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SEO : WeRankBox, bonne ou mauvaise idée ?

On pourrait se dire qu’il est temps d’arrêter de jouer et de siffler la fin de la récréation. Mais non, les innovations en matière de SEO black hat continuent car il s’agit bien de cela lorsqu’on cherche à tromper Google.

Aujourd’hui, nous nous intéressons à WeRankBox, une société créée par Eddy BEGHENNOU qui propose un petit boîtier pour tromper Google en simulant les actions d’un internaute dans les résultats de recherche.

L’idée est simple :

Eddy BEGHENNOU a développé la rankbox, un boitier comprenant un raspberry Pi4 dans le but de faciliter les référenceurs à maximiser leur taux de clics et d’effectuer des requêtes sur GOOGLE pour le compte des membres qui possèdent une Rankbox. Il y a actuellement 80 clients en bêta-tests en France principalement.

Les fonctionnalités de la rankbox :

  • Cliquer sur le site demandé dans la SERP (Search Engine Result Page).
  • Le robot de la rankbox peut être configurer pour suivre un chemin précis vers un site et rester un temps minimum sur chaque page.

L’idée c’est que le robot ait un comportement similaire à l’humain.

En résumé, le coût de la solution pour les bêta-testeurs c’est :

  • 110 euros au départ puis achat de crédits par mois avec un montant minimum de 15 euros.

Les crédits correspondent à des forfaits en minutes.

Exemple : 15 euros correspond à 500 minutes

  • L’entreprise offre 2500 minutes par mois à chaque testeur ce qui pourrait engendrer 80 visites par jour.

A la différence de ses concurrents, WeRankBox utilise le réseau d’adresses IP résidentielles sur lesquelles sont branchés les rankbox. Les visites proviennent donc de réelles adresses IP et de réels historiques.

Laurent TULPAN (manageur de projets chez Coeurduweb.com) et Olivier ANDRIEU (fondateur d’Abondance) qui sont des bêta-testeurs ne semblent pas totalement convaincus par cette idée et la qualifient même de Black Hat.

Ces experts du SEO expliquent que ce type de pratiques se voient de plus en plus dans les communautés SEO. Selon eux, cela fait partie des pratiques de triches dites institutionnalisées qui visent à travailler la forme plutôt que le fond (qualité des sites, contenus, aspects).

Olivier ANDRIEU espère même que ces pratiques déloyales et anti-concurrentielles seront décelées par GOOGLE pour y mettre fin.

Emmanuel DE VAUXMORET lui aussi bêta-testeur atténue ce propos en précisant que 95% de leurs métiers sont de l’ordre du Black Hat.

L’optimisation du taux de clic développé par l’entreprise WeRankBox compartimente les référenceurs. On peut donc l’associer à une méthode de ranking qui est une pratique managériale qui tend à évaluer puis classer les collaborateurs afin d’éliminer les moins performants.

Olivier ANDRIEU n’avait jamais vu une pratique similaire jusqu’à maintenant où le taux de clic impacterait le référencement. Cependant il avance que cela pourrait être utile sur certains sites comme Google Maps qui change ses données en fonction des intérêts des internautes.

Quant à Laurent TULPAN, il pense que cela pourrait fonctionner sur des petites requêtes.

Et quand est-il de la sécurité du dispositif ?

Selon Eddy BEGHENNOU, le système développé n’est pas piratable. Cependant, si un outil malveillant venait à se mettre sur l’une des rankbox, l’ensemble des rankbox serait impacté.

Entre les plateformes d’achats de liens de mauvaise qualité, quasi-industrielles aujourd’hui ; et ce type de pratique où l’on oublie totalement le fond : qualité du contenu, pertinence des résultats pour l’internaute, les SERPs risquent d’être polluées par des résultats qui n’ont aucun intérêt.

Puis, métaphoriquement cela revient à travailler pour préparer des anti-sèches lors d’un examen, alors qu’il suffisait simplement d’étudier.

A déconseiller.

Source ici et là.

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