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OVH : « On Vous Habitue » … aux incidents. DOSSIER COMPLET sur l’incendie et les manquements relevés

Incendie OVH

La nouvelle avait fait le tour des ondes et glacé le sang de bon nombre de leurs clients. Un incendie s’était déclaré le mercredi 10 mars dans des locaux abritant des data centers OVH à Strasbourg. Le feu, déclenché dans la nuit aux alentours d’1h du matin, avait mobilisé l’intervention de 101 sapeurs-pompiers qui n’ont réussi à le circonscrire qu’au petit matin. Concernant la cause du sinistre, la piste accidentelle est privilégiée.

Un coup dur pour la French Tech et son fleuron valorisé à plus d’1 milliard d’euros.

Que s’est-il passé ? Quelles conséquences pour les clients de l’hébergeur Français ? Quels sont leurs recours ?

OVH : que sait-on de l’incident ?

Ce sont 3,6 millions de serveurs web qui sont tombés suite à l’incendie, soit 12 000 à 16 000 clients impactés. Le feu a pris dans le data center Strasbourg 2 (SBG2) qui a été totalement ravagé par les flammes. Dans le SGB1, quatre salles ont été détruites sur douze tandis que SGB3 et 4 n’ont été que partiellement touchés. Les serveurs détruits ont été remplacés par de nouvelles machines placées dans d’autres data centers OVH. Le vendredi suivant, le 19 mars, un nouveau départ de feu s’était déclaré au sein d’un conteneur hors tension du SGB1 du fait de batteries défectueuses.

La piste accidentelle est privilégiée.

Pour autant, il semblerait que cet incident ait été prévisible. En effet, une panne électrique provenant de la défaillance d’un automate avait déjà provoqué un dysfonctionnement dans le système de bascule vers les groupes électrogènes de secours et engendré une coupure de courant complète sur SBG1, SBG2 et SBG4 en 2017. Suite à cela la décision avait été prise de fermer les datacenters SBG1 et SBG4 au motif que « les containers maritimes n’étaient pas adaptés aux exigences du métier ».

Il était donc connu que le site de Strasbourg n’avait pas le même niveau de normes que les autres sites OVH. Pourtant, ces data centers sont restés actifs.  

Le datacenter SGB2 ne disposait pas d’un système d’extinction d’incendie automatisé alors que les datacenters sont généralement dotés d’un réseau de brumisateurs haute pression ou d’un système de diffusion de gaz inerte. Le réseau de brumisateurs permet de résorber les flammes sans noyer les machines sous l’eau tandis que le gaz vide les espaces d’oxygène pour étouffer le feu.

Or, chez OVH, la procédure en cas de départ de feu n’était pas automatisée mais manuelle. En outre, les techniciens présents sur place n’ont pas pu intervenir à temps. Rappelons que le SGB2, conçu en 2011, a été totalement détruit quand le SGB3, conçu en 2016 n’a subi aucun dommage. Leur conception sont totalement différentes, le SGB2 étant désormais dépassé. Le SGB2 comportait une tour auto-ventilée, système économique mais qui a créé un « effet cheminée » ayant aggravé la propagation des flammes. De plus le SGB2 disposait de planchers en bois qui auraient contribué à alimenter l’incendie. Enfin, et comme l’hébergeur l’avait déjà fait remarquer après l’incident de 2017, les containers maritimes ne sont pas adaptés [cette] l’activité. L’empilage de containers représente un risque car ces caissons maritimes recyclés favorisent la propagation du feu.

SGB2 comportait une tour auto-ventilée, système économique mais qui a créé un « effet cheminée » ayant aggravé la propagation des flammes.

La présence de batteries électriques près des serveurs est également un véritable problème. Dans les data centers classiques, celles-ci sont placées dans des salles coupe-feu car elles sont inflammables. Sur le site de Strasbourg, celles-ci étaient installées à proximité des baies de serveurs en dépit du risque d’explosion lié au dégagement d’hydrogène des batteries vieillies.

OVH ne répondait pas aux normes d’un data center standard.

Il semblerait, d’après les observations de certains professionnels du secteur, que le site de Strasbourg de l‘hébergeur OVH ne répondait pas aux normes d’un data center standard.

L’incendie et ses conséquences montrent les limites d’un modèle low cost éloigné des standards classiques, avec une offre d’infrastructure adaptée aux petits sites web.

