CatégorieEcommerceEntrepreneuriatLes NULS en Ecommerce

Ecommerce : Comment réussir ou faire échouer un projet entrepreneurial ?

Histoire d’entrepreneur

Aujourd’hui, je souhaite vous raconter une histoire d’entrepreneur qui peut vous aider dans la réalisation de vos projets entrepreneuriaux.

Ecommerce-reussite

En 2009, je dirigeais la société Motoligne qui commercialisait des pièces et des accessoires pour les motos. Je raconte toute l’aventure dans le Livre E-commerce paru l’année dernière.

A cette époque, un de mes amis traversait une période très compliquée depuis le décès de son père. Il avait quitté sa compagne, son boulot, puis dilapidait le peu que lui avait laissé son père dans des sorties en boîtes de nuit Nantaises.

Lancement d’une activité E-commerce

Alors que nous discutions au sujet de ses projets et notamment de son avenir, je lui faisait part que s’il le souhaitait, je pouvais l’aider à se remettre en selle au travers d’une activité E-commerce que j’avais en tête.

Je résume car les détails sont dans le livre, mais il était partant.

Quelque temps plus tard, une société était immatriculée avec pour activité la vente par correspondance de pièces, accessoires et consommables pour aspirateur.

Rapidement, le site internet fût lancé et les premières commandes enregistrées.

C’était assez hallucinant de voir la volumétrie sur ce secteur d’activité, d’observer les commandes de sacs aspirateur qui tombaient sans présence majeure sur la toile.

Le panier moyen était faible, mais le taux de conversion élevé.

La réussite du projet ou son échec

13 ans plus tard, en 2022, L’informateur Judiciaire publie un article sur l’entreprise Aspireflex leader français dans la vente de sacs aspirateur sur internet.

Aspireflex

Alors que c’est-il passé en 13 ans pour qu’Aspireflex soit au TOP aujourd’hui et pour que l’activité de mon « ami » de l’époque ait disparu ?

En effet, il s’agissait de la même idée, des mêmes produits, certainement de fournisseurs similaires et des mêmes conditions tarifaires

C’est l’exécution du projet qui a été différente.

« L’ami » en question ne travaillait pas. Il venait au bureau à 10h30 et repartait à 12h00. Il venait rarement l’après-midi et ne télétravaillait pas une fois rentré chez lui. Sauf à considérer l’actualisation d’une page de commandes comme une tâche 😉

Puis, il se lamentait dès qu’une journée était mauvaise en terme de CA au lieu de déployer de nouveaux leviers d’acquisition. Il méprisait le SEO et le SEA, et ne remettait pas en cause sa vision du business lorsque la croissance s’amenuisait.

La boîte fût pliée en trois ans. Beaucoup pensaient que ça arriverait plus tôt.

C’était véritablement un gâchis évitable par le simple fait de se mettre au travail.

Lorsque je vois la réussite de Franck RAFFIN sur le même sujet que celui de mon ami, je comprends pourquoi il a une entreprise pérenne et en croissance à la différence de cet ami resté… oisif.

Quels sont les enseignements à tirer de cette aventure ?

Qu’un même sujet peut-être traité différemment, mais avec une finalité bien différente.

Que la paresse et l’oisiveté, ne sont pas des valeurs ni des facteurs de réussite.

 

CatégorieEcommerceEntrepreneuriatJusticeLes NULS en Ecommerceweb

RGPD : Comment mettre en conformité un site internet en 2 min ?

Gestion_des_cookies_

RGPD : Quelles sanctions ?

Les sanctions infligées par la CNIL sont de plus en plus fréquentes et importantes envers les entreprises contrevenantes au RGPD.

Exemples :

Un hôtel condamné à 600 000€ d’amende par la CNIL en 2022 pour : Défaut d’information, non respect du droit d’accès, non respect du droit d’opposition, sécurité et confidentialité des données.

Une société de location de véhicules condamnée à 175 000€ d’amende par la CNIL en 2022 pour :
Inadéquation, non pertinence et caractère excessif des données Durée de conservation Information des personnes.

Solutions de mise en conformité

S’il existe des solutions pour mettre en conformité son site internet et la gestion de la collecte des données effectuées par vos soins, aucune n’était véritablement recommandée par un professionnel du droit, un avocat ou un magistrat. En sus, la fin annoncée des cookies tiers impose de se prémunir contre toute violation du RGPD en la matière.

Gestion des cookies

La solution de gestion des cookies, Bandeau-Cookie.com est conforme au RGPD, simple à utiliser et à mettre en place et recommandée par Maître RIVAIN, Avocat spécialiste du RGPD.

  • 100% conforme au RGPD
  • 100% personnalisable
  • Jusqu’à 1 Million de pages vues
  • Stockage anonymisé des constentements
  • 3 domaines inclus
  • Documentation complète
  • Assistance utilisateur

En outre, Bandeau-Cookie.com est GRATUIT, qu’attendez-vous ?

JE METS MON SITE INTERNET EN CONFORMITÉ

Enfin, les mentions légales doivent être correctement affichées et disponibles sur votre site internet.

 

CatégorieEcommerceEntrepreneuriatJusticeLes NULS en EcommerceMis En Avantweb

Gestion des cookies : Comment respecter le RGPD avec la fin des cookies tiers ?

Les cookies ont été inventés dans les années 1990 et ont joué un rôle important dans le développement d’internet.

Cependant, depuis l’entrée en vigueur  du RGPD (Règlement général sur la protection des données) et de la directive ePrivacy, la gestion des cookies est encadrée et doit respecter quelques bonnes pratiques.

Gestion_des_Cookies

En effet, car les cookies contiennent des informations à caractère personnel sur les utilisateurs.

Pour respecter la législation en vigueur, Google prévoit une suppression des cookies tiers pour mi-2024 sur Chrome. D’autres navigateurs ont déjà banni les cookies tiers depuis plusieurs années comme Safari ou Firefox.

Quel est l’impact de la fin des cookies tiers sur la collecte des données à caractère personnel ?

1- Qu’est-ce qu’un cookie ?

Une définition du cookie

On appelle « cookies », les petits fichiers stockés par un serveur sur un matériel informatique comme l’ordinateur ou le téléphone d’un utilisateur. Ce fichier est associé à un « domaine web », c’est-à-dire les pages d’un site web.

Ainsi, lorsqu’un internaute arrive sur une page web, le fichier est déposé sur son terminal avec pour objectif de conserver des informations en vue d’une connexion ultérieure.  

Ils ont de multiples utilités à la fois pour l’utilisateur et pour les propriétaires de site web :

  • les cookies donnent des informations sur les préférences de la personne qui visite le site et permettent de retenir un identifiant client auprès d’un site marchand pour ne pas avoir à le ressaisir à chaque connexion, la langue d’affichage d’un site web etc…

  • les cookies permettent de tracer la navigation des utilisateurs dans un objectif statistique et/ou publicitaire (temps de consultation des pages, taux de rebond, nombre de clics).

Or, le RGPD impose désormais que le consentement de l’utilisateur soit recueilli pour collecter certaines données personnelles. C’est le cas pour les cookies dont l’usage n’est pas strictement nécessaire aux fonctionnalités demandées par l’utilisateur.

Cookie tiers ou cookie interne ?

Il s’agit de différencier les cookies dit « internes » des cookies « tiers ». Comment les distinguer ?

Cookies internes (ou propriétaires)

Ces fichiers sont déposés sur le terminal de l’utilisateur directement par le site consulté. Ils sont soit nécessaires au fonctionnement du site, soit utilisés pour collecter des données à caractère personnel afin d’analyser le comportement des visiteurs (à des fin statistiques et marketing). Les informations présentes dans les cookies internes sont disponibles uniquement pour le domaine qui les a créés. 

Cookies tiers

Ces cookies sont déposés sur le terminal de l’utilisateur par des sites différents du site principal, visité non pas par l’internaute lui-même mais par le site visité. Ils sont gérés par des tiers et le plus souvent utilisés pour récolter des données personnelles à des fins marketing. Le dépôt de cookies tiers permet de suivre la navigation de l’utilisateur de site en site et de récolter des informations comme son âge, son implantation géographique, ses centres d’intérêt etc.

Ces cookies jouent un rôle primordial dans la publicité ciblée car ils gardent en mémoire les pages consultées pour afficher ensuite des publicités liées sur les autres sites visités. Par exemple, si vous avez consulté un site de voyage, vous pouvez retrouver des annonces sur ce thème alors que vous visitez un site d’ameublement !

Les données recueillies peuvent servir à créer des profils très détaillés de chaque utilisateur afin de lui pousser des publicités susceptibles de l’intéresser. Les cookies tiers peuvent être définis par un serveur tiers (fournisseur Adtech comme Facebook) ou via un code chargé sur le site d’un éditeur.

Les cookies internes ne peuvent suivre l’internaute que sur le site web sur lequel a été effectué le dépôt. En revanche, les cookies tiers permettent de suivre et de tracer l’internaute sur tous les sites qui les intègrent.

2-  First, Second et Thirst Party Data : qu’est-ce que c’est ?

Une fois que l’on expliqué ce qu’était les cookies, intéressons-nous aux données que ces traceurs se proposent de collecter.

La first party data

Ces données correspondent aux données de vos prospects et clients puisque vous les avez directement collectés auprès d’eux par vos propres outils  : site web/applications mobiles (cookies identifiant les modes de navigation et les centre d’intérêts de l’internaute), formulaires, ou encore directement via les points de vente physique (sondages, carte de fidélité, programme de parrainage etc).
La collecte de ces informations dans vos bases de données, en conformité avec le RGPD, ne peut se faire sans le consentement de l’utilisateur. Pour l’obtenir et le matérialiser, la mise en place d’un bandeau cookie est obligatoire, l’internaute pourra alors sélectionner les cookies qu’il souhaite refuser ou au contraire accepter.

Ces données permettent notamment de :

  • créer une expérience personnalisée pour chaque utilisateur,
  • améliorer la stratégie de retargeting,
  • de prédire les prochaines tendances et comportement d’achat.

Les first party data offrent une qualité supérieure aux autres formes de données clients.

Enfin, les problèmes de confidentialité liés à la collecte de first party data sont très limités. En effet les first party data étant collectées sans intermédiaire, vous avez connaissance de leur origine,  vous savez si vous êtes autorisé à les utiliser et surtout, vous en êtes le propriétaire. Tout cela contribue à garantir une plus grande transparence.

