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JUSTICE : Un directeur d’entrepôt de Cdiscount mis en examen pour vol de données

C’est un évènement dont se serait bien passé le leader du Ecommerce Français. En effet Cdiscount fait l’actualité suite à un vol massif de données clients.

Le directeur d’un entrepôt logistique de l’enseigne de Ecommerce a été mis en examen pour « atteinte à un système de traitement automatique de données, vol de données, escroquerie et abus de confiance ».

Agé d’une quarantaine d’années, il a été mis à pied par son employeur, une procédure disciplinaire est en cours.

Il a été déféré et mis en examen par un juge d’instruction à Bordeaux, l’affaire est grave et concerne les données de 33 Millions de clients. Le cadre de Cdiscount, présumé innocent des faits qui lui sont reprochés, aurait tenté de revendre cette base de données sur le Darknet.

vol_de_donnees_cdiscount

Il a été placé sous contrôle judiciaire.

Cdiscount assure qu’aucune donnée de paiement électronique n’a été dérobée.

Néanmoins, on se souvient de l’affaire des données CB en 2016 où la CNIL avait rappelé à l’ordre l’enseigne de E-commerce pour le stockage non-sécurisé de données bancaires.

Les prix de bases de données email se trouvent entre 3€ et 500€ au CPM, le cadre du site Ecommerce aurait ainsi pu tirer entre 100K€ et 1 650K€ de son larcin. Pas anodin, mais totalement illégal.

C’est le service de sécurité du site Cdiscount qui a relevé le téléchargement en interne de cette base de données. L’alerte a aussitôt été donnée et une enquête interne avait été diligentée.

L’employé de Cdiscount risque 5 ans de prison et 375 000 € d’amende.

Sources : ici, , , et encore .

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Ecommerce : 112 Milliards d’euros de C.A en 2020, les derniers chiffres

La FÉdération de la Vente À Distance (FEVAD) vient de publier le bilan annuel du Ecommerce. Aussi, le C.A progresse encore pour atteindre 112 Milliards d’euros en 2020, un record.

Durant l’année 2020, la pandémie a rebattu beaucoup de cartes, mettant à mal notre économie et nos commerces qui peinent parfois à se digitaliser.

En outre, les secteurs du voyage et des loisirs se sont effondrés, sans perspectives d’un retour à la normale à court terme.

Cependant, les difficultés ont permis à des projets éco-responsables, solidaires ou locaux d’émerger, à l’instar de la plateforme « Frais et Local » dont le blog parlait déjà au mois de Janvier.

Depuis le premier confinement, les habitudes des consommateurs ont été modifiées. Dès lors, on constate une hausse des volumes de transactions en ligne de +8,5% sur l’année écoulée.

Nombre_d_acheteurs_en_ligne_par_pays
Nombre d’acheteurs en ligne par pays (derniers chiffres)

L’année précédente, le Ecommerce représentait 9,8% des ventes de détail, en 2020 il dépasse les 13%, même si cela reste encore très faible au regard des volumes globaux.

Evolution_du_CA_Ecommerce_En_France
Evolution du C.A Ecommerce en France depuis 2005

Si les ventes de biens progressent de +32% sur la période, la vente de services a chuté de -10%.

Pire, les secteurs comme le tourisme, les voyages, le transport sont totalement sinistrés avec une baisse d’activité en ligne de l’ordre de -41%.

Sources : Fevad, Statista et

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Economie : TOP 10 des pays d’accueil de projets d’investissements étrangers

top_10_pays_d_accueil_invetissements_etrangers

Certaines cartes seront rebattues dans les prochains mois, c’est inéluctable.

La pandémie a mise à mal les économies de nombreux pays, et certains acteurs économiques se remettront très difficilement de cette période.

En attendant voici les dernières tendances en matière d’investissements étrangers :

Rang Pays Montant en Milliards de dollars Evolution par rapport à N-1
1 Etats-Unis 251 -1%
2 Chine 140
3 Singapour 110 + 42 %
4 Bresil 75 + 26 %
5 Royaume-Uni 61 – 6 %
6 Hong-Kong 55 – 48 %
7 France 52 + 40 %
8 Inde 49 + 16 %
9 Canada 47 + 8 %
10 Allemagne 40 + 232 %


Sources : Le Point 2021 – N°2527 – Trésor.