A ce jour, l’enquête confiée à la sûreté du Bas Rhin privilégie la piste d’un ondulateur défectueux qui aurait provoqué le départ de feu.  En effet, les caméras thermiques des pompiers ont détecté deux ondulateurs en feu au sein de SGB2.  Ils avaient été remis en service l’après-midi même après une intervention de maintenance. Un ondulateur est un dispositif permettant de protéger les équipements électroniques notamment contre les risques de surtension. Il est encore trop tôt pour tirer de véritables conclusions.

Néanmoins, cette catastrophe montre qu’il est indispensable que l’hébergeur Français fasse évoluer ses standards, surtout lorsque l’on sait que l’incendie s’est déclaré deux jours après l’annonce du groupe de sa volonté d’entrer en Bourse !

Incendie OVH : quelles conséquences pour les clients ?

OVH héberge près des 2/3 de l’internet Français. L’incendie a touché 12 000 à 16 000 clients. Leur site Internet a été suspendu au moins une journée, et certains ne retrouveront pas leurs données.  Tous les types de clients sont impactés : petite ou grande organisation, entreprises comme collectivité, privé et public.

L’offre Private Cloud, pourtant positionnée haut de gamme, a été touchée de plein fouet. Malheureusement pour ces clients, des backups étaient bien effectués mais sur le même datacenter.

En effet, avant avril 2020, OVH ne proposait pas de service de backup déporté dans son offre Private Cloud. Pour les clients ayant souscrit avant cette date, l’option n’était pas activée. Conséquence pour les utilisateurs localisés sur SGB2 et ceux adossés à SGB1?

Leurs sauvegardes, gratuites comme payantes, sont irrécupérables.

D’autres offres que le Private Cloud sont concernées : hébergement web, services cloud public, serveurs privés virtuels ou encore Bare metal.  Octave Klaba, patron d’OVH, a été transparent à ce sujet. Il a donc invité les utilisateurs touchés à activer leur plan de reprise d’activité (PRA) qui est de la responsabilité du client final et non de l’hébergeur.

Il s’agit de la plus grande catastrophe numérique « industrielle » de l’histoire de la French Tech. Elle risque de ternir durablement son image, celle d’OVH et de dégrader la confiance des clients.

Rappelons que ce sont 3,6 millions de serveurs qui se sont retrouvés hors ligne, représentant 464 000 noms de domaine. D’après les chiffres de NetCraft, plus de 18 % des adresses IP OVH ne répondaient plus le 10 mars suite à l’incendie.

Au delà d’OVH, le sinistre pourrait avoir des conséquences pour l’image de l’ensemble des hébergeurs Français. Il s’agit d’espérer que cet incident ne pousse pas les clients d’OVH dans les bras des géants tels qu’Amazon Web Services, Google cloud ou encore Microsoft Azure. Certains professionnels du secteur indiquent devoir rassurer leurs clients inquiets, ce qui pourrait faire le jeu des géants mondiaux du Cloud.

En cas de perte de données : quel recours ?

L’article 7.7 des CGV (conditions générales de vente) d’OVH exonère l’hébergeur de sa responsabilité en cas de force majeure dont l’incendie fait partie. OVH s’engage simplement à informer les utilisateurs concernés des circonstances de l’évènement ainsi que de son évolution.

Seule porte de secours : si la situation dure plus de 30 jours, les clients peuvent mettre fin aux services librement.  L’entreprise s’exonère donc contractuellement. Toutefois, si l’enquête venait à démontrer une responsabilité interne de la part d’OVH, l’incendie pourrait perdre son caractère de force majeure et un recours de la part des clients serait alors possible. Or, de ce que l’on sait, l’enquête privilégie l’origine accidentelle.

D’autant que l’hébergeur propose des solutions pour éviter la perte de données en cas d’incident de ce genre. L’abonnement est un peu plus onéreux mais permet d’héberger ses données sur deux serveurs distants. Cet incendie montre l’importance de souscrire à ces services de sauvegarde sur des centres de données situés sur un autre périmètre, voire un autre hébergeur. Si le SLA (service level agreement) prévoit un dual site, c’est à dire une sauvegarde en temps réel sur un autre serveur, ce que l’on appel également une « redondance miroir », les données ne sont, normalement, pas impactées. La bonne pratique consiste à sauvegarder ses données à minima chez deux prestataires différents, éloignés géographiquement.

