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Ecommerce : Baisse de croissance, Amazon change de CEO

Après 26 ans à la direction d’Amazon, Jeff BEZOS laisse sa place à son successeur Andy JASSY qui a pris ses fonctions le 5 juillet dernier. Jeff Bezos est un nom connu de tous et il a permis à Amazon de passer du statut de start-up à celui de N°1 mondial du E-commerce, la valorisation actuelle d’Amazon est supérieure au PIB du Canada.

Depuis son entrée au sein de la société il y a 24 ans, Andy JASSY qui succède à Jeff BEZOS en tant que directeur général d’Amazon (CEO) a d’abord intégré le service marketing puis a gravi les échelons pour devenir PDG d’Amazon Web Services en 2016, son service de cloud.

Malgré une hausse du Chiffre d’Affaires de + 27% au deuxième trimestre, la croissance d’Amazon se tasse un peu. En effet, Amazon progressait de + 44% au premier trimestre, alors que la pieuvre de Seattle prévoit une hausse de seulement + 16% de ses ventes liée à la période estivale et aux congés d’étés des consommateurs. Les causes de cette baisse de la croissance sont principalement issues de l’assouplissement des restrictions liées à la crise sanitaire. La réouverture des magasins physiques de manière progressive a entraîné un ralentissement des ventes sur internet.

Plus en détail, la majorité des profits d’Amazon proviennent du cloud d’AWS (filiale d’Amazon) qui loue aux entreprises de l’espace pour du stockage de données. Cela correspond à 12% des revenus totaux mais représente plus de la moitié du résultat opérationnel.

Cette activité ne connaît pas la crise et affiche une croissance de + 37% cette année contre + 29% en 2020. Cela permet de financer les activités moins rentables d’Amazon et surtout de pallier aux coûts élevés de livraison.

En parallèle, Amazon continue d’investir et a notamment racheté les studios hollywoodiens MGM et acquis des droits sportifs (Roland Garros ou la Ligue de football par exemple).

A l’instar de l’activité cloud d’AWS, l’activité de la publicité en ligne est en pleine expansion grâce à son énorme base de données pour générer des messages ciblés. Cependant, Google et Facebook restent leaders sur le marché pour l’instant mais l’activité pourrait croître de + 30% en 2021.

Côté nouveauté, c’est confirmé Amazon va ouvrir un nouveau centre de proximité au nord de Toulouse dans la zone d’Eurocentre au sein d’un bâtiment d’environ 7000m2 déjà construit. Ceci dans le but de venir compléter l’entrepôt déjà présent depuis 4 ans à Langlade au sud de Toulouse. Il n’y a pour le moment pas de date annoncée pour son ouverture.

Ce ne sera pas un centre de distribution ni un centre de tri mais bien une agence de livraison pour desservir le nord de la ville et son agglomération ainsi que les départements limitrophes comme le fait le premier entrepôt.

Le but recherché c’est de pouvoir répondre au mieux aux besoins des clients, de réduire la distance des livraisons et les coûts engendrés. De plus, cela permet de renforcer le lien avec les parties prenantes primaires (les clients, les partenaires extérieurs, les transporteurs).

L’arrivée de ce nouvel entrepôt permettra la création de 50 emplois directs en CDI et d’environ 250 emplois indirects par l’intermédiaire des sous-traitants comme par exemple les entreprises de livraison.

Amazon ne compte pas s’arrêter là puisque son objectif est d’ouvrir un centre de distribution et 5 à 9 agences par an en France.

Sources ici et et notamment l’article paru dans Le Revenu N°1652

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[concours] Qui sera élu personnalité Ecommerce de l’année ?

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Les 10 personnalités candidates à l’élection de la personnalité E-commerce 2021 sont enfin dévoilées pour cette 14ème édition qui se déroulera le 16 novembre prochain. Cet événement a été créé pour récompenser les candidats qui ont œuvré au rayonnement de l’e-commerce au cours de l’année.

Portraits des 10 personnalités E-commerce en lice pour le titre.

Laurent de la Clergerie

GROUPE LDLC

Diplômé en 1994 en sciences économiques et ingénieur en électronique, Laurent DE LA CLERGERIE est parti faire son service militaire.

Au retour de son service militaire, il cherche du travail dans sa branche. Pour lui, le développement du e-commerce c’est l’avenir. Il tente donc sa chance et commence à acheter et revendre du matériel informatique. Il est soutenu par sa famille et en 1996 le Groupe LDLC est créé. C’est une affaire familiale puisque deux de ses frères et sœurs décident de s’engager avec lui dans l’entreprise. La start-up se développe très rapidement. 

En 1997, il gagne un prix “Chasse aux trésors” organisé par Paris Match. Il réinvestit tout l’argent gagné dans la jeune entreprise.

Le Groupe n’a fait que croître depuis sa création et en 2012, l’entreprise de se lancer dans la franchise.

Depuis 2015, le Groupe se diversifie en proposant une enseigne de vente puériculture “L’armoire de bébé”.

En 2016, le Groupe rachète son principal concurrent Matériel.net.

Le Groupe est reconnu comme modèle en matière de bien-être au travail.

Elise DUCRET

L’ORÉAL

Elise DUCRET a intégré le groupe l’Oréal il y a maintenant 22 ans en tant qu’assistante de direction au recrutement international. Elle s’est elle-même formée sur la création de base de données et de sites internet et s’est vu être promu à la tête de la direction digitale pour gérer la transition digitale du Groupe.