 

 

 

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Ecommerce et grande distribution : le C.A des drives jusqu’à +80% !

Les_chiffres_des_drives

Il ne s’agit pas de pointer du doigt qui que ce soit. En pareille période opposer les uns aux autres est inutile.

Seuls l’effort collectif et la vision de l’intérêt général esquissent une éventuelle issue positive. Les débats stériles sur l’opulente croissance du Ecommerce sont mal argumentés, orientés et sont ensuite fréquemment démentis par les faits.

Le commerce s’adapte au Ecommerce et se digitalise… parfois un peu trop tard.

Il faut dire qu’il n’y a pas si longtemps que cela, le commerce regardait le Ecommerce avec un dédain affiché.

En 2009 par exemple, certains magasins d’accessoires moto s’offusquaient que leurs fournisseurs puissent également approvisionner des enseignes de Ecommerce.
Un certain nombre d’entre eux, usaient de leur influence (de part leur C.A en portefeuille) afin de faire pression sur les marques et les manufacturiers.
Le chantage de l’époque était : « si tu les livres, je ne te commande plus rien ! »

A cette époque, les fabricants de blousons, de casques et de gants de moto, ont pour la plupart cédé, et refusé de livrer les enseignes de E-commerce.

La situation a perduré jusqu’en 2011, au prétexte de voir leur parts de marché s’effriter. Ces pratiques anticoncurrentielles furent très néfastes pour le marché concerné, accélérant sa concentration et réduisant l’offre pour le consommateur.

Encore une fois, le problème était pris à l’envers, car il ne fallait pas empêcher cette nouvelle concurrence, mais au contraire l’anticiper en s’intéressant au sujet et en déployant à son tour une offre Ecommerce afin de conserver des PDM et même en gagner.

En outre, se sont les mêmes individus qui viennent aujourd’hui se plaindre d’une situation à laquelle ils auraient pu et dû régir 10 ans auparavant.

La palme de la digitalisation revenant à un acteur du retail moto depuis 30 ans qui rachète un site Ecommerce en 2012 pour le fermer en 2013 sans autre forme d’analyse. Un manque criant de vision !

Actuellement, le drive, le click and collect et les plateformes de shopping locales, se déploient partout dans les territoires avec plus ou moins de réussite, mais ces initiatives vont dans le sens de l’histoire et des attentes des clients.

En effet, les drives sortent du lot. Leclerc notamment, car l’enseigne avait initié le projet « Leclerc Drive » dès 2008 !

Enseigne C.A en Milliards d’€ Croissance
Leclerc drive 4,65 + 42%
Auchan drive
Chronodrive
1,6 + 34%
Carrefour drive 1,2 + 52%
Intermarché drive 1,1 + 80%
Courses U 0,9 + 51%

Alors tout n’est pas idéal dans le drive et l’on sent tout de même que parmi les enseignes, certaines ne sont pas tout à fait « prêtes » pour faire du Ecommerce.

Courses U par exemple dispose d’un fonctionnement aux antipodes des attentes du consommateur en matière de drive, car pour retirer une commande U il faut s’armer de patience :

Une fois sur place, il faut descendre de voiture, se rendre à l’accueil du drive et là déjà débute une première attente.

Ensuite une fois que c’est votre tour, ce n’est pas encore tout à fait gagné, il faut que l’agent U re-pointe tous les articles (deuxième attente), et vous encaisse (troisième attente).
Les chariots contenant les courses sont ensuite « passés » au client pour qu’il se rendre à son véhicule les charger par lui-même.
Cela n’a pas vraiment d’intérêt.

A l’autre bout, Leclerc Drive est complètement rôdé sur les procédures et ça va vite !

Heureusement, car lorsque le succès est au rendez-vous cela peut vite déborder à l’instar du drive de Fleury-les-Aubrais (45) où le succès du drive Leclerc est tel, que la queue de voitures s’allonge parfois jusque sur la route !