La Second Party Data

Ces données sont similaires aux first party data à l’exception qu’elles  proviennent d’une entreprise tierce, par le biais de partenariats.

En effet, les sources de second party data sont les mêmes que celles des données que vous collectez directement, aucun intermédiaire n’intervient. Il s’agit d’une collaboration entre deux entreprises dont les données et les audiences se complètent sans concurrence. L’objectif de cette second party data est de donner aux campagnes marketing un impact et une audience plus large, qui dépasse la « communauté cible » d’une entreprise.

On peut imaginer par exemple qu’un loueur de voiture passe un accord avec un groupe hôtelier pour que dès lors qu’une voiture est réservée, une réservation d’hôtel soit proposée et vice-versa. Ce peut-être aussi deux marques qui proposent un concours sur Instagram à leurs deux communautés respectives pour collecter des coordonnées de prospects. Les possibilités sont nombreuses !

La second party data vise l’extension et le ciblage de l’audience. 

La Third Party Data

A la différence de la second et de la first party data, il s’agit de données achetées auprès d’une entreprise tierce mais qui n’ont pas été collectées par celle-ci.

Ces entreprises qui proposent d’acheter des données sont des agrégateurs de données : ils achètent les informations aux propriétaires de sites pour les revendre aux entreprises qui les utilisent pour orienter leurs stratégies marketing. Ces intermédiaires font généralement de la segmentation de données avant de les proposer à la vente pour les rendre plus facilement exploitables.

Cette third party data passe nécessairement par les mains d’intermédiaires, ce qui en fait une data plus opaque que les deux autres. Il peut-être difficile pour l’utilisateur final de savoir si la collecte de ces données a été faite dans le respect de la réglementation, c’est-à-dire avec le consentement de l’utilisateur.

Bien entendu, quelle que soit la provenance de la donnée, vous devez respecter la législation en vigueur : l’utilisateur doit avoir consenti à la collecte de ses données personnelles et avoir été informé de sa finalité.

3- La fin des cookies tiers : y répondre avec la First Party Data !

Pourquoi s’intéresser à la First Party Data avec la fin des cookies tiers ?

La disparition des cookies tiers à horizon 2024

Les utilisateurs sont de plus en plus conscients des enjeux concernant le traitement de leurs données personnelles. Pour prendre en compte ces inquiétudes et se mettre au diapason de la réglementation, certains navigateurs ont déjà interdit les cookies tiers.

  • Safari : depuis la sortie de Safari 13.1, Apple bloque par défaut les cookies tiers de son navigateur,
  • Firefox: le navigateur de Mozilla garantit à l’utilisateur qu’aucun cookie ne peut-être utilisé pour tracer leur navigation. Comment ? En bloquant les cookies sur le site web visité pour qu’ils ne puissent pas être partagés avec un autre site web.

Leur emboîtant le pas, Google Chrome prévoit également de désactiver les cookies tiers d’ici fin 2024. La date a été plusieurs fois repoussée afin de laisser aux acteurs du secteur le temps de s’adapter.

Vous l’avez compris, la destinée des cookies tiers est de disparaître.

Les conséquences de la fin des cookies tiers

Si les sites web et autres applications mobiles ne cherchent pas de solutions alternatives, ceux-ci  vont immanquablement voir leur valorisation diminuer suite à la perte de revenu direct ou indirect engendrée. De plus, les outils de suivi de l’audience perdront en précision. Concrètement, un site web perdra de la valeur s’il ne s’adapte pas à cette disparition des cookies tiers.

Les stratégies de marketing digital seront impactées par une disponibilité d’information moins qualitative. Il sera plus compliqué de pratiquer un ciblage pertinent, de suivre les conversions, de mettre en place le retargeting ou encore des mesures automatisées.

Comment s’adapter à la fin des cookies tiers ?

La fin annoncée des cookies tiers oblige à penser à des solutions alternatives. L’une de ces solutions consiste à donner davantage d’importance à la First party data ou donnée propriétaire.  Les éditeurs de site pourraient même en profiter pour se différencier et mettre en avant la qualité de leurs contenus.

Par sa décision de mettre fin aux cookies tiers, Google invite les annonceurs à obtenir des First Party Data pour optimiser leur connaissance utilisateur. Celle-ci  aura pour effet un meilleur ciblage des utilisateurs avec des messages plus personnalisés en lieu et place des publicités non sollicitées permises par les cookies tiers et qui ont poussé un certain nombre d’utilisateurs à mettre en place des adblockers. Une fois les third party data devenues inaccessibles, les annonceurs vont reprendre le contrôle sur leur data via le recueil de données propriétaires. Et celles-ci auront beaucoup de valeur !

Pour remplacer les cookies tiers on peut aussi évoquer d’autres solutions comme l’ID universel – l’identifiant universel (LiveRamp) ou la solution Privacy Sandbox de Google. Cependant, miser sur la donnée propriétaire apparaît comme une solution incontournable pour faire face à la disparition des cookies tiers !

Sources ici et .

CatégorieEcommerceEntrepreneuriatSEO - SEA

Développez votre business en ligne avec le SEO, le SEA, le SMO et le SMA

Dans le monde du web et notamment du marketing digital, le SEO, le SEA, le SMO et le SMA ont un point commun : il s’agit de leviers d’acquisition de trafic.

SEO_SEA_SMO_SMA

Attention toutefois, leurs « S » ne signifient pas la même chose ! Que se cache-t-il derrière ces acronymes ? Quelles sont leurs principales différences ?

Faisons le point pour ne plus les mélanger et comprendre comment les utiliser pour développer votre business en ligne !

SEO et SEA : le Search Engine Marketing (SEM)

Le S et le E signifient « Search Engine ». Recoupés sous la bannière du Search Engine Marketing (SEM), le SEO et le SEA ont le même objectif : rendre votre site web visible sur les moteurs de recherche.

En effet, le SEM désigne l’ensemble des leviers, « gratuits » et payants, visant à optimiser la présence d’un site dans la SERP (Search Engine Result Page), la page de résultats des moteurs de recherche.

Quelle est la différence entre SEO et SEA ?

SEO : Search Engine Optimisation

En Français, on l’appelle le référencement naturel, par opposition au référencement payant que nous verrons ensuite. Le O de « optimisation » regroupe tous les leviers gratuits visant à permettre à un site web de remonter sur les pages des moteurs de recherche. Le terme « gratuit » signifie que vous ne payez pas d’annonce pour figurer en bonne place dans la SERP. Cependant, optimiser un site web demande du temps, du travail précis, dense, et de l’expertise.

Il existe principalement deux leviers SEO :

  • SEO « On page »: Il s’agit de toutes les optimisations réalisées sur la page d’un site web pour améliorer son positionnement dans les résultats de la SERP.
    Par exemple : optimisation du contenu avec les mots-clés, renseignement de la méta-description et de la balise title avec vos mots-clés, optimisation des images, travail du maillage interne etc ;

  • SEO « Off page »: Ce levier permet d’accroître la notoriété et la légitimité d’un site web auprès des moteurs de recherche. Ces optimisations consistent principalement à obtenir des backlinks de qualité et à promouvoir le site web, notamment via les réseaux sociaux.

Travailler son SEO, qu’il s’agisse du contenu, des performances techniques du site, ou encore du netlinking, demande de l’investissement et de la constance. Cette technique marketing reste la plus efficace pour rendre visible un site web.

SEA : Search Engine Advertising

Comme son nom l’indique, le SEA est un levier publicitaire (advertising en anglais). On l’appelle également « référencement payant » par opposition au référencement naturel (SEO).

Comment fonctionne le SEA ?

Les liens commerciaux (ou sponsorisés) sont rémunérés à la performance. Par exemple,  l‘annonceur ne paie que lorsqu’un internaute clique sur l’annonce, c’est ce que l’on appelle la facturation au coût par clic (CPC). 

Pour être efficace, le référencement payant doit nécessairement élaborer une stratégie de mots-clés sur lesquels se positionner en identifiant les mots-clés les plus pertinents pour le site en termes de trafic et de conversion.
Les régies publicitaires mettent également à disposition des propriétaires de sites web un gestionnaire de publicités pour suivre leur performance, ce qui permet à l’annonceur d’améliorer ses annonces sur la base des derniers rapports.

Le SEA comprend essentiellement deux leviers : les campagnes de search et les campagnes display.

Les campagnes de « search »

Un peu sur le même modèle que pour les publicités physiques dans les journaux ou sur des panneaux publicitaires : les annonceurs achètent des emplacements publicitaires, mais sur le web.
Ces annonces publicitaires contiennent des liens sponsorisés pointant sur le site web de l’annonceur, générant ainsi du trafic et par delà, des ventes.

Ces annonces payantes figurent le plus souvent au-dessus des résultats de recherche naturels ou sur la droite de la SERP.

Une annonce payante apparaît dans la page de résultat lorsque la recherche de l’internaute correspond aux mots-clés liés à l’annonce. Ces annonces sont diffusées par des régies publicitaires, par exemple, le SEA sur Google fonctionne via Google Ads.

Les campagnes « display »

Le SEA ne désigne pas seulement les annonces présentes en haut de la SERP mais aussi toutes les formes de publicités en ligne payantes. Le display advertising (publicité d’affichage) désigne toutes les publicités en ligne comportant un élément visuel, vidéo ou image, et diffusées sur des sites partenaires des moteurs de recherche (appelés éditeurs).

Les campagnes displays sont notamment utilisées pour  le  retargeting (reciblage publicitaire). Il s’agit d’une technique consistant à cibler les visiteurs d’un site web ayant déjà montré de l’intérêt pour un produit, un service ou la marque.

Le SEA est un excellent moyen de se positionner rapidement sur les mots-clés visés et de générer du trafic sur un site web. Cependant, une stratégie webmarketing ne peut reposer uniquement sur ce référencement payant, ces publicités doivent être couplées avec des actions de référencement naturel, plus pérennes.

SMO et SMA : la stratégie social-média

Le S et le M signifient « Social Média ». Le SMO et le SMA ont le même objectif : optimiser la présence d’une marque et/ou d’une entreprise sur les réseaux sociaux via des leviers gratuits ou payants.

Quelle est la différence entre SMO (Social Média Optimisation) et SMA (Social Média Advertising)  ?