Gary ANSSENS

ALLTRICKS

Gary ANSSENS s’est d’abord spécialisé dans le domaine du sport en préparant des études de staps. Suite à un accident grave en VTT qui lui a fait perdre l’usage de la marche pendant quelques temps, il décide de créer sa première entreprise Smallx.com puis une 2ème pendant sa période de convalescence. 

Puis, il crée sa 3ème entreprise alltricks.com sous le nom commercial de AVANIS. Elle est spécialisée dans le domaine des équipements du vélo, de la course à pied et de l’outdoor d’été. A cela vient s’ajouter une création de marketplace et la création de plusieurs marques spécialisées dans le textile du vélo. L’entreprise continue de croître avec une croissance de 62% en 2019 et 2020. L’arrivée de Décathlon au capital de l’entreprise permet l’accroissement de l’activité et le développement de plusieurs boutiques physiques.

Récemment il a racheté l’entreprise TROC VELO et malgré son emploi du temps chargé, il a créé la FRENCH TECH PARIS avec 7 autres co-fondateurs en 2019.

Fanny MOIZANT

VESTIAIRE COLLECTIVE

Diplômée d’une école de commerce et de l’institut français de la mode, Fanny Moizant créée en 2009 avec six autres cofondateurs l’entreprise Vestiaire Collective spécialisée dans le secteur de la vente à distance. Elle s’est implantée à Hong-Kong après Paris et à Londres pour développer l’activité de l’entreprise sur le continent d’Asie-Pacifique. 

Elle s’engage et soutient les associations caritatives telles que The Or Foundation (laboratoire de recyclage textiles), Stonewall (militer pour les droits LGBT) et attache une importance à l’augmentation du nombre de femmes dans l’univers de la technologie. L’entreprise est composée de 60% de femmes.

Romain ROULLEAU

KINGFISHER

Romain ROULLEAU est le spécialiste du e-commerce qui depuis deux ans à impulser la transformation digitale au sein du Groupe Kingfisher France et la culture digitale au sein de ses équipes avec la collaboration de plusieurs start-ups.

Elodie PERTHUISOT

CARREFOUR

Elise PERTHUISOT fait partie du Groupe Carrefour depuis mai 2018 en tant que directrice marketing clients qui lui a permis de découvrir le secteur de la grande distribution. Un an et demi plus tard, elle occupe les fonctions de directrice exécutive du e-commerce et supply chain pour la France en mettant à profit ses connaissances dans le digital afin d’impulser de nouveaux projets grâce à ses connaissances dans le digital avec l’objectif de 2000 points de vente e-commerce, contractualiser avec de nouveaux partenaires et le développement de “Carrefour Links”, un nouveau secteur centré sur la data.

Cathy COLLART GEIGER

PICARD SURGELÉS

Après 26 ans en tant que directrice au sein des enseignes Auchan et Intermarché dans le secteur de la grande distribution, Cathy Collart Geiger devient la nouvelle présidente directrice générale de l’entreprise Picard Surgelés en juin 2020. 

A son arrivée, l’entreprise n’était pas développée en matière de canaux digitaux de distribution. Elle a donc impulsé des changements pour accompagner la transformation digitale au sein de l’entreprise (multiplication des canaux de courses, déploiement des click and collect. Grâce à ces changements, le chiffre d’affaires du e-commerce a doublé depuis son arrivée.

Guillaume LACHENAL

MILIBOO

Guillaume Lachenal n’est pas à sa première participation à l’élection de la personnalité du e-commerce puisqu’en 2009 il est arrivé second à l’élection et a donc obtenu le prix Argent. Il n’est pas un entrepreneur ou un dirigeant commes les autres avec un diplôme d’une grande école. Mais il a la fibre d’entrepreneur et un très bon sens des affaires.

En 2005, il crée l’entreprise Miliboo spécialisée dans la vente de meubles à distance. Il a supprimé toute la chaîne intermédiaire de production et conçoit donc ses produits sans l’intervention de tiers. 

En 2015, l’entreprise entre en Bourse.

En 2020, l’entreprise réalise un bénéfice net de 1,8 million d’euros. Les ventes en ligne ont bondi de 37% avec un chiffre d’affaires réalisé de 41 millions d’euros.

Guillaume Lachenal prévoit un agrandissement du nombre de boutiques en France et souhaite développer plus en détails certains de ses produits.

Nathalie MESNY

MONOPRIX ONLINE (SARENZA)

Dans le secteur du digital, Nathalie Mesny est bien connue. Elle a pu apporter ses compétences et ses connaissances pour évoluer le e-commerce dans diverses entreprises telles que Unilever, Carrefour, Oxybul Eveil & Jeux. Elle a pris ses fonctions au sein de Monoprix Online qui regroupe les activités de e-commerce des enseignes Monoprix et Sarenza.

En 2008, elle a fondé sa propre société de conseil, le cabinet Brand & Retail où elle accompagne des entreprises industrielles ou des retailers. Le cabinet conseille les entreprises en matière de marketing et distribution.

Jan LÖNING

OSCARO

Jan Löning a travaillé depuis une trentaine d’années dans différents secteur du commerce tels que la FNAC, YVES ROCHER mais aussi dans l’univers automobile dans le secteur de la location de voitures chez AVIS et EUROPCAR.