Si la prise de commande est rapide au drive et le retrait tout autant dans la plupart des enseignes, les ruptures de produits sont omniprésentes et les gammes fortement limitées et parfois arrêtées arbitrairement sans remplacement.

Carrefour propose la plus large gamme de produits disponibles mais les erreurs de stocks sont devenues la norme, les remplacements de produits pas toujours effectués ou mal remplacés, et les dates absurdes, où l’enseigne se moque parfois clairement du client.

La digitalisation des retailers n’est pas chose aisée, mais certains n’y mettent pas du leur. Prenons l’exemple de Conforama qui vend en ligne depuis quelques années et pourtant nous assistons encore à des constats qui n’ont pas lieu d’être :

Un client commande 3 articles sur Conforama.fr (des meubles), 3 frais de port sont facturés (un par article).
Conforama ne livrera qu’1 seul produit sur les 3, elle remboursera bien les 2 articles non-livrés mais pas les 2 frais de port à 130€ chacun.

Perte pour client : 260€.

En pareilles circonstances la confiance du consommateur envers l’enseigne est évidemment très fortement amoindrie.

Ces chiffres communiqués par les enseignes traduisent un changement dans les modes de consommation habituels, où dorénavant les clients recherchent davantage de facilité et de flexibilité pour effectuer leurs achats sans éluder le prix et la disponibilité bien entendu !

Sources : ici, et par ici

CatégorieEcommerceMis En AvantMonétique

Ecommerce : les paiements encore + sécurisés avec la DSP2

Avec le déploiement de la DSP2 au premier trimestre de cette année, la sécurité des achats sur internet passe une nouvelle étape, majeure, et s’en trouve renforcée.

DSP2

Aujourd’hui, lors d’une transaction sur internet, et lorsque le 3DS (3D Secure) a été paramétré par le site Ecommerce, il est demandé au porteur de la CB d’authentifier son achat. Cela peut se faire à l’aide d’un boîtier, d’un SMS envoyé sur son portable ou d’une carte à code…

Demain, avec la norme DSP2, cette procédure ne suffira plus, il conviendra d’authentifier son achat en ligne avec une reconnaissance faciale du porteur de la carte bancaire, ou avec son empreinte digitale. On parle d’ « authentification forte ». Le 3DS devenant obligatoire il ne sera plus débrayable comme cela est encore le cas sur certains TPEV.

La DSP2, n’est pas une nouveauté dans les projets en cours chez les ecommerçants. En effet le déploiement de la DSP2 s’effectue depuis Septembre 2019 et cela se passe plutôt bien, qu’il s’agisse du côté marchand ou client. Cela sécurise la transaction tant pour le porteur de la CB que pour le marchand.

En outre, ces dernières années, le phénomène du « je commande, je paie, je reçois et je fais opposition au paiement » s’est développé de façon importante (le blog en parlait déjà en 2017). Rappelons tout de même qu’il s’agit là d’un acte délictuel assimilé à un vol et pénalement réprimé de 3 ans de prison et 45 000€ d’amende.

A terme, la DSP2 devrait permettre une diminution de ces comportements et d’augmenter la confiance des consommateurs envers le Ecommerce.

Pour les retardataires, il devient urgent de faire le nécessaire, environ 20 000 sites Ecommerce ne sont pas encore prêts.
Message d'avertissement au sujet de la DSP2

Source : ici

CatégorieAUTRES SUJETSEcommerceweb

Avis Client : liberté d’expression ou diffamation ? Ce que dit la Loi

Liberté_d_expression

  1. On constate par exemple un client mécontent d’une enseigne qui va ensuite relater sa mauvaise expérience au travers d’un avis client négatif.

    La liberté d’expression c’est cela.

  2. On constate par exemple un client insatisfait d’une enseigne qui va ensuite relater sa mauvaise expérience au travers d’un avis client négatif.
    Mécontent de l’insuffisante visibilité de son avis, il en dépose plusieurs tout autant vindicatifs dans un objectif de « faire du mal » à l’enseigne.

    Le dénigrement c’est cela. La Loi puni le dénigrement d’1 an de prison et de 45000€ d’amende.