SMO : Social Média Optimisation

Le SMO comprend tous les usages des médias sociaux visant à acquérir du trafic :  optimisation des pages entreprises sur les réseaux sociaux (comme Facebook ou Linkedin), publication de posts relayant du contenu rédigé sur votre site, publication de posts destinés à engager les utilisateurs comme les concours etc.

Le SMO se rapproche de ce que l’on appelle le « marketing viral », aussi appelé « buzz marketing », basé sur un effet de contamination de l’audience par la propagation de messages via le bouche-à-oreille. Sur les réseaux sociaux, ce bouche-à-oreille consiste à liker, commenter et partager.

A la différence du SEO et du SEA, le SMO a pour objectif de constituer, d’élargir et de séduire une communauté d’abonnés et non pas les moteurs de recherche.

Or, cela nécessite d’être présent sur les réseaux sociaux fréquentés par votre persona.
Rien ne sert de créer une page sur tous les médias sociaux car cela représenterait trop de charge de travail pour le ROI attendu.

En effet, le SMO demande de l’investissement car cette technique nécessite de créer régulièrement du contenu pour animer les comptes sur les réseaux sociaux. Ce contenu doit être suffisamment engageant pour atteindre ses objectifs : générer du trafic sur votre site via des liens ou gagner de nouveaux abonnés, par exemple.

Le SMO diffère du SEO dans le sens où il est essentiel d’éveiller très rapidement l’intérêt de l’audience, les posts restant visibles peu de temps sur les fils d’actualité des réseaux sociaux.
Par exemple, un post Twitter reste visible en moyenne 4h04 auprès de l’audience cible.

En revanche, pour éveiller l’intérêt des moteurs de recherche et obtenir un bon positionnement, vous travaillerez plus précisément les mots-clés pertinents.

Nous avons placé le SMO avec le SMA dans cet article, pourtant certains experts marketing regroupent le SMO avec le SEO et le SEA sous l’acronyme de SEM (Search Engine Marketing) car l’objectif reste bien d’améliorer son référencement web.

SMA : Social Média Advertising

Le SMA est une partie du SMO. Il s’agit en effet d’un usage des réseaux sociaux consistant à diffuser des annonces publicitaires payantes.

Ces contenus sont diffusés par des plateformes de Social Ads, sur le même modèle que le SEA sur les moteurs de recherche et les sites web. Les principaux médias sociaux ont développé ces plateformes comme Facebook Ads, Linkedin Ads ou encore Instagram Ads.

Les annonceurs paramètrent leurs campagnes publicitaires de manière à promouvoir leurs contenus auprès d’une cible d’utilisateurs identifiée en fonction :

  • des informations renseignées sur leur profil ;
  • des interactions qu’ils entretiennent sur les réseaux sociaux via leur « likes », leurs commentaires et les partages de publication.

Ces campagnes publicitaires visent le plus souvent à augmenter la portée d’une publication auprès de l’audience préalablement identifiée. C’est ce que l’on appelle le reach sponsorisé par opposition au reach organique composé des abonnés ayant vu le contenu dans leur fil d’actualité de manière « naturelle ». 

Les plateformes de publicités sur les réseaux sociaux, comme sur les moteurs de recherche, proposent aux annonceurs des outils d’analyse pour évaluer la performance de leurs campagnes social ads.

Certains réseaux sociaux ont modifié leurs algorithmes, de sorte qu’il devient plus difficile pour les publications gratuites d’être vues par le plus grand nombre, les plateformes donnant la priorité aux annonces payantes.

Quelques définitions :

SEO : Search Engine Optimisation > Optimisations pour les moteurs de recherche

SEA : Search Engine Advertising > Référencement payant

SERP : Search Engine Results Page > Page de résultats de recherche

Search : Réseau de recherche

Display : Réseau de sites où sont diffusées des publicités

ROI : Return Of Investment > retour sur investissement

Retargeting : re-ciblage publicitaire

SMO : Social Média Optimisation > constituer, élargir et séduire une communauté

SMA : Social Média Advertising > diffusion d’annonce payantes sur les réseaux sociaux

Sources ici et .

CatégorieEcommerceEntrepreneuriatJusticeLes NULS en EcommerceMis En Avant

Ecommerce : Solendro sens dessus dessous

Le E-commerce ce n’est jamais simple contrairement à certains qui y voient de l’argent facile ; quel obscurantisme, face à la réalité des faits !
Un nouvel exemple aujourd’hui  …

Solendro

Solendro est une société de E-commerce Française 🇫🇷, le « plus gros distributeur d’underwear masculin en Europe. Le Sarenza du boxer » d’après l’un de ses fondateurs, Jules DELMAS.

Créée en 2012, l’entreprise Solendro a été fondée par deux étudiants qui venaient d’achever leurs études.

Très rapidement, et ce dès 2014, des fonds d’investissement se sont naturellement intéressés à Solendro. Cela d’autant plus que l’entreprise générait du CA et de la rentabilité dès ses débuts.

C’est là, que les fonds d’investissement Breega, Internet Attitude (Belge) et Philimore entrent au capital de Solendro.

L’organisation de l’actionnariat est matérialisée par un pacte d’associés. C’est d’autant plus indispensable s’agissant de la répartition du capital de Soldendro où les deux fondateurs sont minoritaires, mais conservent le contrôle de l’entreprise au travers du Conseil d’Administration.

La répartition du capital de Solendro est la suivante :

Breega :  25%
Internet Attitude : 22%
Fondateurs : 42%
Business Angels : 5%
NC : 6%

En 2020, l’entreprise est à l’équilibre financier. L’ensemble des associés mandate une banque d’affaires en vue de céder la société.

Seulement, d’après l’un des fondateurs, le représentant de l’un des fonds objecte d’obtenir une valorisation de l’entreprise au moins égale à 9 millions d’euros, ou menace de s’attribuer des actions supplémentaires sur celles encore détenues par les fondateurs et dirigeants.

Les deux associés passent outre la menace et n’y donne aucune suite.

Dans l’intervalle, les discussions se poursuivent avec des acquéreurs potentiels, alors que le CA de l’entreprise continue de croître à +20% au premier trimestre 2020.

Les actionnaires convoquent une Assemblée Générale au siège de Solendro le 20 juillet 2020 pour différents motifs au sujet du fonctionnement de l’entreprise, des perspectives de croissance et des performances managériales.

Tout le monde est là, en visio, ou représenté  :

Les représentants des fonds, leur avocat ;
Un huissier, désigné 4 jours plus tôt par le Tribunal de Commerce ;
Le commissaire aux comptes de Solendro ;
et les fondateurs.

L’ordre du jour défile, seulement les explications des deux dirigeants-fondateurs ne satisfont pas les membres de l’assemblée, qui décident de mettre au vote une quatrième résolution afin de démettre de son mandat l’actuel Président et Co-fondateur, Matthieu GEHIN.

Et la résolution fût adoptée :

extraits-AG_Solendro

L’annonce officielle est publiée le 7 Août 2020 :

Annonce_bodacc

Un nouveau Président est également nommé, Monsieur Jean-Pierre LESTAVEL.

Dans un message sur le réseau Linkedin, Monsieur LESTAVEL précise que :

« Afin de ne pas induire vos lecteurs en erreur vous voudrez bien noter que Solendro n’a JAMAIS gagné d’argent & en a perdu 567k€ en 2020. »

Une nouvelle assemblée générale est convoquée le 14 Août 2020.

Les associés sont tous présents pour statuer sur des points importants de l’entreprise :

  • Renouvellement d’un mandat d’administrateur
  • Révocation de deux administrateurs (nommés quelques mois plutôt par les deux fondateurs)
  • Révocation de Jules DELMAS des fonctions de directeur général
    etc..

Effectivement, Jules DELMAS est à son tour révoqué :

Revocation_directeur_general_01

Tout comme les deux administrateurs nommés par les fondateurs (PV d’AG du 30 Mai 2020) :

revocation_administrateur

De surcroît, grâce la clause de bad leaver, les deux associés- fondateurs sont contraints de céder leurs actions pour leur valeur nominale : 1€.
Or, d’après les fondateurs, plusieurs banques, mandatées afin de valoriser la société en vue de sa cession, avaient estimé Solendro entre 6 et 10 millions d’euros.

Jules DELMAS et Matthieu GEHIN ont non seulement perdu leur emploi, leur mandat, leur rémunération, mais aussi leurs actions et leur honneur face à des salariés totalement désabusés.

C’est ainsi qu’ils débutent un long parcours judiciaire pour finalement obtenir gain de cause (en Appel) par arrêt du 31 mars 2022 (RG n°21/02463) de la cour d’appel de Paris :

Extrait_jugement_cours_dappel

et le Tribunal précise notamment :

« Le contexte conflictuel régnant entre les deux fondateurs et les autres actionnaires, ainsi que l’échange de courriels du 3 juin 2020, soit quelques semaines auparavant, […] démontrent la volonté de ces derniers de révoquer MM. [Jules DELMAS] et [Matthieu GEHIN].

Il ressort également de cet échange que M. X propose de convoquer un conseil d’administration pour procéder à la révocation, ce qui démontre la connaissance qu’avaient ces actionnaires/administrateurs de ce que l’accord préalable du CA était requis.

Ainsi, la proposition de M. X, représentant la société Iasol actionnaire lors de l’assemblée générale en litige du 20 juillet 2020, de révoquer sur incident de séance M. [Matthieu GEHIN], ainsi que la présence à cette assemblée, sans raison particulière, de l’avocat de la société Iasol qui a pris le rôle de secrétaire de séance et est intervenu afin de qualifier la proposition de révocation de M. X d’incident de séance, constituent des manoeuvres frauduleuses destinées à permettre aux associés de mettre en oeuvre leur volonté antérieurement évoquée de révocation du président en contournant les règles des statuts et du pacte, qu’ils savaient pertinemment ne pas pouvoir respecter. »

(RG n°21/02463) de la cour d’appel de Paris

S’ensuivent les témoignages des fondateurs de Solendro qui récupèrent peu à peu les rênes de leur entreprise.

Ils évoquent des fonds spoliés au travers de facturation indue ;
Un faux dépôt de bilan initié par les mêmes protagonistes que leur éviction ;
et un dépôt de plainte pour : « escroquerie en bande organisée, abus de biens sociaux, recel, faux et usage de faux, vol de chèques. »

Récit complet ci-après.