OVH ne saurait être tenu pour responsable de la perte des données car la sauvegarde ainsi que son paramétrage (type de données sauvegardées, fréquence) sont de la responsabilité du client. Aucune obligation légale n’oblige un hébergeur à proposer des solutions de sauvegarde. Les conditions d’utilisation d’OVH de serveurs dédiés précise que si un client ne souscrit pas à l’option payante, « aucune sauvegarde des données et contenus du client n‘est effectuée ». Ce qui est tout à fait légal. OVH n’est tenu que d’assurer et de maintenir les services en ligne. Sans souscription d’un service de back-up et sans mise en œuvre d’un PRA, la responsabilité de l’hébergeur ne saurait être engagée. 

Les clients de l’hébergeur ont toutefois obtenu un geste commercial, annoncé par Octave Klaba : 3 mois de services gratuits en cas d’une coupure de service et 6 mois en cas de perte de données. La facturation a été suspendue au 10 mars, date de l’incendie, pour tous les utilisateurs des services des datacenters situés sur le site de Strasbourg. De plus, des infrastructures alternatives leur sont proposés gratuitement sur d’autres data centers du groupe situés à Roubaix et à Gravelines. Pas sur que cette mesure compense le préjudice subit !

En théorie, la CNIL pourrait poursuivre OVH sur le fondement de « perte de disponibilité des données ». Mais il y a très peu de chance que l’organisme s’attaque au leader européen de données.   

RGPD : devez-vous notifier la CNIL en cas de perte de données ?

Le 22 mars, la CNIL a diffusé une note sur son site web pour rappeler les règles du RGPD en cas de perte de données personnelles. L’obligation est inscrite à l’article 33 du (Règlement Général sur la Protection des Données). 

Au sens du RGPD (entré en vigueur en mai 2018), la destruction temporaire ou définitive de données à caractère personnel, constitue une violation de données. Cette violation doit être documentée, c’est-à-dire que les responsables des traitements doivent rappeler les faits, ses effets ainsi que les mesures prises pour y remédier dans un registre interne. Les sous-traitants sont tenus d’informer leurs clients afin que ceux-ci remplissent également leurs obligations.

Dans certains cas, la CNIL doit être notifiée :

  • les données sont restées indisponibles pendant une durée suffisante pour engendrer un risque pour les personnes. Ce risque est évalué en tenant compte du type de données et des conséquences que peuvent avoir leurs pertes sur les personnes ( ex : les données de santé) ;
  • les données sont définitivement perdues.

Cette notification doit intervenir dans les 72h après la prise de connaissance au plus tard. En cas de notification tardive, les motifs de retard sont exposés.

En revanche, si un plan de reprise ou de continuité (PRA ou PCA) ont permis d’assurer la continuité des services et/ou les données personnelles ont pu être restaurées sans conséquence sur les personnes, il n’y a pas lieu de notifier la CNIL.

Ainsi, suite à l’incendie OVH, les utilisateurs concernés doivent obligatoirement contacter la CNIL.

Il est encore difficile d’évaluer la quantité de données perdues. En dépit du caractère catastrophique de l’incendie, cet incident aura permis de rappeler que les données sont physiques et qu’il est indispensable d’effectuer une sauvegarde sur un serveur local.
Quelles que soient les conclusions de l’enquête concernant l’origine de l’incendie, il est utile de prendre conscience que nul data center n’est totalement à l’abri d’un accident ou d’un acte de malveillance et que le backup local est encore la meilleure chance de ne pas se trouver dans une situation inextricable.

Sources là :

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SEA : open-bar pour les pharmacies en ligne !

Certaines professions sont réglementées ou font elles-mêmes partie d’un secteur qui l’est. Des produits, des services peuvent être encadrés, comme par exemple les médicaments.


C’est pour cette raison que depuis l’autorisation de la vente de médicaments sur internet (02 Janvier 2013), il n’était pas possible pour les sites Ecommerce d’utiliser les leviers marketing afin de faire la promotion de leur enseigne ou des produits qu’ils proposent à la vente.

Tout change à partir du 17 Mars 2021. En effet, le Conseil d’Etat a décidé d’autoriser le référencement payant aux pharmaciens. Ainsi les sites de vente en ligne de médicaments pourront développer leurs ventes, leur portefeuille clients par les moyens marketing déjà utilisés par la plupart des E-commerçants.

En France, c’est une avancée majeure, car d’autres membres de l’Union Européenne comme la Belgique ou encore l’Allemagne bénéficient déjà de ce « privilège » depuis 2003.