  3. On constate par exemple des avis anonymes, orduriers, injurieux et mensongers et ne disposant d’aucun élément factuel pour étayer les propos avancés.

    La diffamation c’est cela. La Loi puni la diffamation d’1 an de prison et de 45000€ d’amende.

  4. On constate par exemple un client insatisfait d’un site Ecommerce, il est remboursé par le marchand, mais juge que ce n’est pas suffisant. Il appelle à de nombreuses reprises le personnel pour l’insulter et l’invectiver, il inonde les services avec des mails malveillants et menaçants, il contacte les partenaires, clients et autres interlocuteurs du marchand afin de lui faire du tort.

    Le harcèlement c’est cela. La Loi puni le harcèlement d’1 an de prison et de 15000€ d’amende.

  5. On constate par exemple un client insatisfait qui pour le faire savoir va poster des dizaines voir des centaines de messages sur les forums, les réseaux sociaux et autres, faisant état de faits non vérifiés.

    La calomnie c’est cela. La Loi puni la calomnie de 5 ans de prison et de 45000€ d’amende, majorée à 250 000€ s’il s’agit d’une personne morale.

Alors avant de déposer un avis client où que se soit, assurez-vous de le faire en conformité avec la Loi.

Dans le cas contraire, vous vous exposez à des procédures rapidement coûteuses en frais d’avocat et en dommages, pour réparer le préjudice de l’entreprise ainsi lésée.

Un exemple concret ? Le responsable d’un hôtel a du indemniser, de sa poche, une entreprise à hauteur de 500€, car il avait adressé un simple mail diffamatoire à un interlocuteur de la société en question.

Un autre exemple ? La société Trustpilot a récemment été condamnée par le Tribunal de Commerce de Paris car la plateforme d’avis clients ne respecte tout simplement pas la réglementation en vigueur en France.

Trustpilot a par ailleurs été condamnée à retirer sous astreinte de 500 euros pas jour la page d’avis clients de la société plaignante à l’initiative de la procédure. L’entreprise n’avait jamais sollicité les services de la plateforme d’avis. Trustpilot devra indemniser la société plaignante à hauteur de 5000€. Lire la suite >>>>

Les paroles s’envolent, les écrits restent. Sur le net on écrit à l’encre indélébile.

Source :

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Ecommerce : C’est Noël TOUS les jours chez Planet’Puzzles !

Nous parlions déjà de Planet’Puzzle dans un article dédié après notre visite exclusive de l’année dernière.

A cette époque le C.A annoncé était de 8 Millions d’euros, il devrait dépasser 11 Millions d’euros cette année avec 25 salariés.

planet_puzzles

Planet’Puzzles bénéficie depuis le premier confinement d’un accroissement important de ses activités.

Cette croissance implique des approvisionnements récurrents de puzzles, qui parfois se tendent en dehors des frontières nationales.

Planet’Puzzles a choisi d’investir, dans une chaîne de production automatisée de puzzles afin de produire EN FRANCE les 3 marques de détenues par l’entreprise.

Accompagnée par une subvention de 650 000€ du plan de France Relance, l’usine verra le jour dans un bâtiment voisin de l’actuel entrepôt logistique afin de produire des puzzles Made In France.

L’entreprise a reçu la visite du préfet, Monsieur Laurent TOUVET. Il a été accueilli par Eric Lathière Lavergne, le fondateur et dirigeant d’Alizé Group, qui indique que depuis le discours d’Emmanuel MACRON et le premier confinement : c’est Noël tous les jours !

Ci-dessous le reportage dans l’entrepôt de Planet’Puzzles à Behren-Les-Forbach  (57) près de la frontière avec l’Allemagne.

CatégorieDISTRIBUTIONEcommerceEntrepreneuriatMis En Avant

Création d’emplois : Ecommerce ou Retail ? Les réponses

Ecommerce_vs_retail

Depuis plusieurs semaines, nous constatons une propension de la part de Mounir Mahjoubi à vouloir en découdre avec Amazon. L’ancien secrétaire d’Etat au numérique sous François Hollande, se trompe à la fois de cible et dans ses calculs.