Le fond Breega a apporté des précisions en réponse auprès du Journal du net et notamment :

Breega a également « déposé une plainte pénale pour abus de biens sociaux et escroquerie au jugement[…].« 

Breega souligne que « l’affaire sera à nouveau examinée par la justice et attend un arrêt de la cour de Cassation pour en 2023″.

Breega se présente comme étant « un partenaire bienveillant, présent et honnête ».

Communiqué et version des faits de Breega en réponse aux accusations des fondateurs de Solendro.

Il n’est pas acquis que Solendro se remette de ces péripéties.

A suivre…

Sources : ici et .

CatégorieAmazonDISTRIBUTIONEcommerceEntrepreneuriatJusticeLes NULS en EcommerceMis En Avantweb

Faux avis clients : vous pensiez avoir tout vu ? Nooon…

La guerre au sujet des avis clients fait rage sur la toile depuis plus de 20 ans.
 

Faux avis clients : Des plateformes d’avis au coeur d’un business illégal

Faux_avis_clients
 
Entre les plateformes de collecte d’avis respectueuses de la réglementation, et d’autres qui s’affranchissent de respecter quoi que ce soit en matière réglementaire, d’éthique et d’honnêteté ; il n’est pas facile pour une entreprise Française de conserver une réputation en ligne conforme aux produits et services qu’elle délivre.
 
D’une part, on trouve des plateformes qui exploitent le fichier du Registre du Commerce et des Sociétés afin de créer une multitude de fausses pages pour ces entreprises (sans leur autorisation).

Ensuite, des contenus putaclics, fallacieux, et diffamatoires,  sont ajoutés par leurs soins, dans le seul objectif mercantile de faire remonter lesdites pages dans les résultats des moteurs de recherche, afin de leur vendre ensuite des services pour corriger la situation.
 
Il s’agit là de méthodes commerciales détestables, déloyales et sciemment malveillantes.
 
D’autre part, certains acteurs se prévalent de modérer quoi que ce soit parmi les avis les commentaires ou les témoignages clients, laissant n’importe qui écrire n’importe quoi au préjudice de ces entreprises et de leurs salariés ainsi incriminés.
 
Mieux, lorsqu’on demande à ces mêmes plateformes d’avis clients de transmettre les justificatifs liés aux commentaires laissés par les internautes, celles-ci refusent systématiquement.
 
Non seulement les avis sont déposés anonymement la plupart du temps, rendant impossible l’identification du plaignant, et donc la résolution de son problème ;
mais de surcroît, le refus de ces plateformes de communiquer une quelconque information empêche toute vérification quant à l’expérience réelle d’expérience d’achat !
 
Par conséquent, sur ces plateformes les faux avis clients semblent plus nombreux que les vrais témoignages.
 
Cela décrédibilise inévitablement ces plateformes au préjudice de la réputation en ligne d’entreprises et de salariés injustement incriminés.

Faux avis clients : ce que dit la Loi

D’autres vont encore plus loin dans l’illégalité et la concurrence déloyale.
 
L’achat ou la vente d’avis client est interdit.

Verser une contrepartie en échange d’un avis client est également proscrit :
 
Faux avis client
 
Textes de loi et références Directive (UE) 2019/2161 du Parlement Européen et du Conseil du 27 novembre 2019 modifiant la directive 93/13/CEE du Conseil et les directives 98/6/CE, 2005/29/CE et 2011/83/UE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne une meilleure application et une modernisation des règles de l’Union en matière de protection des consommateurs.

Ordonnance n° 2021-1734 du 22 décembre 2021 transposant la directive 2019/2161 du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2019 et relative à une meilleure application et une modernisation des règles de l’Union en matière de protection des consommateurs
 
 
Ce qui n’empêche pas certaines plateformes étrangères venir réclamer sous forme de chantage commercial, le versement d’une somme, en contrepartie de l’effacement de faux commentaires, de témoignages et d’avis laissés par leurs soins.
 
Nous avons plusieurs témoignages en ce sens.

Comment collecter de faux avis clients sur Amazon ?

Pour aller plus loin, d’autres escrocs glissent dans le produit  expédié au client, une incitation AVEC contrepartie pour laisser un avis client sur Amazon.
 
L’exemple plus concret est celui d’un livre consacrée au e-commerce par un auteur sans grande légitimité sur le sujet, mais qui trouve une certaine audience sur YouTube avec des vidéos assez démagogiques.
 
Dès le début de son livre, l’auteur promet un cadeau à ses lecteurs en échange du dépôt d’un avis sur le site Amazon :
 
faux_avis_client
 
Ces témoignages forcés viennent fausser la présentation des produits concurrents sur le site Amazon.
 
En effet, un produit disposant de bons avis client en nombre, sera toujours mieux positionné qu’un autre similaire avec peu d’avis et une notation plus faible.
 
C’est ainsi, qu’encouragé par des dizaines de faux avis ou de témoignages forcés certains produits sont présentés comme « excellents » et « recommandé par les clients d’Amazon ».

Or, tout cela est FAUX.

Ces méthodes déloyales créent un préjudice considérable pour les produits concurrents et les vendeurs associés qui perdent des ventes et donc du CA.
 
Si le stratagème est assurément malin il est surtout illégal.

Des plateformes d’avis qui opèrent en France mais refusent de comparaître devant ses juridictions

La palme d’or de la déloyauté revient à certaines plateformes étrangères attaquées en justice par des entreprises françaises et des entrepreneurs français.

En effet, en 2022, des sites comme Trustpilot semblent refuser de répondre devant la justice Française au prétexte de ne pas disposer d’un siège social dans le pays ou de disposer de CGU (en Anglais) où seul le droit européen est applicable.

Dans ce cas, pourquoi venir faire du business en France ?

De surcroît, ne pas vouloir répondre de ces activités contestées devant les tribunaux pose question.

De la même manière, il est légitime de s’interroger au sujet des obligations sociales et fiscales qui incombent à toute entreprise et qui ne semblent pas du tout respectées par ces entreprises étrangères.
 
Il est temps que le législateur prenne le sujet en main et interdise notamment la création de pages d’avis et de tout autre contenu à l’insu des entreprises concernées.

…Sauf à subventionner intégralement les salaires des employés consacrés dorénavant à la gestion de ses pages d’avis non sollicitées au détriment de l’activité principale de l’entreprise.
CatégorieAUTRES SUJETSEcommerceEntrepreneuriatSEO - SEA

Quelles sont les 5 meilleures stratégies de marketing digital pour e-Commerçant ?

Vous souhaitez mettre en place une stratégie marketing qui fonctionne pour votre e-commerce ?

Si vous débutez, cela peut paraître vertigineux… 

Et pourtant en y allez étape par étape vous allez voir que ce n’est pas réservé qu’aux experts !

Dans cet article, on vous donne les clés pour y parvenir sereinement.

marketing_digital

1. Créez un Contenu Détaillé et Utile

Le marketing de contenu consiste à créer du contenu pertinent, dans le but d’apporter de la valeur à votre public-cible.

À travers votre blog, vos réseaux sociaux, vos e-mailings ou encore vos podcasts, l’idée est de partager du contenu qui, grâce à votre savoir et vos compétences, va permettre de nourrir votre positionnement, de démontrer votre expertise, de répondre aux questions et aux problématiques de vos clients.

Il s’agit d’une des formes de marketing digital les plus populaires pour vous faire connaître auprès de votre cible, mais également pour gagner la confiance de votre audience.

Regardez Moz, par exemple, qui vise à être considéré comme une autorité sur le marché du SEO. Il a déployé une stratégie de marketing digital très efficace axée sur la création de valeur pour les clients potentiels.

Cela implique des outils et des formations gratuites là où ces concurrents proposent ces mêmes contenus uniquement aux clients payants.

Strategie_marketing_vue_01

Alors comment faire pour créer du contenu détaillé et utile, qui ne fait pas toujours explicitement la promotion de votre marque ?

D’abord, votre client idéal

Le premier conseil est d’appréhender parfaitement les préoccupations de votre client idéal, ses problématiques et les informations qu’il recherche.

À cet effet, vous pouvez analyser régulièrement la teneur des questions et commentaires de vos clients lorsqu’ils vous contactent afin de définir des sujets pertinents à adresser à vos audiences.

Regardez par exemple cet article sur comment réinitialiser un téléviseur Samsung en cas de panne. Le rédacteur a fait un travail formidable en répondant à toutes les questions que pourrait se poser le lecteur : comment réinitialiser votre TV quelque soit l’année de construction de ce dernier, comment trouver l’année de construction, comment faire si vous avez oublié votre code PIN, comment procéder si vous n’avez plus la télécommande de votre TV …. 

Vous avez compris, il a fait en sorte de prendre en compte toutes les préoccupations de son lecteur grâce aux questions que lui posent régulièrement ses derniers.

Vous pouvez également solliciter directement votre base de clients en lançant une enquête adaptée.

Il vous est possible d’aller encore plus loin en analysant les questions que se posent les internautes sur un produit ou une catégorie de produits sur des sites tels que answerthepublic.com ou answersocrates.com.

Autant d’indices et d’inspirations pour définir les sujets qui ont de l’importance pour vos audiences et mettre en place une stratégie de contenus pertinentes !

Ensuite, les sujets

Listez les sujets sur lesquels vous souhaitez communiquer afin de commencer à établir votre planning éditorial.

Il y a des actualités sur lesquelles vous ne pourrez que difficilement faire l’impasse.

Comme celles, évidemment, liées à votre propre activité : vos lancements de nouveaux produits, vos actualités d’entreprise ou de secteur d’activité par exemple.

Peut-être aussi que votre activité est fortement liée aux actualités calendaires, qu’on appelle dans le jargon les « marronniers » : les Soldes, le Black Friday, la période de fêtes de fin d’année, la fête des mères, pour ne citer qu’elles.

Pensez par ailleurs à bien varier la teneur de vos contenus (utiles, pédagogiques, divertissants, informatifs, intervention d’experts…), si vous partagez toujours le même type de contenus, vos audiences pourraient en effet rapidement se lasser.

Une fois que vous avez commencé à publier à travers vos différents canaux de communication, pensez à analyser les résultats de votre travail. Vos contenus ont-ils généré des interactions ? Quels contenus sont les plus ou moins enclins à plaire à vos audiences ? Avez-vous généré du trafic sur votre site Internet ou sur vos réseaux sociaux ?