Selon le législateur, cette interdiction Française favorisait l’achat de médicaments sur des sites concurrents, notoirement étrangers, et qui ne possèdent pas la même réglementation appliquée sur notre territoire national.

Evidemment, c’est Google qui se frotte les mains avec l’arrivée prochaine de ces nouveaux annonceurs, de surcroît novices sur le sujet « Ads« , et donc en proie à tous les pièges en la matière.

Sources : Ici, et encore .

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JUSTICE : Un directeur d’entrepôt de Cdiscount mis en examen pour vol de données

C’est un évènement dont se serait bien passé le leader du Ecommerce Français. En effet Cdiscount fait l’actualité suite à un vol massif de données clients.

Le directeur d’un entrepôt logistique de l’enseigne de Ecommerce a été mis en examen pour « atteinte à un système de traitement automatique de données, vol de données, escroquerie et abus de confiance ».

Agé d’une quarantaine d’années, il a été mis à pied par son employeur, une procédure disciplinaire est en cours.

Il a été déféré et mis en examen par un juge d’instruction à Bordeaux, l’affaire est grave et concerne les données de 33 Millions de clients. Le cadre de Cdiscount, présumé innocent des faits qui lui sont reprochés, aurait tenté de revendre cette base de données sur le Darknet.

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Il a été placé sous contrôle judiciaire.

Cdiscount assure qu’aucune donnée de paiement électronique n’a été dérobée.

Néanmoins, on se souvient de l’affaire des données CB en 2016 où la CNIL avait rappelé à l’ordre l’enseigne de E-commerce pour le stockage non-sécurisé de données bancaires.

Les prix de bases de données email se trouvent entre 3€ et 500€ au CPM, le cadre du site Ecommerce aurait ainsi pu tirer entre 100K€ et 1 650K€ de son larcin. Pas anodin, mais totalement illégal.

C’est le service de sécurité du site Cdiscount qui a relevé le téléchargement en interne de cette base de données. L’alerte a aussitôt été donnée et une enquête interne avait été diligentée.

L’employé de Cdiscount risque 5 ans de prison et 375 000 € d’amende.

Sources : ici, , , et encore .

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Ecommerce : 112 Milliards d’euros de C.A en 2020, les derniers chiffres

La FÉdération de la Vente À Distance (FEVAD) vient de publier le bilan annuel du Ecommerce. Aussi, le C.A progresse encore pour atteindre 112 Milliards d’euros en 2020, un record.

Durant l’année 2020, la pandémie a rebattu beaucoup de cartes, mettant à mal notre économie et nos commerces qui peinent parfois à se digitaliser.

En outre, les secteurs du voyage et des loisirs se sont effondrés, sans perspectives d’un retour à la normale à court terme.

Cependant, les difficultés ont permis à des projets éco-responsables, solidaires ou locaux d’émerger, à l’instar de la plateforme « Frais et Local » dont le blog parlait déjà au mois de Janvier.

Depuis le premier confinement, les habitudes des consommateurs ont été modifiées. Dès lors, on constate une hausse des volumes de transactions en ligne de +8,5% sur l’année écoulée.

Nombre_d_acheteurs_en_ligne_par_pays
Nombre d’acheteurs en ligne par pays (derniers chiffres)

L’année précédente, le Ecommerce représentait 9,8% des ventes de détail, en 2020 il dépasse les 13%, même si cela reste encore très faible au regard des volumes globaux.

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Evolution du C.A Ecommerce en France depuis 2005

Si les ventes de biens progressent de +32% sur la période, la vente de services a chuté de -10%.

Pire, les secteurs comme le tourisme, les voyages, le transport sont totalement sinistrés avec une baisse d’activité en ligne de l’ordre de -41%.

Sources : Fevad, Statista et

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Economie : TOP 10 des pays d’accueil de projets d’investissements étrangers

top_10_pays_d_accueil_invetissements_etrangers

Certaines cartes seront rebattues dans les prochains mois, c’est inéluctable.

La pandémie a mise à mal les économies de nombreux pays, et certains acteurs économiques se remettront très difficilement de cette période.

En attendant voici les dernières tendances en matière d’investissements étrangers :

Rang Pays Montant en Milliards de dollars Evolution par rapport à N-1
1 Etats-Unis 251 -1%
2 Chine 140
3 Singapour 110 + 42 %
4 Bresil 75 + 26 %
5 Royaume-Uni 61 – 6 %
6 Hong-Kong 55 – 48 %
7 France 52 + 40 %
8 Inde 49 + 16 %
9 Canada 47 + 8 %
10 Allemagne 40 + 232 %


Sources : Le Point 2021 – N°2527 – Trésor.