En 2019, il prend les fonctions de directeur général chez Oscaro le revendeur de pièces automobiles avec un défi de taille de relever l’entreprise après avoir été racheté par Parts Holdings Europe. Ses principaux objectifs ont été d’améliorer la relation client et d’accompagner la transformation digitale notamment en créant une marque de distributeur spécialisée dans les huiles de moteurs.

Récemment, il a quitté ses fonctions de directeur général mais ses deux ans de mandat ont permis d’impulser de nouveaux leviers qui ont contribué à l’évolution des activités de l’entreprise.

Sources ici et .

 

 

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Ecommerce : Comment le secteur pharmaceutique se digitalise ?

La France dispose du plus grand nombre de pharmacies par habitant avec 35 officines pour 100 000 habitants, alors même que le Danemark, par exemple, n’en dispose que de 6. En outre, dans notre pays, 120 pharmacies ferment leurs portes chaque année.

Depuis la pandémie le E-commerce s’est considérablement développé et les achats en ligne se sont accrus. Pour les pharmacies, la vente en ligne est strictement réglementée. Il n’est par exemple pas possible d’acheter en ligne des médicaments disponibles uniquement sur ordonnance. De même, une pharmacie qui a digitalisé son offre par la mise en place d’un site E-commerce doit impérativement être ouverte au public et disposer d’un stock suffisant de médicaments en vente sur le site. Le stock doit être situé à proximité de la pharmacie. Ce qui exclut les entrepôts dédiés et les pure players.

A noter qu’il est tout à fait possible depuis Mai 2021 pour une pharmacie d’avoir recours à la publicité digitale. Une révolution !

Cependant des points réglementaires comme le RGPD sont au coeur de la digitalisation des pharmacies. Le déploiement en 2022 de « Mon Espace Santé » devrait permettre d’augmenter le recours au digital dans le secteur médical. Il est toutefois essentiel que les officines qui souhaitent recourir au E-commerce pour développer ou maintenir leur activité respectent la réglementation propre au digital et à la Vente à distance (traitement des données personnelles, délai de rétractation, et traitement des litiges éventuels notamment).

Le E-commerce pour les pharmacies c’est d’abord une complémentarité de l’offre proposée en boutique, la possibilité d’effectuer des ventes complémentaires, de désengorger les flux de clients dans le magasin (et corrélativement d’augmenter la satisfaction client), et cela répond partiellement au sujet de la désertification médicale.

Source : ici

 

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SEO : Les 30 idées reçues sur le référencement naturel

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Idée reçue n°1 : Atteindre la position 0 en 1 semaine, c’est possible !

C’est beau d’avoir des rêves ! Mais pour réussir à positionner votre site web tout en haut de la SERP, il vous faudra du travail, et sans doute un peu de patience. A moins que vous soyez (vraiment) archi-seul sur un sujet de niche. 

Idée reçue n°2 : Le SEO doit être privilégié à l’UX

L’UX, le nom de code pour l’expérience utilisateur, elle doit être la plus optimisée qui soit, dans le cas contraire, cela impacte le SEO négativement.

Idée reçue n°3 : La vitesse de chargement du site a un impact majeur sur le SEO

Le temps de chargement est important pour l’internaute qui aura tendance à partir de votre site s’il est trop lent. Google l’a ainsi intégré dans ses « signaux web essentiels », qui modifient l’
algorithme de classement de Google en 2021. Toutefois la vitesse de chargement n’a qu’un impact mineur sur le ranking, la qualité de contenu restant prioritaire.  

Idée reçue n°4 : L’ordre des Hn importe peu

Vous choisissez les titres de vos paragraphes en fonction de leur rendu sur votre site internet ? Le H4 avant le H3 parce qu’il est plus gros ? Alors arrêtez cela tout de suite et soyez logique !
Le H1 est le titre du contenu, il ne doit pas se trouver dans le corps du texte. Ensuite, vous déroulez : H2, H3, H4 … Sinon vous pouvez parier que les moteurs de recherche n’y comprendront rien !

Idée reçue n°5 : L’url ? On s’en fout !

Pour comprendre de quoi parle votre contenu, Google crawle d’abord le Title, puis directement l’url. Avoir une bonne structure d’url peut aider votre SEO. La première partie est constituée du nom de domaine, mais la seconde est modifiable. C’est celle-ci que vous devez optimiser.On parle de ré-écriture d’url ou d’url rewriting.

Idée reçue n°6 : Il faut se placer sur un mot-clé concurrentiel

Non ! Au contraire, vous placez sur une requête à forte volumétrie ne vous apportera pas plus de trafic puisque justement … elle est concurrentielle ! Visez plutôt des mots-clés à moyen volume et à longue traîne. Par exemple, plutôt que « écharpe », privilégiez « écharpe verte en laine de lama »

Idée reçue n°7 : Il faut ne faut pas utiliser la balise Meta Keyword

Une balise <meta> définit les différents types de métadonnées d’une page web. Or la laisser vide c’est laisser Google déterminer les mots-clefs qui sont les plus pertinents pour la page en question. De la même manière, si les moteurs de recherche tiennent peu ou pas compte de ces informations, ne pas les renseigner c’est déjà ne pas respecter le minimum nécessaire. Le SEO n’a jamais été un travail de feignant !