Monsieur Mahjoubi part du principe qu’un salarié du commerce physique fait 2 fois moins de chiffre d’affaires qu’un salarié d’Amazon.

Il “imagine” alors que 2 postes du commerce de proximité se trouveraient supprimés à l’avantage d’1 poste créé en E-commerce.

Raisonnement assurément FAUX.

La conclusion semble pourtant établie, car le problème ne vient pas d’Amazon ou d’autres enseignes digitales, mais simplement du manque de productivité de nos commerces par rapport au E-commerce.


Une entreprise moins productive qu’une autre ne doit pas forcément disparaître, elle doit se réinventer.

A l’instar de l’hippomobile, les métiers oubliés de palefrenier,  de cochet, d’écuyer, etc…ont aujourd’hui disparu ou ils ont été transformés, au profit de nouveaux emplois dans l’automobile : mécanicien, chauffeur, agent de station service…etc.

Tout cela est donc parfaitement normal et va dans le sens de l’Histoire.

Guy de Maupassant fustigeait la Tour EIFFEL qu’il trouvait « horrible », finalement la tour est devenue un lieu incontournable de Paris et les quarante sept signataires de la tribune qui dénonçait en 1887 la construction de la Tour ont presque tous été oubliés, contrairement à la Tour 😉

Avec le numérique tout est plus simple pour améliorer la productivité d’une entreprise, le confort des salariés et des postes de travail ; mais aussi développer le C.A, gérer le SAV, le ROI, optimiser la supply chain, et l’ensemble des KPI propres au E-commerce.

Les détracteurs du E-commerce qui avancent sous cet angle du débat sont clairement ignorant du sujet.

Plutôt que de pointer du doigt ceux qui font le travail d’optimiser leurs coûts, leur compte de résultat, tout en digitalisant leur modèle, il conviendrait davantage de relever l’immobilisme des autres depuis 20 ans !

Le Ecommerce croît, mais il ne remplacera pas le commerce traditionnel, et pourtant il est perçu comme un prédateur par certains désinformés. Pourtant, les complémentarités Ecommerce / Retail sont évidentes et factuelles depuis des années dans des milliers de points de vente, et partout dans les territoires.

On observe ainsi que 74% des consommateurs se seraient rendus en magasin si le produit recherché était indisponible sur Internet. C’est donc la facilité d’achat qui est privilégiée par le consommateur.

Il est certain que sur ce point le Ecommerce a de sérieux avantages   : aucune difficulté pour stationner, pas de souci d’horaires d’ouverture, facilité pour comparer les offres, simplicité pour se faire livrer où souhaite le client, pas ou peu de contacts physiques…).

A un moment le client fait un choix de raison : Pourquoi irait-il s’embêter à sortir le vélo, la voiture ou prendre le bus pour aller acheter un lave-linge qu’il ne pourra pas transporter seul ? Il devra en plus louer un camion 2 heures et le rapporter, il risque de casser le matériel et de se blesser, sans compter le parking ou le ticket de bus lors du déplacement initial.

Cependant, le magasin de proximité conserve des atouts : il peut facilement proposer des upsell, et apporter une vraie différenciation au consommateur par les conseils et les services associés. Il peut thématiser son magasin et créer de véritables univers qui changent au fil des semaines.

C’est aussi cela le commerce : aimer et animer son point de vente.

Les clients doivent trouver un intérêt pour se rendre en magasin autrement que pour retirer un colis, mais là c’est au commerçant de faire du commerce !

Il est à noter une hausse de C.A de près de 15% pour les commerces digitalisés.

Par ailleurs, 68% des commandes enregistrées sur internet sont livrées en magasin de proximité… se sont donc des flux de clients et prospects intarissables pour les commerçants ! Charge à eux de faire du commerce pour les monétiser.

Les responsables politiques qui jugent “médiocres” ou “bas de gamme” les emplois générés par le Ecommerce devraient s’abstenir de mépriser ainsi ces travailleurs, car ils participent et contribuent comme les autres actifs au fonctionnement du pays.

Concernant l’emploi justement, 54% d’e-commerçants ont embauché en 2019 (contre 51% en 2018), c’est environ 200 000 emplois qui sont créés chaque année par le secteur du Ecommerce.