 

 

 

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Ecommerce et grande distribution : le C.A des drives jusqu’à +80% !

Les_chiffres_des_drives

Il ne s’agit pas de pointer du doigt qui que ce soit. En pareille période opposer les uns aux autres est inutile.

Seuls l’effort collectif et la vision de l’intérêt général esquissent une éventuelle issue positive. Les débats stériles sur l’opulente croissance du Ecommerce sont mal argumentés, orientés et sont ensuite fréquemment démentis par les faits.

Le commerce s’adapte au Ecommerce et se digitalise… parfois un peu trop tard.

Il faut dire qu’il n’y a pas si longtemps que cela, le commerce regardait le Ecommerce avec un dédain affiché.

En 2009 par exemple, certains magasins d’accessoires moto s’offusquaient que leurs fournisseurs puissent également approvisionner des enseignes de Ecommerce.
Un certain nombre d’entre eux, usaient de leur influence (de part leur C.A en portefeuille) afin de faire pression sur les marques et les manufacturiers.
Le chantage de l’époque était : « si tu les livres, je ne te commande plus rien ! »

A cette époque, les fabricants de blousons, de casques et de gants de moto, ont pour la plupart cédé, et refusé de livrer les enseignes de E-commerce.

La situation a perduré jusqu’en 2011, au prétexte de voir leur parts de marché s’effriter. Ces pratiques anticoncurrentielles furent très néfastes pour le marché concerné, accélérant sa concentration et réduisant l’offre pour le consommateur.

Encore une fois, le problème était pris à l’envers, car il ne fallait pas empêcher cette nouvelle concurrence, mais au contraire l’anticiper en s’intéressant au sujet et en déployant à son tour une offre Ecommerce afin de conserver des PDM et même en gagner.

En outre, se sont les mêmes individus qui viennent aujourd’hui se plaindre d’une situation à laquelle ils auraient pu et dû régir 10 ans auparavant.

La palme de la digitalisation revenant à un acteur du retail moto depuis 30 ans qui rachète un site Ecommerce en 2012 pour le fermer en 2013 sans autre forme d’analyse. Un manque criant de vision !

Actuellement, le drive, le click and collect et les plateformes de shopping locales, se déploient partout dans les territoires avec plus ou moins de réussite, mais ces initiatives vont dans le sens de l’histoire et des attentes des clients.

En effet, les drives sortent du lot. Leclerc notamment, car l’enseigne avait initié le projet « Leclerc Drive » dès 2008 !

Enseigne C.A en Milliards d’€ Croissance
Leclerc drive 4,65 + 42%
Auchan drive
Chronodrive
1,6 + 34%
Carrefour drive 1,2 + 52%
Intermarché drive 1,1 + 80%
Courses U 0,9 + 51%

Alors tout n’est pas idéal dans le drive et l’on sent tout de même que parmi les enseignes, certaines ne sont pas tout à fait « prêtes » pour faire du Ecommerce.

Courses U par exemple dispose d’un fonctionnement aux antipodes des attentes du consommateur en matière de drive, car pour retirer une commande U il faut s’armer de patience :

Une fois sur place, il faut descendre de voiture, se rendre à l’accueil du drive et là déjà débute une première attente.

Ensuite une fois que c’est votre tour, ce n’est pas encore tout à fait gagné, il faut que l’agent U re-pointe tous les articles (deuxième attente), et vous encaisse (troisième attente).
Les chariots contenant les courses sont ensuite « passés » au client pour qu’il se rendre à son véhicule les charger par lui-même.
Cela n’a pas vraiment d’intérêt.

A l’autre bout, Leclerc Drive est complètement rôdé sur les procédures et ça va vite !

Heureusement, car lorsque le succès est au rendez-vous cela peut vite déborder à l’instar du drive de Fleury-les-Aubrais (45) où le succès du drive Leclerc est tel, que la queue de voitures s’allonge parfois jusque sur la route !

Si la prise de commande est rapide au drive et le retrait tout autant dans la plupart des enseignes, les ruptures de produits sont omniprésentes et les gammes fortement limitées et parfois arrêtées arbitrairement sans remplacement.