Idée reçue n°8 : Renseigner sa méta-description est indispensable pour le SEO !

Oui vous devez impérativement la remplir, celle-ci doit accrocheuse et contenir des mots-clés pertinents. Car la méta-description doit inciter l‘internaute à cliquer sur votre lien ! De plus, si vous ne la renseignez pas correctement vous-même, Google se fera un plaisir de s’en charger à votre place.

Idée reçue n°9 : Un contenu peut viser plusieurs thématiques

Si vous faites ça, vous allez embrouiller les moteurs de recherche. Pour un contenu, visez une seule thématique et travaillez tout le champ sémantique autour de celle-ci.  

Idée reçue n°10 : La première page c’est le Graal !

Non. Comment ça « non » ? Non. Le Graal, ce n’est pas la première page, c’est le « top 3 » ou Triangle d’or. Au-dessous, c’est ce que l’on appelle la « zone grise », celle où les internautes ne se rendent presque jamais et où le CTR est très faible. 

Idée reçue n°11 : Les images c’est juste pour faire joli

Les images peuvent faire joli, mais vous ne les insérez pas dans votre contenu uniquement pour ça. En effet, il est indispensable de les optimiser en renseignant le titre et la balise Alt (texte alternatif). Optimiser votre image vous permet de ressortir sur l’onglet Google Images mais représente également une grande aide pour les personnes malvoyantes qui parcourent votre site en audio-description. De plus un moteur de recherche comme Google est « aveugle » par conséquent vous devez lui indiquer ce qu’il voit ou doit voir 😉

Idée reçue n°11 : Écrire en gras, c’est juste pour faire joli

Pas seulement ! En écrivant en gras les mots ou expressions importantes de votre contenu, vous attirez à la fois l’attention de votre lecteur et celle des moteurs de recherches, et facilitez la lecture de votre contenu. 

Idée reçue n°12 : le HTTPS c’est juste pour rassurer l’internaute

Le HTTPS rassure également les moteurs de recherche. En effet, depuis 2018, les sites qui ne sont pas en HTTPS sont même pénalisés par Google. A critères similaires, le site en HTTP sera toujours moins bien classé dans la page de résultats.

Idée reçue n°13 : Le SEO c’est gratuit !

On oppose souvent le SEA (référencement payant) au SEO (référencement naturel). Pourtant, au risque de vous décevoir, le SEO demande a minima du temps et beaucoup de travail. Souvent, il passe par des prestations d’audit, d’optimisation et de rédaction de contenus auprès de professionnels. Il n’a donc rien de « gratuit ». 

Idée reçue n°14 : Mon site doit avoir un maximum de backlinks

Oui, les backlinks (liens entrants) sont très importants et peuvent booster votre SEO … à condition qu’ils émanent de site de qualité en lien avec la thématique de votre propre site web

Idée reçue n°15 : Dupliquer du contenu interne est pénalisant

Pas de duplicate content ! Tout contenu doit être unique. Sauf dans certains cas comme les fiches articles sur des sites Ecommerce, dans ce cas la balise canonical doit être utilisée.

Idée reçue n°16 : Il n’est pas nécessaire d’utiliser les balises canoniques

Si vous avez des pages quasi identiques, ce qui est souvent le cas des sites e-commerce avec leurs fiches produits, utiliser les balises canoniques vous permet de multiplier le même contenu sur plusieurs url différentes pouvant toutes être classées dans le moteur de recherche.

Idée reçue n°17 : Optimiser mon site pour les smartphones est secondaire

L’indexation first-mobile : les robots de Google évaluent la pertinence d’une page en crawlant en priorité sa version mobile plutôt que sa version bureau. 

Idée reçue n°18 : Ce n’est pas la peine de mettre à jour le contenu obsolète 

Non seulement cela vaut la peine pour que l’utilisateur bénéficie d’informations à jour, car  il risque fort de ne plus revenir dans le cas contraire, mais le fait même de rafraîchir votre contenu devrait augmenter votre visibilité auprès des moteurs de recherches. Profitez-en pour optimiser ce qui peut l’être. De plus un contenu obsolète fera inévitablement augmenter le taux de rebond de votre site E-commerce.

Idée reçue n°19 : Il ne faut surtout pas supprimer de contenu

Oui et non. Si votre contenu est obsolète ou problématique, cela peut-être la seule solution. Mais faites-le correctement en renvoyant une réponse http 404, 410 ou 411 en en-tête du contenu concerné. La suppression peut prendre du temps. De plus, ne supprimez pas un contenu ayant une valeur SEO ( ayant de bons liens, recevant du trafic) mais désindexez cette page et faites une redirection 301 sur une page équivalente.

Idée reçue n°20 : Je peux désindexer n’importe quel contenu sans conséquence

Non. Si le contenu répond à une requête des internautes, qu’il a du sens pour votre activité et/ou qu’il a une valeur SEO, sa désindexation sera pénalisante sur votre référencement naturel.  

Idée reçue n°21 : Il ne faut surtout pas désindexer de contenu

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! La désindexation de certains contenus obsolètes ou de contenus dupliqués par exemple est au contraire recommandé.