N’oubliez pas que le Content Marketing est une stratégie sur le long terme, avec du temps et un travail bien accompli, vous construirez une véritable relation avec votre public-cible.

2. Soyez Sélectif avec les Réseaux Sociaux

Beaucoup de marques font l’erreur de vouloir être présentes sur un maximum de réseaux sociaux afin de gagner en visibilité : Facebook, Instagram, Twitter, LinkedIn, Tik-Tok, etc.

Mais cette stratégie n’est pas forcément la bonne, surtout si vos ressources sont limitées. En faisant cela, vous risquez de perdre du temps et d’être déçu des résultats.

Pour être visible auprès de vos prospects, vous devez évidemment bien connaître votre public-cible et savoir sur quelles plateformes il se trouve.

De cette façon, vous vous concentrerez sur un ou deux réseaux sociaux, et pourrez construire une réelle stratégie social média qui engagera et convertira vos utilisateurs. 

Chaque réseau a sa spécificité et les données démographiques sont différentes selon les plateformes. 

Par exemple, si vous ciblez la tranche d’âge des 10-19 ans, c’est davantage sur TikTok, Snapchat ou Instagram qu’il faudra capitaliser. 

Strategie_marketing_vue_02

En revanche, si vous souhaitez toucher une cible professionnelle dans le secteur tertiaire, LinkedIn sera assurément la plateforme la plus appropriée.

À vous de définir le plan d’actions le plus adapté à votre cœur de cible et à votre activité, tout en faisant en sorte d’être le plus efficace possible.

3. Démarrez un Podcast

Le succès des plateformes de podcasts est au rendez-vous ! 

Avec plus de 200 millions de podcasts sont écoutés chaque mois en France, le podcast enregistre une croissance spectaculaire ces deux dernières années : une bonne raison de vous lancer dans le podcasting pour promouvoir votre marque et vous adresser à votre audience.

Strategie_marketing_vue_03

Ce format est idéal si votre objectif principal est d’apporter de la valeur à votre audience et de développer votre notoriété.

Démarrer un podcast de haute qualité nécessite un peu d’apprentissage et d’équipement… mais pas de panique, c’est accessible à tous !

Voici 5 étapes à suivre avant de vous lancer :

1. Déterminez l’objectif de votre podcast

Intégrez-le à votre calendrier éditorial en définissant les thématiques que vous comptez aborder à chaque rendez-vous en fonction de ce que nous avons vu plus haut. 

La régularité de publication est importante, mais nul besoin de publier chaque semaine non plus, à vous de définir le rythme de vos enregistrements en fonction de votre calendrier, en ayant en tête que vos podcasts s’alterneront avec d’autres types de contenus.

2. Sélectionnez la plateforme de podcasting

Une plateforme de podcast est un espace sur lequel vous souhaitez stocker votre podcast. C’est à partir de cette plateforme d’hébergement que votre podcast sera diffusé ensuite sur Apple Podcast, Spotify, etc. Parmi elles, vous avez par exemple Acast, Ausha ou encore BuzzSprout.

3. Recherchez le nom de votre Podcast

En prenant soin de le définir en fonction de votre objectif principal et de votre activité pour que votre cible l’identifie facilement comme votre podcast.

N’oubliez pas bien sûr de travailler sur l’identité autour de votre podcast que ce soit au niveau du logo et des éléments graphiques de personnalisation de votre page que de la présentation de votre podcast, sans oublier l’intro et l’outro de votre podcast qui donneront la dernière touche de personnalité à votre média.

4. Réfléchissez aux formats

Souhaitez-vous proposer uniquement des podcasts en solo ? Ou souhaitez-vous faire intervenir des personnes externes ? Avez-vous en tête de mener des interviews ? Souhaitez-vous privilégier les formats courts ou les formats plus longs ?

5. Lancez-vous

Choisissez votre logiciel d’enregistrement et de montage de podcast, vous disposez ici aussi d’un large choix. Pour ne citer que les meilleurs : Riverside, GarageBand ou Audacity.

Commencez à rédiger votre intro et votre script et lancez-vous !

6. Partagez

Diffusez votre Podcast aussi largement que possible.

Si vous avez enregistré un fichier audio, vous pourrez le poster directement sur votre plateforme de Podcast.

Si vous avez enregistré une vidéo ou un live YouTube. Rien de plus simple, utilisez un convertisseur de vidéo YouTube en MP3 pour récupérer un fichier audio et le publier ensuite sur votre plateforme d’hébergement de Podcast.

4. Optimisez vos Landing Pages

Une landing page est une page web d’atterrissage sur laquelle arrive vos utilisateurs dans un but précis.

Vous pouvez créer une landing page dans le cadre d’une campagne d’e-mailings, de publicité ou encore d’un article de blog.

Votre landing page vous aide à répondre à un objectif précis de conversion, par exemple :

  • Vendre un produit ou un service,
  • Faire télécharger un e-book ou un livre blanc,
  • Générer des inscriptions à un webinaire ou à une masterclass, etc.

Pour que votre landing page soit efficace, vous devez être le plus précis possible dans votre ciblage.

La personne doit directement se sentir concernée et comprendre d’un coup d’œil ce que vous avez à lui proposer.

Voici quelques bonnes pratiques pour construire une landing page qui convertit :

  • Le premier mot d’ordre : mettre l’accent sur les bénéfices que votre cible tirera de ce que vous lui proposez. Soyez clair et efficace, faites le choix de mots percutants qui aident la cible à se projeter et privilégiez les phrases courtes.
  • Complétez si besoin votre propos avec quelques preuves sociales pour finir de convaincre votre audience, tels que des avis utilisateurs ou des témoignages, par exemple.
  • Illustrez votre offre à l’aide d’éléments visuels explicites tels que des photos et/ou vidéos.
  • Soyez efficace dans l’action requise à votre cible et proposez un bouton call-to-action clair et sans équivoque afin de maximiser votre taux de conversion.
  • N’oubliez pas d’optimiser votre landing page pour les mobiles.
  • N’hésitez pas à ajouter des boutons de partage vers les réseaux sociaux afin de gagner en visibilité.

Si vous obtenez les résultats escomptés du premier coup, chapeau bas !

Dans la pratique, sachez que pour un support comme une landing page, la meilleure façon de procéder est d’utiliser la méthode de l’A/B testing qui consiste à proposer deux versions de landing pages à votre audience pour comparer les résultats et ainsi analyser les données de conversion. 

Et l’impact sur votre taux de conversion peut être phénoménal !

Strategie_marketing_vue_04

Vous testez la landing page A auprès de votre échantillon d’audience A et la B auprès de l’échantillon d’audience B. L’objectif étant de conserver ou par la suite d’ajuster celle qui a le mieux fonctionné.

Les deux versions de landing pages ne doivent pas être en tous points différentes, il serait alors difficile de mener une analyse claire et constructive. 

Il s’agit davantage de proposer une variante de votre landing page sur un point qui selon vous peut être déterminant : par exemple, le wording ou la formulation du call-to-action, le design du bouton de call-to-action ou encore le visuel choisi pour illustrer votre offre.

5. Suivez les Métriques Clés

Une des étapes les plus importantes d’une stratégie de marketing digital est le suivi et l’analyse des résultats.

Qu’il s’agisse de la création d’une landing page, du lancement d’un podcast, de la gestion de vos réseaux sociaux… Il est indispensable de suivre les indicateurs clés afin de pouvoir optimiser votre stratégie.

Google Analytics est l’outil gratuit le plus complet sur le marché qui vous permet d’obtenir des données précieuses comme :

  • Le temps passé sur votre site Internet ou sur une page en particulier,
  • Le taux de rebond, 
  • Le nombre de nouveaux utilisateurs,
  • Le taux de conversion,
  • Le taux d’ajout au panier et plus encore,
  • La provenance de vos visiteurs qu’ils viennent de moteurs de recherche, de publicités ou de réseaux sociaux par exemple.

Ces événements sont personnalisables, vous pouvez en ajouter, et suivre uniquement ce qui est important pour vous.

Le fait d’analyser et de comprendre les différentes métriques vous permet d’ajuster votre stratégie de marketing digital, répondre aux attentes de votre cible et d’atteindre vos objectifs.

Pour Résumer

Ce qu’il y a d’important à retenir, c’est que ce qui fonctionne chez vos concurrents, ne fonctionne pas forcément pour votre entreprise ou pour votre marque.

Vous devez avant toute chose connaître vos clients idéaux, vos persona, puis tester et analyser vos actions, c’est la base d’une stratégie marketing digital qui fonctionne.

Auteur :

Naier_Saidane

Naier Saidane

Blogueur, Podcasteur & Coach Entrepreneuriat
Naier s’est donné pour mission d’enseigner à la prochaine génération d’entrepreneurs comment créer un business en ligne profitable.
Suivez le sur L’Entrepreneur en vous

Sources : ici et et encore ou .

CatégorieEcommerce

6 astuces pour réduire l’abandon de panier sur 1 site E-commerce

L’abandon de panier sur un site e-commerce se définit comme la situation où un prospect qui a réalisé une sélection d’articles au cours de sa navigation, se rétracte finalement et ne finalise pas son achat.

L’abandon de panier consiste donc à sélectionner des articles dans son panier virtuel mais sans passer commande.

panier_abandonne

L’institut Baymard a estimé ce taux d’abandon de panier à 68,53% en faisant la moyenne de 30 études différentes réalisées sur les 10 dernières années.

Toutefois, ce taux progresse au fil du temps. En effet, selon SaleCycle, le taux d’abandon des paniers au niveau mondial en 2021 est de 80,68% (81,01% en 2020).

On constate par ailleurs que le taux d’abandon de panier est plus élevé sur mobile que sur ordinateur (83,76% contre 75,65%).

Quelles sont les raisons incitant les internautes à ne pas finaliser leurs commandes ? Sur quels leviers peuvent agir les e-commerçants pour réduire le taux d’abandon de panier sur leur site e-commerce ? Comment optimiser votre tunnel de vente ?

1- Signaler clairement les frais additionnels

49% des internautes interrogés par Baymard Institute indiquent que la découverte tardive des frais additionnels se trouve à l’origine de leur abandon de panier.

Personne n’aime les mauvaises surprises !
Un prospect qui parvient à la fin de l’entonnoir de vente pour découvrir des frais additionnels risque fort d’abandonner sa commande.

