairement supprimé la possibilité de consulter ou de rechercher les listes d’amis des comptes en Afghanistan.

Quant à Twitter, ils ont développé une nouvelle fonctionnalité qui permet aux utilisateurs de verrouiller leurs comptes en un seul clic qui empêchent toutes personnes qui ne figurent pas dans la liste d’amis de télécharger ou partager des photos ou de voir les publications.

Enfin, des mesures de protection similaires ont été mises en place sur Instagram appartenant à Facebook.

Sources : Ici , ici , et et encore

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Incendie OVH : procédure collective en cours contre l’hébergeur Français

C’est le cabinet d’Avocats Ziegler & Associés qui mène cette action à l’encontre d’OVH, l’hébergeur Français, suite à l’incendie à Strasbourg au mois de Mars.

C’est au travers d’un communiqué de presse que le cabinet d’Avocats Ziegler & Associés apporte des précisions sur l’initiative de l’action collective :

A cet instant, nous ne savons pas combien de plaignants se sont constitués dans ce dossier. Seulement la désinvolture de la direction d’OVH sur les réseaux sociaux n’a pas du être du goût de leurs clients.

Il faut dire qu’au delà de la perte de données, un site internet ou Ecommerce qui n’est pas accessible a d’importantes répercussions, nous en parlions déjà sur le blog en 2017 suite à un incident important chez OVH.

Nul doute possible quant aux conséquences d’un incendie sur des entreprises bien réelles qui avaient fait confiance à l’hébergeur Français récemment introduit en bourse.

Si cette affaire prend de l’ampleur avec une densification des plaintes à l’encontre d’OVH, le coût en défense et les provisions pour les dommages à indemniser risquent d’impacter négativement les futurs résultats de l’entreprise.

Source : Cabinet Ziegler & Associés

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CHINE #2 et #3 : Départ de Yahoo et Fortnite du marché Chinois

Les retraits sur le marché chinois s’enchaînent. En effet, à l’instar de l’annonce de Microsoft mi-octobre de retirer LinkedIn c’est au tour de l’éditeur américain Epic Games de déclarer le retrait du jeu Fortnite. En outre, le moteur de recherche américain Yahoo a également annoncé son départ du marché Chinois.

Pour le jeu Fortnite, ce sera le 15 novembre à 11 heures, les serveurs du jeu seront fermés à tous les joueurs chinois et ils ne pourront se connecter au jeu.

Depuis l’annonce, l’éditeur n’accepte plus de nouveaux joueurs en Chine.

Une version spécifique du jeu a été créée exclusivement pour la Chine afin d’enlever les contenus violents, obscènes ou sensibles.

De plus, les armes et les vêtements ont été modifiés et l’objectif du jeu également.

En effet, le but du jeu n’est plus de tuer ses adversaires comme dans la version initiale mais plutôt de participer à une simple « simulation ». Ce n’est donc plus le même objectif final de base du jeu qui rend le jeu différent de la version initiale imaginée par Epic Games.

En outre, dans la version réservée au marché chinois il n’est pas possible de faire des achats de contenus additionnels tels que des tenues, des accessoires ou des mouvements de danse. Les gains sont alors limités pour l’entreprise sur le marché chinois et cela va à l’encontre du modèle économique d’Epic qui fît son succès commercial auprès des joueurs.

Il y a donc un cadre réglementaire strict à respecter ce qui peut être un frein sur le long terme.

Suite aux restrictions imposées par le gouvernent Chinois, l’éditeur Epic Games a donc décidé de retirer son jeu Fortnite du territoire à compter du 15 novembre prochain.

En complément du départ de Fornite et de Linkedin, le géant mondial Yahoo annonce également son retrait imminent du marché chinois en raison (selon eux) d’une règlementation sévère en matière de flux de données numériques et d’un contexte commercial et juridique compliqué.

Depuis le lundi 1er novembre, les internautes résidant sur le territoire Chinois ne peuvent plus utiliser les services du moteur de recherche Yahoo.

C’est la troisième entreprise technologique qui fait le choix de s’écarter du marché chinois. En revanche, le nombre d’utilisateurs du moteur de recherche reste faible par rapport à ses concurrents Baidu et Google au sein du pays.

L’annonce du retrait du jeu et du moteur de recherche arrivent dans une période où les autorités chinoises accentue la règlementation au sein du secteur numérique.