Idée reçue n°22 : le nombre de clics dans les pages de résultat a un impact sur le classement d’un site

Non ! Le comportement d’un utilisateur dans la SERP n’a pas d’incidence sur le ranking d’un site web. Le taux de clics ou encore les allers-retours entre SERP et pages web proposées (pogosticking) servent de KPI à Google pour mesurer la qualité de ses algorithmes. 

Idée reçue n°23 : mon maillage interne doit contenir des liens en no-follow

L’utilisation de lien nofollow ne permet pas le passage du « jus de référencement » d’une page à l’autre, vous n’en faites juste rien ! L’utilisation du nofollow en maillage interne est inutile. Mais… (il y a un « mais »).

Idée reçue n°24 : Mes liens externes doivent être en nofollow

Même topo que pour le maillage interne : aucune utilité à faire des liens externes en nofollow. Cela n’améliore pas la transmission du « jus » et donc pas votre SEO. Mais… (il y a un « mais »).

Idée reçue n°25 : L’agrément Google va booster mon SEO !

Gardez en tête que Google n’a de partenariat avec personne en SEO. Les seuls accords concernent le SEA.

Idée reçue n°26 : Le taux de rebond a une incidence sur le SEO

Google n’utilise pas le taux de rebond pour déterminer le ranking d’un site web car ce n’est pas un indice de qualité du contenu. En effet, le taux de rebond peut être fort, au contraire, car l’internaute trouve tout de suite sa réponse et s’en va ! Ce n’est pas du tout vrai en SEA ou le taux de rebond influe négativement sur les CPC et le Quality Score.

Idée reçue n°27 : Avec les nouveaux algorithmes, les règles de SEO changent sans arrêt 

Oui, il y a de nouveaux algorithmes qui demandent de repenser certains points comme l’indexation first-mobile. Oui, de nouvelles techniques permettent de rendre les sites plus « propres » ( les balises « canonical », « hreflang » etc.). Cependant, les fondamentaux du SEO restent globalement les mêmes.  

Idée reçue n°28 : Il n’existe pas de moteurs de recherche alternatifs à Google

Google représente 95 % du trafic internet en France. Il est donc logique (et primordial) d’optimiser son site web en fonction des exigences de ce moteur de recherche. Pour autant il en existe d’autres comme Qwant ou Ecosia qui proposent des modes de fonctionnement plus vertueux (données non collectées, actions écologiques etc.). Cependant les résultats de ces moteurs de recherche alternatifs sont parcellaires.

Idée reçue n°29 : Il n’est pas nécessaire d’adapter son SEO aux recherches vocales car elles sont marginales

Faux ! Déjà près de 50% des internautes  utilisent la recherche vocale pour acheter des produits. Vous auriez tort de vous priver de ce trafic. Il est donc fortement recommandé d’adapter votre référencement naturel aux recherches vocales ( commandes passées via un assistant vocal comme Siri ou Google Home). 

Idée reçue n°30 : Le SEO c’est un truc d’expert

Oui, mais…. En apprenant les fondamentaux, en faisant des tests sur vos sites web via l’application de ces méthodes, chacun est en capacité d’optimiser correctement son site. En revanche, cela demande beaucoup de temps et d’importantes ressources qualifiées, lorsque de véritables enjeux économiques sont concernés.

Auteure : Aurore

Source : ici, , et encore ici et , merci à elles 😉

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ECOMMERCE : Pourquoi les avis clients sur Trustpilot doivent-ils être mis à jour ?

Vous êtes des dizaines de milliers à recevoir ces dernières semaines des mails de la part de Trustpilot vous invitant à « mettre à jour » vos avis clients déposés sur la plateforme éponyme :

La raison de cette mise à jour est très simple. Elle fait suite à la condamnation par le Tribunal de Commerce de Paris de la société Trustpilot pour des manquements avérés et condamnés par les magistrats.

Trustpilot ne respectait pas l’article D111-17 du code de la consommation comme cela est précisé dans les extraits du jugement à l’encontre de Trustpilot.

L’entreprise Danoise, qui ne dispose pas de filiale Française, avait été pourtant mise en demeure à plusieurs reprises par des sites Ecommerce et par des dirigeants Français sans que Trustpilot ne daigne répondre favorablement aux demandes de mise en conformité.

Trustpilot n’a jamais indemnisé les entreprises victimes de ses agissements déloyaux.

Il aura fallut attendre un jugement du Tribunal de Commerce de Paris pour que Trustpilot prenne au sérieux les réglementations des pays où la société opère.

En outre, Trustpilot avait été également condamné à verser des dommages et intérêts aux plaignants.

Cependant, Trustpilot n’a jamais indemnisé les entreprises victimes de ses agissements déloyaux.

Cela fait partie d’une nouvelle procédure auprès du Tribunal de Commerce.

MAJ du 18/06/2021 : Trustpilot aurait versé les sommes auxquelles l’entreprise Danoise avait été condamnée au Tribunal de Commerce de Paris.

 

 

 

 

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TVA E-commerce : une véritable simplification dans les processus Européens

Les nouvelles règles encadrant la TVA appliquée au commerce en ligne dans l’ensemble des États membres de l’Union Européenne sont entrées en vigueur le 1er Juillet dans le droit Français. La transposition de la directive 2017/2455 adoptée en Conseil de l’Union européenne en décembre 2017 a été réalisée via les lois de finances 2020 et 2021.

98 % des sociétés étrangères présentes sur les marketplaces en France ne payaient pas de TVA mais n’étaient pas non plus immatriculées !