En effet, selon l’étude menée par Baymard, elle place même les frais additionnels (frais de livraison, frais de service, taxes) comme la principale raison de non finalisation de la commande.
Ces frais sont souvent indiqués tardivement dans le processus de vente, c’est-à-dire au moment de conclure la transaction.

Ainsi, le e-commerçant doit être transparent envers son prospect concernant ces frais, et cela, le plus tôt possible dans le processus de vente.

Indiquez clairement le montant total de la commande avec le détail des frais additionnels (frais de livraison, frais de services, éventuelles taxes). Cela lui évitera les déconvenues pouvant mener au renoncement à l’achat.

2- Réduire les frais de livraison

75% des consommateurs quittent un site e-commerce si les frais de livraison sont trop élevés (étude Sendcloud)

Non seulement, les frais de livraison sont parfois indiqués trop tardivement dans le tunnel de vente, mais ils paraissent souvent trop élevés aux consommateurs. Or, il n’est pas toujours aisé de proposer la livraison gratuite car cela représente un coût pour le e-commerçant et amoindrie la rentabilité de l’entreprise.

Comme nous l’avons évoqué, les frais de livraison doivent être énoncés clairement et rapidement dans le processus de commande pour ne pas surprendre désagréablement le prospect.

Ensuite, vous pouvez jouer sur les frais de livraison pour faire d’une pierre deux coups, à savoir :

  • réduire l’abandon de panier,
  • et augmenter votre panier moyen dans le même temps.

Comment ? Vous pouvez par exemple proposer :

  • les frais de livraison offerts à partir d’un certain montant de commande
  • un système d’abonnement permettant de s’affranchir des frais de livraison : nous pouvons prendre en exemple le « Pass Uber Eats », qui permet aux clients de s’abonner et de payer un abonnement mensuel pour bénéficier de la livraison offerte toutes leurs commandes de plus de 12€.

3- Proposer plusieurs moyens de paiement

35% des acheteurs en ligne renoncent à leurs achats lorsqu’ils ne peuvent pas payer avec leur moyen de paiement de prédilection. (statista)

Il vient naturellement à l’esprit de proposer le paiement en carte bancaire. Il existe pourtant de nombreux autres mode de paiement, d’autant que de nouvelles technologies se déploient pour assurer une facilité de paiement couplée à une garantie de sécurité.

Certains clients préfèrent payer avec Paypal, avec les solutions proposées par les géants du net (Amazon pay, Google pay) ou encore avec une carte bancaire virtuelle. Les solutions de paiement en ligne sont appréciés car les utilisateurs n’ont pas à saisir les informations de carte bancaire.

Il est encore plus important de proposer plusieurs moyens de paiement lorsque vous vendez auprès de clients étrangers. Ils n’ont pas nécessairement la même culture de paiement que les Français. Par exemple : la carte bleue est utilisée dans 80% des transactions en France contre seulement 25% en Allemagne !

Pour mettre toutes les chances de votre côté, proposez des solutions de paiement optimisées sur votre site e-commerce selon la provenance géographique de vos prospects.

4- Simplifier votre tunnel de vente

21% des internautes interrogés sur les abandons de panier citent les processus de commande trop longs ou trop compliqués comme motif d’abandon de panier (source : blog du modérateur)

Parmi les nombreuses raisons invoquées par les clients de sites e-commerce aux abandons de panier, les processus de commandes trop compliqués se tiennent en bonne position. Pour pallier cet écueil, il est conseillé de proposer un processus de paiement comprenant le moins d’étapes possible. 

Quelques bonnes pratiques à mettre en œuvre :

  • Proposer un processus de commande et de paiement simple et court : si le processus de commande ne peut pas être réduit et comporte plusieurs étapes, affichez une barre de progression permettant aux internautes de se situer dans le processus.

  • Réduire les distractions pendant le processus d’achat : cela peut passer par une suppression du header et de la navigation principale pendant la finalisation de la commande et le paiement, afin que les utilisateurs se concentrent bien sur leur achat !

  • Proposez une sauvegarde automatique du panier : en cas de bug ou s’ils doivent interrompre leur commande, facilitez le retour au panier ultérieurement. Si les utilisateurs doivent de nouveau sélectionner les produits, ils seront parfois tentés d’abandonner.

  • Rendez le panier d’achat bien visible : veillez à ce que le bouton ou l’icône « panier d’achat » soit bien visible sur votre boutique en ligne. Les utilisateurs doivent pouvoir le retrouver facilement pour visualiser leur commande.

Il existe différentes solutions e-commerce pour vous  aider à créer une boutique en ligne dotée d’une interface utilisateur efficace . Elles sont toutes différentes et proposent des formules plus ou moins « clé en main » : 

  • Les plateformes e-commerce pour créer facilement sa boutique en ligne : Prestashop, Shopify, Magento) etc.
  • Vous pouvez aussi ajouter une partie e-commerce à un site existant : notamment via les plug-ins comme Ecwid ou WooCommerce pour les sites WordPress.

5- Ne pas obliger l’internaute à créer un compte client

24% des internautes abandonnent leur processus d’achat pour ne pas avoir à créer de compte client (source : Le blog du modérateur)

Créer un compte client prend du temps et peut détourner l’utilisateur de son processus d’achat. Évitez de rendre la création de compte obligatoire au cours du tunnel de vente pour un simple achat.

Vous pouvez laissez le choix aux acheteurs entre la création d’un compte client et le mode invité au moment de la commande. Demandez leur simplement une adresse mail pour valider leur commande ! Vous pourrez leur proposer ultérieurement de créer leur compte, via le mail de confirmation de commande, une newsletter ou autre.

Il existe des exceptions : certains sites e-commerce fonctionnent justement avec cette idée de « membre ». C’est, par exemple, le cas du site « voyage-privé.com ». De même, les sites d’achat/revente ne peuvent faire l’économie de la création de compte (Vinted, LeBonCoin etc).

6- Relancer les paniers abandonnés par mail

3/4 des internautes ayant abandonné leur panier lors de la première visite prévoyaient de revenir sur le site ou en magasin (web to store) (étude Hybris)

1% seulement des visiteurs d’un site web achètent lors de leur première visite. Il faut en moyenne 5 points de contact avant que l’internaute ne se décide à acheter (étude Hybris).

Tous les paniers abandonnés ne le sont pas par dépit ou frustration, certains visiteurs ne poursuivent pas leur processus de commande car ils ne sont pas encore prêts à acheter : ils veulent montrer le produit à leurs proches, souhaitaient simplement se faire une idée du prix global avec les frais, ou encore, ont été interrompus durant leur commande.

C’est pour cette raison que vous devez :

  • d’une part impérativement permettre aux prospects de sauvegarder leur panier pour qu’ils puissent y revenir plus tard ;

  • et d’autre part mettre en place des programmes de réactivation par email. Pour cela, le prospect doit avoir déjà enregistré son adresse mail, d’où l’intérêt de la demander assez tôt dans le tunnel de vente (soit via création de compte client, soit par le remplissage d’un formulaire de coordonnées).

Soignez votre scénario de relance pour maximiser vos chances :

  • Ne harcelez pas votre prospect : la fréquence de mail doit rester raisonnable sous peine de prendre le risque de l’agacer,

  • Soignez la personnalisation du texte: prénom du client, visuel des produits contenus dans le panier en attente …

  • Soyez attentif au timing : n’envoyez pas votre première relance 2 semaines après la visite de l’internaute car cela lui laisse le temps de passer commande auprès d’un concurrent ou de voir son besoin disparaître. Laisser passer 24h après l’ajout du dernier article au panier est un bon délai pour une première relance. Vous pouvez envisager une seconde relance sous 1 semaine par exemple.

Un panier abandonné n’est pas un panier perdu !

Sources ici et .

CatégorieEcommerceLes NULS en Ecommerce

Panier moyen : 5 astuces simples pour l’augmenter

Le « panier moyen », également appelé AOV pour « Average Order Value », désigne la dépense moyenne réalisée par un même client au cours d’une visite sur votre boutique en ligne.

Comment calculer le panier moyen ?

Pour le calculer, il suffit d’appliquer la formule suivante : 

Panier moyen = Chiffre d’affaires / nombre de commandes

Il s’agit d’une métrique importante pour évaluer la performance de vos ventes et comprendre l’évolution de votre chiffre d’affaires.

Comment augmenter le panier moyen de votre site e-commerce ? Voici 5 astuces à mettre en place pour faire décoller les ventes de votre boutique en ligne.

1- Augmenter le montant du panier avec l’upselling et le cross-selling

Le cross-selling et l’up-selling doivent intervenir à un moment précis de votre tunnel de vente :  le client a déjà l’intention de réaliser un achat. Il ne faut pas confondre ces deux techniques de vente même si celles-ci peuvent s’utiliser conjointement.

Le cross-sell (ou vente croisée)

Le cross-selling désigne la vente de produits ou de services connexes ou complémentaires à celui auquel le client est en train de s’intéresser.

La proposition de produits peut notamment intervenir directement sur la fiche produit et/ou à la fin de votre tunnel de vente, une fois que le client est sur le point de valider sa commande.

Les produits complémentaires peuvent-être présentés avec une accroche simple telle que :

  • «  Les autres clients ont aussi commandé … » au niveau de la page panier ;
  • « Vous pourriez aussi aimer … » ou « Nos recommandations» sur la fiche du produit ou de l’offre.

L’objectif du cross-sell est de générer une vente additionnelle en proposant au clients des produits qui répondent à son besoin. Cette méthode vise à inciter à l’achat pour augmenter le panier moyen sur votre site e-commerce mais c’est aussi un excellent moyen de mettre en avant certains produits sans avoir à recourir à une promotion. Si par exemple un client achète un costume, peuvent lui être proposés des boutons de manchette, une cravate etc. 

Le cross-selling n’influe pas nécessairement sur la marge mais augmente la valeur moyenne des commandes.

L’upselling (ou montée en gamme)

Autre moyen d’augmenter le panier moyen sur votre boutique en ligne : l’up-selling. Il ne s’agit pas de proposer d’avantages de produits mais un produit à plus forte valeur ajoutée et à un prix plus élevé que celui que le prospect avait prévu d’acquérir :

  • Produit de gamme supérieure,
  • Augmentation de la quantité : un forfait Saas avec un espace de stockage plus important, opter pour le menu XL au lieu du L en restauration etc ;
  • Extension de garantie ;
  • Personnalisation du produit ou du service : choisir le coloris du produit, apposer le logo de son entreprise etc.