En effet, les règles d’utilisation des jeux vidéos sont maintenant limitées à 3 heures par semaine (seulement le weekend) depuis août pour les jeunes de moins de 18 ans ceci dans le but de lutter contre l’addiction des adolescents aux jeux vidéos.

De plus, la sécurité des données personnelles a été renforcée. Cette nouvelle loi sur la protection des informations personnelles (PIPL, à l’instar du RGPD pour les pays Européens) est l’une des plus strictes au monde.

Doit-on s’attendre à d’autres départs d’entreprises du marché chinois prochainement ? J’en suis persuadé.

Sources ici et .

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Sortie du livre : « Commerce & E-commerce, l’audace d’entreprendre »

Cela fait quelque temps déjà que je souhaitais publier cet ouvrage. Une poignée étaient informés de la sortie imminente de ce livre et de ce qu’il contient.

Si j’ai bien pris soin d’agréger les fondamentaux du commerce et de développer les facteurs clés de réussite pour un business E-commerce, il n’en reste pas moins qu’il était prépondérant de revenir sur la période « Motoligne » (devenu motoblouz).

Des mises au point nécessaires, des anecdotes, du factuel étayé, argumenté, sourcé, je vous laisse découvrir son contenu et me faire les retours nécessaires 😉

J’aime assez ce résumé de l’éditeur :

« Un guide complet et passionné que tout entrepreneur devrait lire avant de lancer son projet. »

Livre dispo ici. 320 pages.

A part ça, on ne change pas : L’intégralité des bénéfices du livre sont reversés aux associations habituelles.

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Facebook devient META et fait face à de nombreuses critiques sur ses méthodes et son business model

Facebook fait face à de nombreuses critiques ces dernières semaines.

En effet, l’entreprise Américaine semble être dépassée par l’évolution de ses propres algorithmes et ne semble plus maîtriser ce qu’elle a créé tout comme sa base d’utilisateurs.

Facebook traverse la plus grande crise de son histoire après celle de l’affaire Cambridge Analytica il y a quatre ans portant sur l’utilisation de Facebook dans le but de manœuvrer l’élection américaine de 2016.

La question de surveiller Facebook est soulevée mais par quel moyen et dans quelle mesure ?

En effet, Facebook France est situé et géré en Irlande, cependant l’intégralité des décisions vient du siège du réseau social aux États-Unis.

D’un point de vue financier, Facebook se porte très bien puisqu’elle a réalisé 9 milliards d’euros de bénéfices en un trimestre.

C’est au niveau de la régulation des fake news et de la circulation des informations en général sur Facebook qu’il est primordial d’agir et d’alerter, afin que l’entreprise maîtrise mieux ses moyens de modération.

En outre, Facebook a menti à ce sujet.

Cela a été confirmé à l’aide des révélations récentes faites par la lanceuse d’alerte Frances HAUGEN prenant appui sur des milliers de documents internes.

Ces derniers décrivent Facebook comme une entreprise cherchant à cacher des pratiques douteuses qui mettraient en danger les 3,5 milliards d’utilisateurs dans le monde.

Frances HAUGEN, une ancienne salariée de Facebook chargée d’agir contre la désinformation liée à l’élection présidentielle américaine de 2020, est à l’origine des dernières révélations sur les pratiques de Facebook.

Tout d’abord, elle a transmis des documents à la SEC (l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers) et au Wall Street Journal. Puis, ils ont été partagés à d’autres médias internationaux. Frances HAUGEN est intervenue devant les sénateurs américains et il est prévu qu’elle présente ses découvertes auprès des sénateurs français le 10 novembre prochain.

Ces révélations mettent en lumière la multiplication des mensonges de Facebook sur l’efficience de ses outils de modération qui sont fondés sur l’Intelligence Artificielle.

Elle révèle que les outils de modération ne fonctionnent que sur 5% maximum des contenus suspects et est en contradiction avec les chiffres énoncés par Mark Zuckerberg et ne sont clairement pas efficaces dans les langues étrangères.

Ces révélations soulèvent des interrogations quant à la crédibilité de Facebook face aux utilisateurs. Doit-on s’inquiéter des pratiques de Messenger, WhatsApp, Instagram dont Facebook est aussi propriétaire ?

En ce qui concerne Instagram, l’ancienne salariée de Facebook démontre les effets néfastes de l’application sur la santé mentale des adolescents notamment chez les jeunes filles. Auparavant, elle avait déjà fait fuiter des études montrant que Facebook a très bien conscience des problèmes psychologiques des adolescentes surexposés aux vies et corps visiblement parfaits des influenceuses sur Instagram.