A quels objectifs doivent répondre les nouvelles règles de TVA e-commerce ?

 

En 2015, les états membres de l’UE avaient procédé à un ajustement des règles applicables à la TVA pour appréhender la croissance du e-commerce : il devenait possible de taxer les services en ligne dans le pays de résidence de l’acheteur. Pour faciliter l’accomplissement de ces formalités de TVA, un portail numérique avait été mis en place. Les fournisseurs peuvent collecter la TVA sur l’ensemble des ventes réalisées au sein de l’UE tout en ne la payant que dans un seul pays.

Avec les nouvelles règles sur la TVA e-commerce, l’UE a montré sa volonté d’aller encore plus loin.

Les évolutions réglementaires concernant la TVA e-commerce poursuivent deux objectifs : faciliter la vente en ligne entre pays de l’Union européenne et renforcer la lutte contre la fraude fiscale.

Faciliter la vente en ligne entre pays de l’Union européenne

Avant le changement de législation, les entreprises étaient assujetties aux obligations différentes de chaque État Membre en matière de TVA, ce qui représentait une véritable difficulté.

Les nouvelles règles devraient amener une véritable simplification dans les processus de déclaration, de collecte et de paiement de la TVA au sein de l’UE.

Renforcer la lutte contre la fraude fiscale

Selon un rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF) en date de 2019, 98 % des sociétés étrangères présentes sur les marketplaces en France ne payaient non seulement pas de TVA mais n’étaient pas immatriculées.

La réforme a été votée il y a 4 ans dans l‘optique de rendre plus équitable la concurrence entre les commerçants Européens et extra-communautaires. Ces derniers devraient se voir empêchés de vendre en Europe s’ils ne respectent pas les modalités d’entrée sur le marché.

Quelles sont les nouvelles règles de TVA pour le commerce en ligne ?

Fin de l’exonération de TVA pour les vendeurs extra-communataires

Les vendeurs extra-communautaires sont désormais soumis à la TVA pour tous les biens vendus en ligne dans l’Union Européenne, y compris ceux d’une valeur inférieure à 22 euros.

Avant le 1er juillet 2021, les biens d’une valeur inférieure à 22 euros en étaient exemptés. Or, cette exonération était abusivement détournée via un mauvais étiquetage. Ces « arnaques » coûtaient environ 7 milliards d’euros aux États Européens chaque année. Faire appliquer la TVA sans considération de prix devrait permettre de mettre un terme à ces pratiques de concurrence déloyales vis-à-vis des entreprises européennes. 

La direction des douanes indique que cela représente, pour la France, environ 450 millions de colis supplémentaires qui devront désormais être déclarés auprès de la douane, et soumis à la TVA chaque année.

Une nouvelle législation pour les plateformes

C’est une petite révolution pour les plateformes. En effet, la nouvelle réglementation sur la TVA appliquée au commerce en ligne rend les plateformes de vente en ligne redevables de la TVA pour les biens expédiés depuis un État tiers et vendus sur leur site ou ceux livrés au sein de l’UE pour le compte d’un vendeur extra-communautaire.

Les plateformes et les marketplaces, deviennent, de fait, redevables de la TVA en lieu et place du vendeur extra-communautaire.

Avant le changement de réglementation, les plateformes étaient juridiquement considérées comme de simples interfaces de mises en relation entre les e-commerçants et leurs clients. Au 1er juillet 2021, elles sont désormais assimilées à des acheteurs-vendeurs. Les plateformes sont présumées avoir acheté et livré les biens dès lors qu’elles facilitent la vente à distance. Elles deviennent, de fait, redevables de la TVA en lieu et place du vendeur extra-communautaire.

Concrètement, les plateformes sont désormais redevables de la TVA pour :

  • les ventes à distance de biens importés d’une valeur d’envoi inférieure ou égale à 150€ pour un non-assujetti à la TVA ;
  • les livraisons de biens dans l’UE à destination d’un non-assujetti par un assujetti d’un Etat tiers.

Les marketplaces doivent dorénavant déposer la liste de l’ensemble des vendeurs opérant sur leur site e-commerce avec leurs chiffres d’affaires à chaque début d’année, et ce depuis début janvier 2020. 

Seuil unique de vente fixé à 10 000€

Auparavant, le e-commerçant devait déclarer sa TVA dans chaque État membre dans lequel il réalisait des ventes pour des seuils de chiffre d’affaires variables selon les pays.

Depuis le 1er juillet 2021, lorsqu’un vendeur réalise plus de 10 000€ de ventes dans un pays membre de l’UE, le vendeur doit s’acquitter de ses obligations de TVA dans celui-ci.

La création d’un guichet unique : « One Stop Shop »

La création d’un guichet unique permet aux vendeurs et aux plateformes de s’enregistrer pour répondre à leurs obligations de TVA.  Ce portail numérique, appelé « One Stop Shop » devrait considérablement simplifier la tâche des e-commerçants Européens qui pourront déclarer et collecter la TVA à travers une déclaration trimestrielle. Le guichet redirige automatiquement la TVA dans chaque pays concerné par les ventes. 

Les vendeurs extra-communautaires ne sont pas oubliés puisqu’un « One Stop Shop » est également mis en place pour faciliter le paiement de la TVA.