Carrefour propose la plus large gamme de produits disponibles mais les erreurs de stocks sont devenues la norme, les remplacements de produits pas toujours effectués ou mal remplacés, et les dates absurdes, où l’enseigne se moque parfois clairement du client.

La digitalisation des retailers n’est pas chose aisée, mais certains n’y mettent pas du leur. Prenons l’exemple de Conforama qui vend en ligne depuis quelques années et pourtant nous assistons encore à des constats qui n’ont pas lieu d’être :

Un client commande 3 articles sur Conforama.fr (des meubles), 3 frais de port sont facturés (un par article).
Conforama ne livrera qu’1 seul produit sur les 3, elle remboursera bien les 2 articles non-livrés mais pas les 2 frais de port à 130€ chacun.

Perte pour client : 260€.

En pareilles circonstances la confiance du consommateur envers l’enseigne est évidemment très fortement amoindrie.

Ces chiffres communiqués par les enseignes traduisent un changement dans les modes de consommation habituels, où dorénavant les clients recherchent davantage de facilité et de flexibilité pour effectuer leurs achats sans éluder le prix et la disponibilité bien entendu !

Sources : ici, et par ici

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Ecommerce : les paiements encore + sécurisés avec la DSP2

Avec le déploiement de la DSP2 au premier trimestre de cette année, la sécurité des achats sur internet passe une nouvelle étape, majeure, et s’en trouve renforcée.

DSP2

Aujourd’hui, lors d’une transaction sur internet, et lorsque le 3DS (3D Secure) a été paramétré par le site Ecommerce, il est demandé au porteur de la CB d’authentifier son achat. Cela peut se faire à l’aide d’un boîtier, d’un SMS envoyé sur son portable ou d’une carte à code…

Demain, avec la norme DSP2, cette procédure ne suffira plus, il conviendra d’authentifier son achat en ligne avec une reconnaissance faciale du porteur de la carte bancaire, ou avec son empreinte digitale. On parle d’ « authentification forte ». Le 3DS devenant obligatoire il ne sera plus débrayable comme cela est encore le cas sur certains TPEV.

La DSP2, n’est pas une nouveauté dans les projets en cours chez les ecommerçants. En effet le déploiement de la DSP2 s’effectue depuis Septembre 2019 et cela se passe plutôt bien, qu’il s’agisse du côté marchand ou client. Cela sécurise la transaction tant pour le porteur de la CB que pour le marchand.

En outre, ces dernières années, le phénomène du « je commande, je paie, je reçois et je fais opposition au paiement » s’est développé de façon importante (le blog en parlait déjà en 2017). Rappelons tout de même qu’il s’agit là d’un acte délictuel assimilé à un vol et pénalement réprimé de 3 ans de prison et 45 000€ d’amende.

A terme, la DSP2 devrait permettre une diminution de ces comportements et d’augmenter la confiance des consommateurs envers le Ecommerce.

Pour les retardataires, il devient urgent de faire le nécessaire, environ 20 000 sites Ecommerce ne sont pas encore prêts.
Message d'avertissement au sujet de la DSP2

Source : ici

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Avis Client : liberté d’expression ou diffamation ? Ce que dit la Loi

Liberté_d_expression

  1. On constate par exemple un client mécontent d’une enseigne qui va ensuite relater sa mauvaise expérience au travers d’un avis client négatif.

    La liberté d’expression c’est cela.

  2. On constate par exemple un client insatisfait d’une enseigne qui va ensuite relater sa mauvaise expérience au travers d’un avis client négatif.
    Mécontent de l’insuffisante visibilité de son avis, il en dépose plusieurs tout autant vindicatifs dans un objectif de « faire du mal » à l’enseigne.

    Le dénigrement c’est cela. La Loi puni le dénigrement d’1 an de prison et de 45000€ d’amende.

  3. On constate par exemple des avis anonymes, orduriers, injurieux et mensongers et ne disposant d’aucun élément factuel pour étayer les propos avancés.

    La diffamation c’est cela. La Loi puni la diffamation d’1 an de prison et de 45000€ d’amende.

  4. On constate par exemple un client insatisfait d’un site Ecommerce, il est remboursé par le marchand, mais juge que ce n’est pas suffisant. Il appelle à de nombreuses reprises le personnel pour l’insulter et l’invectiver, il inonde les services avec des mails malveillants et menaçants, il contacte les partenaires, clients et autres interlocuteurs du marchand afin de lui faire du tort.

    Le harcèlement c’est cela. La Loi puni le harcèlement d’1 an de prison et de 15000€ d’amende.