D’après une étude interne concernant 100 000 utilisateurs de neuf pays différents dont la France démontre que 10% des jeunes françaises ont tendance à se décrire négativement sur l’application. Outre, l’influence d’internet et l’utilisation des réseaux sociaux sur la jeune génération, les filtres utilisés sur les stories sur Instagram seraient nocifs pour le développement selon des psychologues. Le travail de prévention auprès des enfants et adolescents est plus que nécessaire sur l’utilisation de toutes ces applications et les conséquences que cela peut avoir.

Que risque réellement Facebook face à ces révélations ?

  • Des sanctions financières
  • Être contraint de révéler ses moyens de modération notamment humain
  • Voir son statut de simple hébergeur évoluer dans le but d’améliorer ses responsabilités juridiques vis-à-vis des publications illégales de certains utilisateurs
  • Observer une chute de sa popularité avec le détachement des internautes (mais cela reste hypothétique pour le moment avec la hausse du nombre d’utilisateurs mensuels enregistrée et d’un très bon bénéfice trimestriel en hausse de 17% depuis un an).

Facebook ne semble pas se défendre contre les accusations qui lui sont faites.

L’entreprise avance le fait que ces informations sont incomplètes sans vouloir communiquer et dévoiler les documents concernés dans leur intégralité ni d’accepter de décrire le fonctionnement de ces outils de modération.

De plus, ces révélations ne sont pas les seuls faits reprochés à Facebook qui a du mal à s’extraire de ce scandale.

En effet, les documents révélés par Frances HAUGEN montrent que Facebook avait connaissance de la radicalisation de nombreux utilisateurs et du flot de désinformation en lien avec l’élection américaine de 2020.

On peut donc s’interroger sur le rôle réel qu’occupe Facebook dans la vie politique des États-Unis.

Au début du mois Novembre 2020, quelques jours après l’élection, un analyste a révélé à ses collègues que 10% des contenus politiques vus par les utilisateurs américains de la plateforme étaient des messages assurant que le vote aurait été truqué. Cette rumeur sans fondement accentuée par Donald TRUMP a conduit à la colère de beaucoup de personnes notamment des conservateurs et conspirationnistes qui a conduit à une émeute du Capitole le 06 janvier 2021. Malheureusement 5 personnes ont trouvé la mort pendant cette attaque.

Peu de temps après, plusieurs réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter ont exclu Donald TRUMP et les mouvements extrémistes engagés dans l’émeute.

Peu après les dernières révélations de Frances HAUGEN, des employés de Facebook ont avoué que le problème aurait pu être mieux anticipé.

Frances HAUGEN avance le fait que Facebook était au courant de ces différents problèmes mais a choisi de les ignorer.

Et ce n’est pas tout.

En effet, un 2ème lanceur d’alerte s’est manifesté après les révélations de Frances HAUGEN. Il s’agit d’un ex-membre de l’équipe d’intégrité civique qui a effectué une déposition auprès de la SEC le 13 octobre dernier dans le but de dénoncer Facebook de faire passer les profits avant l’humain.

Dans sa déclaration, il évoque des propos tenus en 2017 quand l’entreprise décidait de gérer au mieux la controverse liée à l’interférence de la Russie dans la présidentielle de 2016 par l’intermédiaire de la plateforme du réseau social.

Enfin, dans sa déposition, il a avancé le fait que les managers de Facebook renversaient régulièrement les efforts de lutte contre la désinformation et les discours haineux, par crainte d’énerver Donald Trump et ses alliés, et pour ne pas risquer perdre l’attention de ces utilisateurs.

Doit-on s’attendre à d’autres révélations de mauvaises pratiques sur Facebook ?

Sans doute, mais Mark Zuckerberg, plutôt que de chercher à résoudre les problèmes relevés préfère simplement changer le nom de son groupe en « META ». sic.

Sources : ici et

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CHINE : Pourquoi Microsoft retire LinkedIn ?

C’est officiel, Microsoft a confirmé le 14 octobre dernier sa décision de retirer LinkedIn le réseau professionnel du marché chinois d’ici la fin de l’année. Une sortie inévitable après plusieurs mois de pression.

C’est en 2016 que Microsoft avait fait le choix de racheter LinkedIn pour un total de plus de 26 milliards de dollars.

Cette décision arrive dans une période de modifications institutionnelles au sein du territoire asiatique et de multiples divergences entre Microsoft et la Chine.