Ce guichet unique est déjà utilisé depuis 2015 pour les services en ligne, il est simplement étendu à la vente de biens.

Les inscriptions au guichet unique de TVA sont possibles depuis le 22 avril 2021 via le nouveau service en ligne « Guichet de TVA UE ».

Pour conclure, ces mesures devraient se traduire par une plus grande transparence pour les consommateurs puisque la TVA sera désormais intégrée dans le prix du bien acheté auprès d’un vendeur ou d’une plateforme située dans un pays hors Union Européenne et enregistré dans le guichet unique.

Les principaux acteurs du e-commerce se disent prêts. De nombreuses entreprises établies en dehors de l’UE, y compris de grandes marketplaces, sont déjà enregistrées dans le guichet unique de TVA.

Sources (merci à elles) : ici, , encore et ici.

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ECOMMERCE : Boulanger et Oney face à leurs contradictions au détriment du client

Que c’est MAUVAIS en matière d’expérience client lorsque le marchand annule la commande d’un client, et n’annule pas le paiement effectué par celui-ci.

Boulanger est un très mauvais exemple en la matière :

1. Commande d’un Macbook pro pour 1499€ (paiement 3X CB Oney)

2. Confirmation Oney

3. Annulation de la commande par Boulanger (Après paiement du client) :

4. Mais…le paiement est tout de même validé et prélevé sur le compte bancaire du client :

Evidemment Boulanger a été contacté pour obtenir des explications. Celles-ci ne furent pas satisfaisantes :

  • Le premier interlocuteur de Boulanger adresse le client vers Oney et ne souhaite pas résoudre le problème
  • Le deuxième interlocuteur de Boulanger affirme oralement avoir annulé le paiement
  • Un troisième interlocuteur (chez Oney cette fois) confirme que c’est à l’enseigne d’annuler le paiement.

La finalité c’est que le client n’a pas sa commande, qu’il a perdu du temps et qu’en plus on lui prélève 1/3 du montant d’une commande annulée par le Vendeur sur son compte bancaire.

D’autant plus, que certains détracteurs du E-commerce, pourraient y voir des manoeuvres malveillantes visant à optimiser les flux de trésorerie de l’enseigne

Bref, une expérience client DÉPLORABLE où il a fallut faire un dossier de sinistre. Il est temps que cela s’arrête car ce type d’expérience est dévastatrice pour les cyber-acheteurs non avertis.

CatégorieA La UneEcommerce

MARKETPLACE : Le vendeur Aukey banni d’Amazon

Ce type de sanction est la bête noire des vendeurs sur les marketplaces.

En effet, trop souvent, des vendeurs considèrent comme un « acquis » de pouvoir vendre sur Amazon, ou sur les autres marketplaces que sont par exemple Cdiscount, Fnac, Darty …etc.

Or, lorsque vous vendez sur ces plateformes, vous n’êtes pas chez vous mais chez eux ! Il convient se conformer aux conditions générales de ventes et d’utilisation de la marketplace concernée, au risque sinon, de se voir banni à vie de la plateforme.

Dernier exemple en date, Aukey.

Amazon a retiré les produits commercialisés par Aukey de sa plateforme en représailles à la publication de « fausses évaluations », de « faux avis » concernant justement ses produits.

La fraude, qui semble « massive » a été découverte en Mars où 75 000 faux comptes auraient attribué la note maximale à des produits contre une rémunération, ce qui est formellement interdit.

Depuis les produits Aukey sont actuellement indisponibles dans la boutique Amazon :

et certains clients témoignent des manoeuvres d’Aukey qui promettait, semble-t-il, 100$ pour tout avis client concernant ses produits :

 

Evidemment la problématique majeure est qu’aujourd’hui Aukey ne peut plus générer de revenus avec la marketplace d’Amazon.

 

C’est bien cela qu’il faut garder en tête, sur une marketplace : vous n’êtes pas chez vous, mais chez eux !

Si les marketplaces sont un excellent moyen de développer du C.A pour son enseigne, les inconvénients pèsent tout de même face aux bénéfices :

  • Vous n’êtes pas chez vous. La marketplace peut décider, unilatéralement et sans débat contradictoire, de la fermeture de votre boutique ;
  • Vous n’êtes pas propriétaire des données des clients qui ont commandés vos produits sur la marketplace ;
  • Vous n’avez peu ou pas de recours en cas de litige avec une marketplace ;
  • Commissions élevées sur les ventes, comprises entre 10 et 25% du prix de vente ;
  • Obligation de répondre aux mails dans un délai très court, parfois même les Week-end (des sanctions sont appliquées en cas de retard)
  • Transmettre les coordonnées de vos fournisseurs (si si c’est tout à fait vrai et vérifié !) ;
  • Rentabilité aléatoire voir négative ;
  • … la liste n’est pas exhaustive.

A ce jour, si la boutique Amazon d’Aukey est toujours accessible, il n’est cependant plus possible d’y commander quoi que se soit.

Sources ici et .

CatégorieEcommerceMis En Avant

ECOMMERCE : Vinted attaqué en justice pour « Pratique commerciale trompeuse »

Il s’agit d’une des plateformes de E-commerce parmi les plus plébiscitées par les consommateurs Français.
Vinted, fondée et située en Lituanie, a d’ailleurs levé 250 Millions d’euros très récemment.