Cette technique peut-être parfaitement utilisée sur les sites e-commerces. Par exemple, lorsqu’un client consulte la fiche d’un produit, vous pouvez afficher plusieurs propositions du même type de produit mais de gammes supérieures (plus d’options, plus grand etc).

En tout état de cause, si votre objectif est d’augmenter votre panier moyen, le client doit en retirer une véritable satisfaction également. Les produits ou services doivent donc correspondre à un besoin auquel le client n’avait peut-être pas pensé initialement.

2- La livraison offerte à partir d’un certain montant d’achat dans le panier

Livraison offerte à vos clients : quels avantages ?

Le prix de la livraison, souvent découvert au moment de payer la commande, est une des raisons courant de l’abandon de panier. Souvent élevé, il n’incite pas le consommateur à acheter en ligne.

Aussi, proposer la livraison offerte a un impact positif sur la prise de décision d’achat de vos clients.

De plus, lorsque vous offrez les frais de livraison à partir d’un certain niveau de commande, il s’agit également d’un excellent levier pour augmenter le niveau du panier moyen. En effet,  selon une étude Stitch Labs, les ventes augmentent de 10% en moyenne lorsque les frais de port sont gratuits.

Le montant de commande déclenchant la livraison gratuite

Cependant, si les clients ne supportent pas les frais de ports, c’est au e-commerçant de le faire. Concrètement, comment offrir les frais de port tout en restant rentable ? Vous allez devoir déterminer un montant minimum pour lequel il vous est possible d’absorber ces frais. Pour cela, vous devez connaître votre marge brute correspondant à la formule suivante : chiffre d’affaires – coûts/ nombre de commande. Le résultat vous permet de savoir si vous êtes en mesure d’absorber les frais de ports.

Exemple : si pour un panier moyen de 40€, vous dégagez une marge brute de 7€, il ne vous est pas possible d’offrir les frais de livraison. Dans ce cas il vous faut augmenter le seuil de commande déclenchant la livraison gratuite. 

La plupart des clients préfèrent dépenser plus plutôt que de payer des frais de livraison qui ne leur apporte rien d’autre que la sensation de « perdre » de l’argent.

Faire la promotion de la livraison offerte

Lorsque la livraison est offerte à partir d’un certain niveau d’achat, informez les clients tout au long du processus d’achat .

En plus de l’indiquer clairement sur la landing page de votre site, informez-les en temps réel pendant qu’ils remplissent leur panier par exemple avec un message du type « Plus que **€ pour obtenir la livraison offerte » pour les inciter à choisir plus de produits (ou plus chers). Cette livraison offerte doit être un argument de vente !

D’ailleurs, le cross-sell et l’up-sell se conjugent parfaitement avec la livraison offerte pour augmenter votre panier moyen.

3- Une remise offerte à partir d’un certain montant d’achat cumulé

Pour encourager le client à atteindre un certain niveau de commande, le e-commerçant peut proposer des remises ponctuelles ou pérennes. Celles-ci sont un excellent moyen d’augmenter le panier moyen. Parmi les leviers possibles, vous pouvez mettre en place les offres suivantes :

  • un produit gratuit à partir d’un certain montant d’achat : ce moyen est très couramment utilisé dans la vente alimentaire en livraison. Ce peut être, par exemple, une boisson offerte sur une commande de plus de 20€.
  • un coupon de réduction à partir d’un certain montant d’achat : par exemple, proposer un 15 % de réduction pour les commandes de plus de 100€, ou 10€ de réduction ;

Si vous mettez en place une telle remise, faites-le savoir à vos prospects et clients. Il faut que ce levier incitatif soit remarqué par les visiteurs : barre promotionnelle sur votre site e-commerce, mails promotionnels, newsletter, réseaux sociaux.

Vous pouvez mettre en place :

  • des campagnes promotionnelles court terme : celles-ci visent à déclencher le sentiment d’urgence, le fameux FOMO ( Fear Of Missing Out ») qui est la peur de manquer quelque chose. Par exemple: « 5€ offert sur un montant minimum de 50€ d’achat à valoir sur votre prochaine commande jusqu’au 7 septembre ».
  • des offres permanentes: il est possible également d’offrir une remise perenne comme de nombreux restaurants qui offrent systématiquement une boisson ou un dessert en livraison à partir d’un certain montant de commande.

4- Mettre en place un tarif dégressif en fonction du nombre d’articles ajoutés au panier

Le tarif dégressif est une technique qui consiste à diminuer le prix en fonction du volume d’achat. Cette méthode est couramment utilisée pour écouler des stocks ou « faire du volume » sur des produits qui margent bien. Ce peut-être par exemple « Un produit acheté, le second à moitié prix » ou « 2 produits achetés, le 3ème offert ».  Le client voit l’opportunité d’obtenir un produit gratuit tandis que le e-commerçant voit son panier moyen augmenter. 

Vous pouvez créer des offres groupées de produits : le tarif global des articles est inférieur au prix que le client aurait payé s’il avait acheté chaque produit séparément. Ce peut-être des lots de produits identiques ou un pack de produits complémentaires pour une expérience complète (par exemple : un kit à barbe avec un savon à barbe, un baume et un peigne).     

Dans tous les cas, calculez bien vos tarifs pour que cela reste rentable pour votre commerce.

5- Mettre en place un programme de fidélité incitatif

Une étude de Smile.io a montré que les programmes de fidélisation augmentaient le montant des commandes de près de 14%. Le programme de fidélité représente non seulement d’un puissant levier de fidélisation client mais d’une manière efficace d’augmenter le panier moyen de votre site e-commerce.

Ces programmes sont particulièrement efficaces si votre site e-commerce vend des produits consommables dont l’achat est récurrent. En effet, il s’agit de ce que l‘on appelle un « moyen de rétention », pour éviter que votre client ne se fournisse chez un concurrent plutôt que chez vous lors de leur prochain achat.

La fameuse « carte de fidélité », bien que revisitée, fonctionne encore et s’applique naturellement au e-commerce.

En 2010, Motoligne, proposait un programme fidélité payant. C’est-à-dire qu’il fallait s’acquitter d’un montant pour bénéficier des avantages. Cela était matérialisé par une carte de fidélité virtuelle, payante, à l’instar du programme « Prime » d’Amazon. 21% des clients commandaient auprès de cette enseigne, uniquement pour son programme fidélité.

En guise d’exemple, il est possible d’attribuer un nombre de points à chaque action du client (inscription à la newsletter, abonnement sur les réseaux sociaux, premier achat etc.) et les convertir en produit gratuit ou en réduction à valoir sur un prochain achat.

Les programmes de fidélisation sont une aubaine car le coût de fidélisation est plus faible que celui de l’acquisition client. De plus, une étude de Stitch Labs a révélé que les clients existants dépensent 120% de plus annuellement que les nouveaux clients. Les clients fidèles font grimper le panier moyen !  

Pour conclure, outre ces astuces commerciales et marketing, pour augmenter votre panier moyen il est essentiel d’avoir mis en place un tunnel de ventes optimisé qui prend en compte l’expérience utilisateur. Comme dans un point de vente physique, le site doit être agréable, on doit pouvoir naviguer facilement et trouver les informations utiles rapidement !

Sources ici et .

CatégorieEcommerceEntrepreneuriatJusticeLes NULS en EcommerceSOFTWAREweb

Cyberattaques : 10 Astuces pour se prémunir des conséquences

cyberattaque

Fin août, le Centre hospitalier Sud Francilien (CHSF) à Corbeil-Essonnes a été victime d’une cyberattaque, très médiatisée, qui s’est soldée par une perturbation importante de l’activité et une demande de rançon s’élevant à 10 millions de dollars.

Depuis à peu près deux ans, le secteur hospitalier est régulièrement visé par des attaques informatiques via des logiciels rançonneurs. En effet, l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) a indiqué que les établissements de santé avaient été la cible d’un incident par semaine en moyenne en 2021. 

Si ces attaques contre les institutions Françaises augmentent, elles ne sont pas les seules visées, d’autant que ces institutions ont pour mot d’ordre de ne pas payer les demandes de rançons et ne sont donc pas rentables pour les hackers. En revanche, les PME sont les cibles privilégiées des pirates informatiques.

Qu’est-ce qu’une cyberattaque ?

Une cyberattaque, ou attaque informatique, désigne tout acte de malveillance portant atteinte à un système d’information (logiciel, site web, réseaux sociaux). Nous pouvons citer quelques-unes des cyberattaques en exemple :

  • Phishing : il s’agit d’une escroquerie dans laquelle les cybercriminels se font passer pour un tiers de confiance comme la banque ou les différentes administrations (impôts, Urssaf etc).  Leur objectif est d’obtenir de l’internaute des informations sensibles comme ses coordonnées bancaires, ses mots de passe etc.
  • Ransomware: aussi appelés rançongiciels ou logiciels rançonneurs, ces malwares prennent en otage des données personnelles contre une demande de rançon, à la manière d’un kidnapping. Concrètement, les hackers bloquent l’accès aux composants clés du réseau et seul le paiement de la rançon permet d’obtenir la clef de chiffrement des données cryptées. C’est le cas de l’attaque subie par le centre hospitalier Sud Francilien (CHSF).

  • Spoofing : désigne l’ensemble des cyberattaques consistant à voler l’identité électronique d’une personne (adresse mail, adresse IP, nom de domaine) dans le but d’obtenir des informations sensibles et confidentielles.

  • Dénis de service (DDoS):  au cours d’une attaque par déni de service ou DDoS, les cybercriminels ont pour objectif d’empêcher l’accès à un site web, une application ou encore à un serveur. Ces attaques visent à ralentir, voire paralyser, le fonctionnement d’un serveur informatique, par exemple via l’envoi de multiples requêtes erronées. Les attaques DDoS représentent 40% des cyberattaques.

Cette liste n’est en rien exhaustive. Il existe, hélas, bien d’autres types d’attaques informatiques !

Qui est vraiment concerné par une cyberattaque ?

L’exemple de l’hôpital de Corbeil-Essonnes nous montre que les cyberattaques sont de plus en plus nombreuses et se « professionnalisent ». Parmi ces attaques, ce sont les demandes de rançons qui connaissent la plus forte augmentation.