D’ailleurs, Microsoft a fait l’objet d’une enquête approfondie suite à sa décision de bloquer les profils de certains journalistes américains habitant en Chine.

Microsoft n’est pas la seule entreprise qui a du mal à faire face aux contraintes dictatoriales imposées par le gouvernement chinois.

Un ultimatum lui avait été adressé :

  • Soit Microsoft devait respecter les demandes du gouvernement chinois à savoir de limiter l’accès aux profils individuels qu’ils jugeaient inacceptables.
  • Soit de se retirer

Microsoft a choisi la 2ème option même si ce faisait des conditions d’entrées en vigueur en 2014 lorsque LinkedIn a fait son entrée sur le marché chinois.

Aujourd’hui, il est difficile de respecter les exigences de conformité qu’exige le gouvernement chinois.

En vue de cette décision de ce retrait, il a été prévu que la version localisée  de LinkedIn soit modifiée afin que les chinois n’accèdent plus à la plate-forme mondiale de médias-sociaux de LinkedIn.

Malgré l’annonce du retrait, les actions de Microsoft ont augmenté de +1,6% la nouvelle rassure donc les investisseurs qui voient la Chine comme un prédateur.

Les relations qu’entretiendront Microsoft et le gouvernent chinois après ce retrait n’ont pas été encore définies. Cependant, le changement récent du marché mondial cloud chinois pourrait compromettre les relations commerciales avec les entreprises étrangères.

Sources ici et .

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CLOUD – HÉBERGEMENT : OVHCloud prépare son introduction sur Euronext

L’entreprise OVHcloud auparavant OVH créée en 1999 par Octave KLABA et implantée à Roubaix vient d’obtenir l’approbation de son dossier d’enregistrement par l’AMF (l’autorité française des marchés financiers). Elle fera donc prochainement son entrée sur la place d’Euronext à Paris, la principale place boursière de la zone euro où se trouve le marché officiel des actions.

OVHcloud est le premier fournisseur européen de solutions cloud surnommé le champion français du cloud. L’entreprise assemble elle-même ses serveurs dans l’usine de la Croix dans le Nord.

La chance ça n’existe pas. On se la créée ou pas.

Son fondateur Octave KLABA originaire de Pologne est arrivé à 17 ans sans parler un mot français. C’est un irréductible geek plutôt timide qui a fondé OVH le premier hébergeur européen de données. Il est considéré comme le pionnier du web qui a réussi en famille. Pour Octave KLAKA : « la chance ça n’existe pas. On se la créée ou pas ».

L’entrée en Bourse d’OVHcloud lui permettra de lever jusqu’à 400 millions d’euros ce qu’espère son fondateur pour ainsi espérer atteindre une valorisation d’OVH à hauteur de 4,7 milliards d’euros selon le Wall Street Journal.

Il est prévu également que les actionnaires de KKR&Co et TowerBrook qui avaient permis une levée de fond de 250 millions d’euros en 2016 mettent sur le marché une partie de leurs titres pour accompagner le mouvement.

Après l’IPO d’OVHcloud, Octave KLABA et sa famille resteront majoritaires.

OVHCloud fait partie des rares licornes françaises (les startups valorisées à plus d’un milliard d’euros) à prendre ce pari risqué d’entrer en Bourse.

Grâce à cette entrée en Bourse, l’entreprise souhaite :

  • Développer sa gamme de services
  • Étendre ses activités en dehors de l’Europe
  • Aller chercher des plus grands comptes entreprise

OVHcloud veut privilégier la croissance organique mais elle laisse la possibilité à des acquisitions pour se développer rapidement.

Face aux géants américains les plus influenceurs de la planète tel que Amazon, Microsoft et Google, l’entreprise OVHcloud a su s’imposer comme le seul grand acteur européen en matière de solutions cloud.

Quelques chiffres en résumé, l’entreprise OVHcloud c’est :

  • 1,6 million de clients dans plus de 140 pays

  • 632 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020 contre 600 millions en 2019 (augmentation de 5%). En 2021, l’entreprise prévoit entre 655/665 millions d’euros de Chiffre d’Affaires.
  • Réalisation d’un Ebitda de 263 millions d’euros (un bénéfice avant intérêts, impôts, amortissement)
  • Trésorerie de 139,3 millions d’euros
  • Résultat : 30,6 Millions d’euros

L’objectif est d’atteindre 1,6 milliard d’euros de C.A en 2025. Pour parvenir à cet objectif, l’entreprise dévoile sa feuille de route ambitieuse afin d’étendre son offre à de nouveaux usages tels que :

  • Un calcul de haute performance de l’Intelligence Artificielle
  • Un stockage de nouvelle génération
  • Une sécurité des données
  • Proposer 40 solutions de PasS (Platform-as-a-Service) d’ici 2025 misant sur le multicloud et la souveraineté des données

Le développement à l’international se poursuit. Déjà présente au Canada depuis 2012 et aux États-Unis depuis 2016, à Singapour et à Sydney, OVH Cloud souhaite étendre son implantation sur l’ensemble des continents.