Pour Amazon, les embauches « explosent », c’est factuel et incontestable, avec plus de 400 000 embauches en 2020.

Enfin, le commerce de proximité jouit d’une zone de chalandise qui lui est propre, cela lui permet d’avoir des visiteurs “naturellement” dans le point de vente.

Contrairement au Ecommerce.

Les frais marketing, de référencement pour attirer des visiteurs, sont extrêmement coûteux et nuisent évidemment à la rentabilité de ce type d’activité, tout comme la réglementation propre à la vente à distance.

..remettre l’église au milieu du village…

Pour aller plus loin : Ecommerce vs Commerce : qui perd gagne ?

Sources : ici et

Puis les effets d’annonce concernant un sujet qui n’est pas maîtrisé par ceux qui en font état, sont dévastateurs en matière d’image et de crédibilité. De la même manière que sur de nombreux sujets, certains usent d’ultracrépidarianisme pour se faire remarquer sur les réseaux… Cela n’apporte rien au sujet, si ce n’est des mensonges et une vision faussée de la vérité qu’il s’agisse d’Amazon ou du Ecommerce en général.

En outre, le « ruissellement » souvent évoqué, concerne non seulement la création effective d’emplois, mais aussi les entreprises auxquelles les leaders du Ecommerce font appel, à l’instar d’Amazon pour Engie.


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Ecommerce : Vente du Diable en redressement judiciaire

Le site Ecommerce Vente-du-Diable a été placé Jeudi 3 Décembre en redressement judiciaire. L’entreprise était également propriétaire de Pixmania depuis 2016, mais l’enseigne fût cédée en 2018 sans retrouver sa prospérité d’antan.

En 2015, la marque Vente-du-Diable passait sous le giron de Remade Group, qui se trouve ensuite en grande difficulté. Puis une fusion avec Save avait été envisagée…  Mais Save a été mis en liquidation judiciaire en 2017.

Entre temps c’est son fondateur, Olivier de Trémaudan qui a repris la marque Vente-du-Diable, mais visiblement l’entreprise rencontre aujourd’hui d’importantes difficultés, puisqu’elle vient d’être placée en procédure collective, conséquence d’une cessation des paiements.

Sources : ici et

CatégorieDISTRIBUTIONEcommerce

Ecommerce de pièces auto : Les ambitions de Yakarouler face à Oscaro

C’est au travers d’une interview parue dans « Décision Atelier«  que Marjorie POPRAWSKI dévoile sa vision du marché de la pièce auto et les ambitions de l’enseigne Ecommerce Yakarouler qu’elle dirige actuellement.Yakarouler_site_ecommerce_de_pieces_auto

A l’instar d’Oscaro, le métier de distributeur de pièces détachées automobile en ligne est TRÈS compliqué. La période actuelle ne facilite pas non plus le commerce de pièces techniques dans la mesure où les usagers roulent beaucoup moins et remplacent moins régulièrement les pièces et consommables de leur véhicule.

Marjorie POPRAWSKI, explique que YAKAROULER avait dû se rapprocher d’un acteur industriel pour s’appuyer sur leurs conditions d’achat et proposer une offre concurrentielle compétitive, afin de rester dans la course.

Yakarouler s’est donc rapproché d’INTER CARS, un grossiste Polonais qui est devenu leur principal fournisseur.

inter_cars_pologne

Il ne s’agit pas là d’une prise de participation du groupe Polonais dans l’entreprise Française, mais d’un « partenariat étroit » entre les deux entités.

Cependant, Yakarouler, qui avait renoué avec les bénéfices en Juin, est à la recherche d’un investisseur notamment pour « envisager un déploiement à l’international ».

D’après Marjorie POPRAWSKI, PHE qui détient entre autre Autodistribution et Oscaro (suite au rachat de l’enseigne en 2018) aurait un intérêt à regarder le dossier Yakarouler, notamment avec son réseau de 1400 garages partenaires.

Aujourd’hui Yakarouler emploie 42 salariés. Derniers comptes publiés de l’entreprise :

bilan_yakarouler
Source : Societe.com

Source (merci à elle) : ici

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