  5. On constate par exemple un client insatisfait qui pour le faire savoir va poster des dizaines voir des centaines de messages sur les forums, les réseaux sociaux et autres, faisant état de faits non vérifiés.

    La calomnie c’est cela. La Loi puni la calomnie de 5 ans de prison et de 45000€ d’amende, majorée à 250 000€ s’il s’agit d’une personne morale.

Alors avant de déposer un avis client où que se soit, assurez-vous de le faire en conformité avec la Loi.

Dans le cas contraire, vous vous exposez à des procédures rapidement coûteuses en frais d’avocat et en dommages, pour réparer le préjudice de l’entreprise ainsi lésée.

Un exemple concret ? Le responsable d’un hôtel a du indemniser, de sa poche, une entreprise à hauteur de 500€, car il avait adressé un simple mail diffamatoire à un interlocuteur de la société en question.

Un autre exemple ? La société Trustpilot a récemment été condamnée par le Tribunal de Commerce de Paris car la plateforme d’avis clients ne respecte tout simplement pas la réglementation en vigueur en France.

Trustpilot a par ailleurs été condamnée à retirer sous astreinte de 500 euros pas jour la page d’avis clients de la société plaignante à l’initiative de la procédure. L’entreprise n’avait jamais sollicité les services de la plateforme d’avis. Trustpilot devra indemniser la société plaignante à hauteur de 5000€. Lire la suite >>>>

Les paroles s’envolent, les écrits restent. Sur le net on écrit à l’encre indélébile.

Sources : ici et

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Ecommerce : C’est Noël TOUS les jours chez Planet’Puzzles !

Nous parlions déjà de Planet’Puzzle dans un article dédié après notre visite exclusive de l’année dernière.

A cette époque le C.A annoncé était de 8 Millions d’euros, il devrait dépasser 11 Millions d’euros cette année avec 25 salariés.

planet_puzzles

Planet’Puzzles bénéficie depuis le premier confinement d’un accroissement important de ses activités.

Cette croissance implique des approvisionnements récurrents de puzzles, qui parfois se tendent en dehors des frontières nationales.

Planet’Puzzles a choisi d’investir, dans une chaîne de production automatisée de puzzles afin de produire EN FRANCE les 3 marques de détenues par l’entreprise.

Accompagnée par une subvention de 650 000€ du plan de France Relance, l’usine verra le jour dans un bâtiment voisin de l’actuel entrepôt logistique afin de produire des puzzles Made In France.

L’entreprise a reçu la visite du préfet, Monsieur Laurent TOUVET. Il a été accueilli par Eric Lathière Lavergne, le fondateur et dirigeant d’Alizé Group, qui indique que depuis le discours d’Emmanuel MACRON et le premier confinement : c’est Noël tous les jours !

Ci-dessous le reportage dans l’entrepôt de Planet’Puzzles à Behren-Les-Forbach  (57) près de la frontière avec l’Allemagne.

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Création d’emplois : Ecommerce ou Retail ? Les réponses

Ecommerce_vs_retail

Depuis plusieurs semaines, nous constatons une propension de la part de Mounir Mahjoubi à vouloir en découdre avec Amazon. L’ancien secrétaire d’Etat au numérique sous François Hollande, se trompe à la fois de cible et dans ses calculs.

Monsieur Mahjoubi part du principe qu’un salarié du commerce physique fait 2 fois moins de chiffre d’affaires qu’un salarié d’Amazon.

Il “imagine” alors que 2 postes du commerce de proximité se trouveraient supprimés à l’avantage d’1 poste créé en E-commerce.

Raisonnement assurément FAUX.

La conclusion semble pourtant établie, car le problème ne vient pas d’Amazon ou d’autres enseignes digitales, mais simplement du manque de productivité de nos commerces par rapport au E-commerce.


Une entreprise moins productive qu’une autre ne doit pas forcément disparaître, elle doit se réinventer.

A l’instar de l’hippomobile, les métiers oubliés de palefrenier,  de cochet, d’écuyer, etc…ont aujourd’hui disparu ou ils ont été transformés, au profit de nouveaux emplois dans l’automobile : mécanicien, chauffeur, agent de station service…etc.

Tout cela est donc parfaitement normal et va dans le sens de l’Histoire.