Cependant, OVHCloud ne prévoit pas de reverser des dividendes à ses actionnaires car la priorité étant de réinvestir les flux de trésorerie pour soutenir la croissance.

Données complémentaires

L’incendie d’OVH à Strasbourg a bien entendu eu un coût pour l’entreprise. Ainsi dans le document de l’AMF pour l’introduction en bourse d’OVH, il est précisé qu’OVH a perdu 2,9 Millions d’euros de CA consécutivement à cet incendie et à du dépenser 18,4 Millions d’euros en réparations.
De plus, OVH a dû indemniser des clients parmi les 65 000 touchés et les 120 000 services impactés par l’incendie à hauteur de 5,2 Millions d’euros d’avoirs et de 28,3 Millions d’euros sous forme de bons d’achat.

Les autres éléments concernent la répartition du CA et indique que 80% du CA d’OVH est réalisé en Europe dont 52% pour la France. Les filiales américaines ne représentent « que » 5,7% du CA du groupe.

 

Sources ici, et .

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Tout savoir sur Google

C’est en septembre 1998 que Google, une entreprise américaine de services technologiques, a été créée. Google débute dans la Silicon Valley en Californie grâce à Larry PAGE et Sergey BRIN, les deux fondateurs.

Larry PAGE est un informaticien et entrepreneur, il dirige l’entreprise Alphabet.Inc, maison-mère de Google. L’histoire de son grand-père lui a servi d’influence dans le développement de sa carrière professionnelle dans sa manière d’agir et dans sa vision de l’entreprise.

Sergey BRIN est le directeur technique de Google. Forbes a placé Sergey BRIN à la 24ème place dans le classement des plus grosses fortunes mondiales. Il a notamment financé des recherches focalisées sur la maladie de Parkinson en 2008.

Quelles sont les dates clés dans l’histoire de l’évolution du moteur de recherche ?

Google est considéré comme le moteur de recherche le plus populaire au monde. L’entreprise fait partie des 4 sociétés privées les plus influentes au monde à l’instar de Facebook, Amazon et Apple.

Pour rappel, un moteur de recherche est une application informatique utilisée pour rechercher une information sur Internet.

Google n’est influencé par aucun facteur publicitaire et présente le meilleur taux de satisfaction et de croissance économique. Les deux fondateurs ont souhaité que l’innovation et la diversification soient au coeur de leurs exigences dans le développement de Google. Le moteur de recherche fait l’objet de plusieurs algorithmes qui permet des mises à jours régulières pour être ainsi doté de la meilleure technologie.

Les internautes apprécient les SERPs (Search Engine result page) de Google pour leur neutralité.

Aujourd’hui, l’activité qui permet à Google de prospérer est la publicité en ligne (147 milliards de dollars). En effet, les revenus publicitaires pèsent plus de 80% du Chiffre d’Affaires de l’entreprise :

  • 70% sur Google Ads : recherche
  • 16% sur AdSense : affiliation
  • 14% sur Youtube : video

En résumé Google se traduit et se distingue de ses concurrents par les chiffres clés suivants :

  • 182 milliards de dollars Chiffre d’Affaires en 2020 pour un bénéfice de 41 milliards de $
  • 130 milliards de $ de trésorerie
  • Des produits développés 100% en interne
  • 80 000 requêtes dans le moteur de recherche à chaque seconde
  • 130 milliards de pages web indexés
  • Un parc mondial de plus d’un million de serveurs (on est TRÈS loin du parc de Google avec notre moteur de recherche Français : QWANT)

Des dizaines de milliers de kilomètres de câbles de fibre optique sous-marins (exemple : le Dunant reliant les 6600km entre Virginia Beach USA et Saint Hilaire de Riez en France).

Google est incontournable, si les règles qu’il édicte arbitrairement sont parfois injustes (au sujet des droits voisins notamment), il est aujourd’hui IMPOSSIBLE de se passer du moteur de recherche.

Sources : ici et

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