Les pirates informatiques tirent profit des systèmes d’information vulnérables. Selon les chiffres de l’Anssi, en 2021, les ETI et les PME ont représenté 52% des victimes de  ransomware, soit une augmentation de 53% par rapport à 2020. Ces entreprises sont les premières victimes, devant les collectivités (19%) puis les entreprises stratégiques, mieux protégées (10%).

Les PME font particulièrement les frais des attaques informatiques, à l’instar de BrEAThe, une enseigne de restaurant dont le compte Instagram, suivi par des dizaines de milliers d’abonnés, a été hacké par des cybercriminels. Ils réclamaient une rançon pour en rendre l’accès et menaçaient, à défaut, de détruire le compte. Aucune entreprise n’est à l’abri, y compris les plus petites ! En effet, 74% des TPE-PME indiquent avoir déjà été victime d’une cyberattaque.

53% des attaques par rançongiciels se sont soldées par des pertes égales ou supérieures à 500 000 dollars.

Quelles sont les conséquences d’une cyberattaque ?

Si les PME sont davantage prises pour cible par les cybercriminels que les grandes entreprises, c’est qu’elles sont plus vulnérables. Leurs systèmes d’information sont souvent moins bien protégés et moins surveillés. C’est particulièrement le cas pour les boutiques en ligne qui détiennent des données sensibles concernant leurs clients (comme les adresses mail ou les coordonnées téléphoniques).

Les risques en cas d’attaque informatique sont multiples : vol d’identité, vol de matériel informatique, violation des accès système, infiltration du système, dégradation du site web, l’interception des mots de passe, ou encore le vol de données. 

Quels sont les impacts financiers d’une cyberattaque ?

Les impacts d’une cyberattaque sont multiples : blocage du site, conséquences financières, nuisance en termes de réputation notamment si les données des utilisateurs fuitent. Dans tous les cas, une cyberattaque implique souvent des pertes financières importantes pour les entreprises.

Le ransomware est l’une des attaques les plus dangereuses. En effet, un programme attaque votre système (site web, réseaux sociaux etc.) et le pirate vous demande une forte somme d’argent pour vous permettre de le récupérer. Il est recommandé de ne pas payer la rançon, quitte à prendre le risque de perdre vos accès définitivement. En effet, si la rançon est payée, rien ne vous garantit que les cybercriminels ne réitéreront pas leur attaque.

Outre la demande directe d’argent par les hackers, ces attaques génèrent des pertes financières car elles perturbent le fonctionnement de vos systèmes. La perturbation, voire l’arrêt des activités, fait perdre beaucoup d’argent aux entreprises. Nous pouvons prendre l’exemple de Saint-Gobain qui a perdu 220 millions de chiffre d’affaires en 2017 suite à une attaque informatique depuis sa filiale Ukrainienne.   

Enfin, si vos matériels sont endommagés et que tout le réseau informatique est touché, le montant des réparations peut s’avérer particulièrement élevé.

Quelles sont les incidences judiciaires d’une cyberattaque ?

Le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), entré en vigueur en mai 2018 , oblige les entreprises à protéger les données de leurs clients. Or, une cyberattaque peut entraîner une fuite des données clients, celles-ci se retrouvant alors entre les mains d’un tiers.

Ainsi, la fuite de données client, outre les risques d’entacher la réputation de l’entreprise, est passible de sanctions pouvant aller jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires annuel.

Dans le cas où votre entreprise est attaquée et que celle-ci se retrouve confrontée à une fuite de données, vous devez impérativement signaler ce fait :

  • dans les 72 heures de la prise de connaissance de la fuite des données à la CNIL, qui est l’autorité en charge de la protection des données en France ;
  • ainsi qu’aux personnes concernées dans un délai raisonnable.

En France, la cybercriminalité est appréhendée juridiquement depuis la loi relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés du 6 janvier 1978. Puis, par loi Godfrain 88-19 du 5 janvier 1988 relative à la fraude informatique.

Celle-ci a introduit les articles 323-1 et suivants dans le Code pénal afin de réprimer toutes les atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données (STAD), tels que les piratages et les entraves par déni de service distribué (DDOS), les ransomwares chiffreurs de données..etc

Il faut également citer la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) du 21 juin 2004 avec son article 6 relatif aux fournisseurs d’accès internet, aux hébergeurs et éditeurs de contenus manifestement illicites.

La LCEN a également introduit un nouvel article dans le Code pénal (323-3-1), visant directement la détention et la mise à disposition d’équipements conçus pour commettre les faits d’intrusion dans un système ou d’entrave au fonctionnement de ce système.

La loi du 30 septembre 1986 dite « CANAL+ » pour la captation de programmes audiovisuels, le Code de la propriété intellectuelle (articles L. 335-1 et suivants), et le Code monétaire et financier (article L. 163-4-1 du Code monétaire et financier) prévoient de nombreuses incriminations.

Par exemple, les fraudes et la contrefaçon érigeant, pour certaines d’entre elles, le recours à un réseau de télécommunication en circonstance aggravante (articles L.  521-10, L.  615-14, L.  623-32, L.  716-9 du Code de propriété intellectuelle).

La loi Lemaire n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 a également sa dimension pénale. Plus récemment, la loi du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la Justice (LPJ), prévoit l’extension de recours à l’enquête sous pseudonyme et l’harmonisation des techniques spéciales d’enquête adaptées en matière de lutte contre la cybercriminalité.

Le législateur adapte en permanence l’arsenal pénal au regard de l’évolution constante et rapide des cybermenaces.

Plus généralement, l’article 323-1 du code pénal sanctionne « le fait d’accéder ou de se maintenir frauduleusement, dans tout ou partie d’un système de traitement automatisé ».

La peine encourue est 2 ans d’emprisonnement et 30000€ d’amende.

Celle-ci peut être portée à 3 ans d’emprisonnement et 45000€ d’amende lorsqu’il en résulte « soit la suppression, soit la modifications de données contenues dans le système, soit un altération du fonctionnement de ce système ».

Le hacker encourt également, au titre des peines complémentaires, la confiscation du matériel informatique qui a servi ou était destiné à commettre l’infraction. Il convient de préciser que le hacker engage sa responsabilité pénale mais également sa responsabilité civile. Il devra ainsi verser des dommages-intérêts à la victime pour l’indemniser.

Comment se prémunir d’une cyberattaque ? 10 Astuces simples à mettre en place :

1- Former vos collaborateurs : les failles les plus fréquentes sont celles causées par le comportement des collaborateurs qui facilitent l’intrusion des hackers dans le système informatique. La formation et la sensibilisation de TOUS les salariés de l’entreprise aux règles de sécurité SI, permet de mieux sécuriser leurs navigations internet ainsi que leurs outils informatiques (logiciels, ordinateurs, smartphones etc). Cet enjeu est encore renforcé par le développement du télétravail.

2- Contrôler les accès aux systèmes d’information : les accès aux systèmes d’information manquent parfois de contrôle. Une grande rigueur au niveau de ces accès peut aider à réduire le risque de cyberattaques. Par exemple : mettre en place des périmètres de confidentialité cantonnés au rôle du collaborateur, supprimer définitivement l’accès au SI des personnes ayant quitté l’entreprise etc.

3- Renforcer les mots de passe : les mots de passe sont les sésames d’accès aux systèmes d’information et aux données qu’ils abritent. Renforcez vos mots de passe en choisissant ceux qui ne pourront pas être devinés par une tierce personne (on évite donc tout mot de passe ayant un lien avec vous-même) ou par un outil informatisé. Les collaborateurs doivent être invités à faire de même et à changer régulièrement de mots de passe. 

4- Mettre en place une authentification multifacteurs : les pirates ont réussi à récupérer vos mots de passe ? En instaurant une authentification multifacteur, ceux-ci ne pourront pas pénétrer dans vos systèmes d’informations et vos ordinateurs même s’ils disposent des mots de passe. Cette précaution est particulièrement importante pour limiter les conséquences des tentatives de pishing. 

5- S’assurer de disposer d’une connexion sécurisée : cette précaution est devenue particulièrement cruciale avec le développement du télétravail. En effet, les collaborateurs connectent leurs matériels en dehors du réseau maîtrisé par votre DSI. Sensibilisez vos collaborateurs au risque de se connecter à un réseau Wi-fi ouvert ou non maîtrisé. Certaines entreprises imposent à leurs salariés de se connecter uniquement depuis leur domicile, via une connexion sécurisée.

6- Mettre à jour ses systèmes d’exploitation et ses logiciels : utiliser des systèmes à jour limite considérablement les risques de cyberattaque. En effet, les mises à jour permettent de corriger les éventuelles failles d’un ordinateur ou d’un programme. Si vous ne mettez pas à jour vos systèmes (logiciels, CMS etc), vous permettez aux pirates d’en exploiter les failles pour s’y introduire.

7- Utiliser des pare-feu et des antivirus : en détectant les logiciels malveillants, les antivirus et les pare-feu constituent des protections supplémentaires. Équipez-en les différents appareils connectés au réseau.  

8- Prévoir des sauvegardes des systèmes :  sauvegardez régulièrement tous les éléments utiles, qu’il s’agisse des données de vos logiciels, du contenu présent sur votre site web, ou encore de tous vos documents indispensables. En cas d’attaque, vous pourrez ainsi restaurer rapidement vos systèmes.

9- Être prudent avec les e-mails et pièces jointes : les e-mails sont des voies royales pour les cybercriminels. Pour éviter tout problème, n’ouvrez jamais la pièce jointe d’un mail transmis par un destinateur inconnu, ne cliquez pas non plus sur les liens et ne répondez jamais aux demandes d’informations confidentielles par retour de mail. Les fraudeurs se font parfois passer pour l’administration ou votre banque : en cas de doute, contactez vos interlocuteurs habituels. Les arnaques aux entreprises sont extrêmement fréquentes et de mieux en mieux ficelées.

10- Effectuer des audits de sécurité : n’hésitez pas à réaliser des audits de sécurité avec des entreprises spécialisées en sécurité des systèmes d’informations. Ces experts vous indiqueront toutes les failles et comment y remédier.

Si votre entreprise est victime d’une cyberattaque, vous pouvez prendre contact avec le Centre Opérationnel de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) : cossi[@]ssi.gouv.fr

Sources : ici et et encore .

Haut de page

Blog Entrepreneur du E-commerce