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Ecommerce vs Commerce : qui perd gagne ?

« Amazon emploie plus 10 000 salariés en France . 210 000 entreprises Françaises vendent leurs produits [sur] Amazon. »

Conséquence de la Saison 2 de ce nouveau confinement, les magasins de proximité « non-essentiels » sont dans l’obligation de fermer.

Le Ministère de l’Économie, représenté par Bruno Le Maire, et les Villes incitent ces enseignes à recourir le plus possible à la vente en ligne.

La Fédération du e-commerce et de la Vente À Distance (FEVAD) incite également les petits commerces à se digitaliser afin de pénétrer le marché du E-commerce pour tenter de compenser la perte de C.A suite aux fermetures des magasins.

En outre, des plateformes de e-commerce, à l’instar d’Ebay et de Cdiscount, permettent à ces boutiques d’intégrer leur marketplace rapidement et à un coût très faible.

Pour le commerçant présent sur une marketplace cela apporte immédiatement :

  • De la visibilité locale, nationale et internationale ;
  • Du C.A ;
  • De la notoriété, du branding ;
  • Du volume d’achat afin d’obtenir de meilleures conditions d’achat ;
  • De la marge

Seulement si le Ecommerce semble accessible à tous en mettant en ligne son catalogue produit, la réalité est toute autre.

D’une part, l’ouverture d’un site Ecommerce et/ou la vente à distance de biens et services sont soumis à la réglementation qui s’y rapporte, comme notamment la réglementation sur la protection des données, le délai de rétractation ou encore les modalités de remboursement propres à la vente à distance.

D’autre part, la vente par internet n’est pas “innée” ou “facile”. Il convient d’en maîtriser les codes, les outils, les leviers d’acquisition et de rentabilité. Tout un art comme avec le SEO ou le SEA 😉

L’éternelle opposition entre Ecommerce et Commerce traditionnel, est assurément obsolète tant la complémentarité des deux est avérée depuis des années.

Seulement si les difficultés actuelles sont réelles, elles ne sont pas le monopole du commerce de centre ville.

Par ailleurs, il est surprenant pour un esprit citoyen, de constater des édiles passer outre la Loi et les décrets Étatiques.

Les contestations des Maires concernant la fermeture des points de vente non essentiels, avec la prise d’arrêtés locaux, ne vont ni dans le sens de la Loi, ni dans une vision sérieuse des responsabilités d’un Maire envers ses administrés ; mais bien vers une démarche clientéliste et illégale. Consternant.

Puis ces édiles qui réclament aujourd’hui la réouverture des magasins de proximité oublient qu’ils sont indubitablement à l’origine de la désertification des centres-villes dont ils ont pourtant la responsabilité :

Difficultés pour se déplacer, suppression des places de parking, insécurité, impossibilité de transporter facilement les achats effectués, stationnement onéreux, limité ou inexistant, obstacles sur les voies de circulation, …etc..

Tout a été pensé pour faire fuir le consommateur du centre-ville.

Certains Maires comme David LISNARD souhaitaient la mise en place d’une taxe Ecommerce pour tenter de contrebalancer leur pitoyable gestion de l’espace public.
Tout a été pensé pour faire fuir le consommateur du centre-ville.
S’il y parvient c’est au prix d’efforts considérables alors même que les
centres commerciaux proposent de grands parkings où il est facile de se garer, GRATUITEMENT, des chariots pour transporter facilement ses emplettes, parfois même des agents, des voies d’accès adaptées..;etc…

Il n’est guère étonnant dans ces conditions de voir les rideaux de fer se baisser définitivement.

Par contre, en ville, on peut faire du vélo, y’a des pistes cyclables partout !

Seulement pas sûr que cela suffise à faire vivre les commerçants cet hiver lorsque les pistes cyclables foisonnantes dans les métropoles seront désertées après les premières gelées.

En outre, le Ecommerce n’est pas un nouveau canal de distribution, même s’il est beaucoup plus récent que le Commerce. Seulement on voit mal comment les “anciens” auraient pu se laisser dépasser les plus jeunes, sauf à avoir manqué de discernement et de clairvoyance.

Il est aujourd’hui nécessaire de s’interroger sur la part de commerçants ayant digitalisé leur point de vente.

  • Quelle part de magasins de proximité possèdent un site internet ou vitrine ?
  • Quelle part de magasins de proximité ont activé leur page Google My Business ?
  • Quelle part de magasins de proximité ont activé le click en and collect depuis le confinement saison I ?
  • Quelle part de magasins de proximité ont une page sur les réseaux sociaux et l’animent ?
  • Quelle part de magasins de proximité disposent d’un fichier clients à jour et exploitable pour des actions commerciales ?

….etc…la base. Le blog en parlait déjà là.

Avant d’exiger la fermeture de rayons dans les hypers au détriment des clients, des taxes et autres demandes vengeresses à l’encontre des acteurs du Ecommerce, il serait aussi intéressant, pour le commerçant, de s’interroger sur les actions à entreprendre individuellement pour s’adapter à la situation actuelle.

Ce ne sont pas les outils, les moyens, et les aides qui manquent… peut-être la volonté ?

Aujourd’hui il existe des solutions pour digitaliser les commerces de proximité, à l’instar d’initiatives comme « MaVilleMonShopping » :

mavillemonshopping

 

mavillemonshopping_2

 

Amazon emploie plus 10 000 salariés en France […], 210 000 entreprises Françaises vendent leurs produits [sur] Amazon.

 

Par ailleurs, ceux qui fustigent Amazon en cette période difficile, oublient que non seulement Amazon emploie plus 10 000 salariés en France mais que plus de 210 000 entreprises Françaises et entrepreneurs Français vendent leurs produits par l’intermédiaire de la marketplace Amazon, cela sans compter les sous-traitants de ces derniers.

La complémentarité Ecommerce/Commerce traditionnel se vérifie chaque jour

 

Enfin, avant de conclure ce post, qui n’est pas une plaidoirie pour tel ou tel camp, il est bon de rappeler que la complémentarité Ecommerce/Commerce traditionnel se vérifie chaque jour.

Par exemple, dans les points relais de ces dizaines de milliers de magasins français où transitent chaque année des millions de colis, se sont autant de clients et de prospects pour ces commerçants. A cela s’ajoute une commission sur chaque envoi traité. La monétisation est assurée.

Puis, des mesquins croient être audibles en venant parler aujourd’hui des “petits commerces”… 

Ceux-là même qui défendaient hier le droit de manifester en pillant les magasins, en saccageant les devantures, en brisant les vitrines, en molestant les employées… Ces pyromanes ont la mémoire courte et devraient s’abstenir aujourd’hui de tout commentaire sur ces sujets.

Sources ici et

MAJ du 05/11/2020 : Réaction de Cédric O (secrétaire d’État en charge du numérique)

MAJ du 18/11/2020 : Article concernant la création d’emplois chez Amazon

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