Guy de Maupassant fustigeait la Tour EIFFEL qu’il trouvait « horrible », finalement la tour est devenue un lieu incontournable de Paris et les quarante sept signataires de la tribune qui dénonçait en 1887 la construction de la Tour ont presque tous été oubliés, contrairement à la Tour 😉

Avec le numérique tout est plus simple pour améliorer la productivité d’une entreprise, le confort des salariés et des postes de travail ; mais aussi développer le C.A, gérer le SAV, le ROI, optimiser la supply chain, et l’ensemble des KPI propres au E-commerce.

Les détracteurs du E-commerce qui avancent sous cet angle du débat sont clairement ignorant du sujet.

Plutôt que de pointer du doigt ceux qui font le travail d’optimiser leurs coûts, leur compte de résultat, tout en digitalisant leur modèle, il conviendrait davantage de relever l’immobilisme des autres depuis 20 ans !

Le Ecommerce croît, mais il ne remplacera pas le commerce traditionnel, et pourtant il est perçu comme un prédateur par certains désinformés. Pourtant, les complémentarités Ecommerce / Retail sont évidentes et factuelles depuis des années dans des milliers de points de vente, et partout dans les territoires.

On observe ainsi que 74% des consommateurs se seraient rendus en magasin si le produit recherché était indisponible sur Internet. C’est donc la facilité d’achat qui est privilégiée par le consommateur.

Il est certain que sur ce point le Ecommerce a de sérieux avantages   : aucune difficulté pour stationner, pas de souci d’horaires d’ouverture, facilité pour comparer les offres, simplicité pour se faire livrer où souhaite le client, pas ou peu de contacts physiques…).

A un moment le client fait un choix de raison : Pourquoi irait-il s’embêter à sortir le vélo, la voiture ou prendre le bus pour aller acheter un lave-linge qu’il ne pourra pas transporter seul ? Il devra en plus louer un camion 2 heures et le rapporter, il risque de casser le matériel et de se blesser, sans compter le parking ou le ticket de bus lors du déplacement initial.

Cependant, le magasin de proximité conserve des atouts : il peut facilement proposer des upsell, et apporter une vraie différenciation au consommateur par les conseils et les services associés. Il peut thématiser son magasin et créer de véritables univers qui changent au fil des semaines.

C’est aussi cela le commerce : aimer et animer son point de vente.

Les clients doivent trouver un intérêt pour se rendre en magasin autrement que pour retirer un colis, mais là c’est au commerçant de faire du commerce !

Il est à noter une hausse de C.A de près de 15% pour les commerces digitalisés.

Par ailleurs, 68% des commandes enregistrées sur internet sont livrées en magasin de proximité… se sont donc des flux de clients et prospects intarissables pour les commerçants ! Charge à eux de faire du commerce pour les monétiser.

Les responsables politiques qui jugent “médiocres” ou “bas de gamme” les emplois générés par le Ecommerce devraient s’abstenir de mépriser ainsi ces travailleurs, car ils participent et contribuent comme les autres actifs au fonctionnement du pays.

Concernant l’emploi justement, 54% d’e-commerçants ont embauché en 2019 (contre 51% en 2018), c’est environ 200 000 emplois qui sont créés chaque année par le secteur du Ecommerce.

Pour Amazon, les embauches « explosent », c’est factuel et incontestable, avec plus de 400 000 embauches en 2020.

Enfin, le commerce de proximité jouit d’une zone de chalandise qui lui est propre, cela lui permet d’avoir des visiteurs “naturellement” dans le point de vente.

Contrairement au Ecommerce.

Les frais marketing, de référencement pour attirer des visiteurs, sont extrêmement coûteux et nuisent évidemment à la rentabilité de ce type d’activité, tout comme la réglementation propre à la vente à distance.

..remettre l’église au milieu du village…

Pour aller plus loin : Ecommerce vs Commerce : qui perd gagne ?

Sources : ici et

Puis les effets d’annonce concernant un sujet qui n’est pas maîtrisé par ceux qui en font état, sont dévastateurs en matière d’image et de crédibilité. De la même manière que sur de nombreux sujets, certains usent d’ultracrépidarianisme pour se faire remarquer sur les réseaux… Cela n’apporte rien au sujet, si ce n’est des mensonges et une vision faussée de la vérité qu’il s’agisse d’Amazon ou du Ecommerce en général.

En outre, le « ruissellement » souvent évoqué, concerne non seulement la création effective d’emplois, mais aussi les entreprises auxquelles les leaders du Ecommerce font appel, à l’instar d’Amazon pour Engie.


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