Or, Vinted se trouve cette fois-ci sous les projecteurs car une procédure pour « pratique commerciale trompeuse » a été initiée par une association de consommateurs Française bien connue : l’UFC.

En effet, l’UFC a relevé des manquements importants sur la plateforme Vinted et notamment des frais plus ou moins cachés, mais facturés systématiquement au client, ce qui n’est pas légal.

Le client doit pouvoir refuser une option. Ce qui n’est actuellement pas le cas sur Vinted, d’après l’UFC.

Ainsi, toujours d’après l’UFC, sur chaque commande enregistrée sur Vinted, des frais sous l’appellation « Protection Acheteurs » sont  ajoutés systématiquement au montant total de la commande.

Ce n’est pas conforme et ce n’est pas légal.

Sources : ici et

CatégorieA La UneEcommerceMonétique

PAIEMENT : DSP2 et 3D Secure, quels sont les changements ?

En 2009, la Directive sur les services de paiement 1 (DSP1) était introduite dans l’Union Européenne. Cette directive avait pour objectif d’encadrer les services de paiement au sein des Etats membres, en favorisant la concurrence, tout en développant l’innovation et en protégeant les consommateurs.

A cette époque, si le 3D Secure a indéniablement amélioré la sécurité des paiements en ligne par carte bancaire, il a cependant amputé le C.A de nombreux sites E-commerce. Ces Ecommerçants, totalement oubliés par les organismes qui mirent en place le 3D Secure, se confrontaient avec des clients eux-mêmes ignorants du processus 3D Secure !

S’ensuivirent des baisses de C.A, des chutes de taux de conversion, des hausses exponentielles des taux de rebond sur les sites..etc..etc.

La note fût payée par les Ecommerçants, car aucune véritable campagne d’information n’avait été délivrée pour éduquer les porteurs de CB à l’utilisation du 3D Secure.

Aujourd’hui, si valider le paiement d’un achat en ligne en communicant un code reçu par SMS est presque la norme, ce n’était pas le cas au départ.

Pourtant, au vu des nouvelles technologies et de l’évolution des moyens de paiement, cette réglementation n’est plus si efficace face à la fraude et à l’usurpation d’identité. Après plusieurs reports, la Commission Européenne a donc mis à jour cette réglementation avec une deuxième version de cette directive, la DSP2.

Ce nouveau processus permet de renforcer de la sécurité des paiements en ligne avec une authentification forte à double niveau.

En effet, le 3D Secure, ne semblait plus capable de garantir une protection suffisante et devrait disparaître avec le temps.

Désormais, les banques demandent une double vérification. Cela peut être avec un mot de passe personnel, un boîtier individuel ou au moyen de données biométriques telles que la reconnaissance faciale ou l’empreinte digitale.

A partir de ce 15 mai 2021, les achats inférieurs à 30€ seront obligatoirement soumis à la DSP2.
Déjà mise en place dans la plupart des établissements bancaires, dont la BPGO, la DSP2 implique que ces achats en ligne doivent maintenant être validés par le porteur de la CB à l’aide de l’application mobile de sa banque, d’une carte dédiée, ou d’un boîtier.

Pas facile de s’y retrouver, chaque banque disposant de son propre système d’authentification.

Cependant ces établissements financiers n’avaient pas le choix afin de proposer des alternatives pour les clients ne possédant pas de smartphones ou ne pouvant pas utiliser leurs applications bancaires.

Ces clients pourront donc s’authentifier grâce au SMS en plus d’un mot de passe différent de leur identifiant de connexion ou encore utiliser un boîtier électronique leur permettant de générer des codes à usage unique grâce à leur carte bancaire.

Le principal risque repose finalement sur le Ecommerçant qui voit son client partir à cause d’une multitude d’actions successives à réaliser en ligne pour valider un simple achat, même de 50€.

En effet, ces nouveaux dispositifs peuvent sembler contraignants pour le consommateur et pour les e-commerçants. D’autant plus que la fraude par carte bancaire représente moins de -1% du C.A total du Ecommerce.

En France, la fraude par Carte Bancaire sur internet représentait 0,5809% du C.A total du Ecommerce en 2018.


Pour autant, ces nouvelles vérifications ajoutent des étapes supplémentaires dans le processus d’achat, ce qui peut entraîner des échecs de paiement, décourager le client et par conséquent, procéder à l’abandon du panier et de la commande.

Cependant, certaines particularités permettent d’être dispensé de ces authentifications multiples. Ces exceptions sont valables par exemple pour les paiements récurrents, les abonnements, ou encore les automates routiers et de stationnement.

Aujourd’hui la chaîne monétique implique des interconnexions complexes et multiples entre les différents acteurs. Cependant, associer les ecommerçants et les clients utilisateurs à la mise en place de la DSP2 aurait permis un bien meilleur déploiement et aurait amélioré la compréhension du processus par le consommateur.

En effet, on voit mal un internaute novice, qui n’a jamais effectué un achat sur internet, s’en sortir dans les processus DSP2 qui supposent une certaine maîtrise des outils informatiques et internet.

Pourtant, il est aujourd’hui incontestable que le 3D Secure protège le Ecommerçant de comportements d’escrocs qui utilisent les failles du système pour spolier des entreprises et des particuliers. La DSP2 renforce cette protection indispensable.

Sources : ici, , là, et encore là. Et n’oublions pas ici, et .

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