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Dropshipping : Quelles sont les 5 choses à savoir avant de vous lancer ?

Selon une étude de Grand View Research, la taille du marché mondial du dropshipping devrait atteindre les 557,9 milliards de dollars d’ici à 2025. Vous souhaitez profiter de ce fabuleux essor pour lancer votre boutique e-commerce en dropshipping ?

Ne nécessitant que peu d’investissement et une logistique très simplifiée, le dropshipping séduit de nombreux entrepreneurs chaque année. 

Que devez-vous savoir avant de vous lancer dans le dropshipping ?

Dropshipping

Qu’est-ce que le dropshipping ?

Le « drop shipping » est un terme anglais pouvant se traduire par “livraison directe” en français. L’idée n’est pas nouvelle et ne date pas d’internet ! En effet, ce business model a émergé dans les années 60 avec la vente par correspondance. Il s’est bien entendu développé avec l’arrivée du web et des grandes marketplaces tels qu’Amazon et Ebay pour devenir ce que l’on connaît aujourd’hui.

Le dropshipping un système tripartite composé du client final, du dropshipper et du fournisseur.  Le dropshipper s’occupe uniquement de choisir les produits qu’il souhaite proposer aux clients finaux et de générer un maximum de ventes. Son cœur de métier est la vente/distribution de marchandises.

Comment fonctionne le dropshipping ?

  1. Les internautes (clients finaux) naviguent sur la boutique en ligne du dropshipper et choisissent de commander un ou plusieurs produits proposés ;
  2. Le dropshipper reçoit une alerte lorsqu’un internaute passe une commande. Il passe alors commande du produit à son propre fournisseur. Subtilité : il ne fournit pas son adresse, mais directement celle de l’internaute (client final);
  3. Le fournisseur prépare et expédie la commande au client final à l’adresse fournie par le dropshipper.

Ainsi, avec le dropshipping, le e-commerçant peut créer son site e-commerce :

  • sans investissement,
  • sans stock,
  • sans avoir à gérer la partie expédition/ livraison,
  • sans invendu.

Lancer une activité de drop-shipping : 5 points d’attention

1- Le choix de vos fournisseurs est essentiel

Le choix de votre fournisseur est crucial. Rappelez-vous que le dropshipper n’est pas en charge de la livraison, mais uniquement de la vente. Cependant, si un produit n’arrive pas, arrive en retard ou endommagé, le client final ne se retournera pas contre le fournisseur qu’il ne connaît pas, mais bien contre le dropshipper. Ainsi, même si le dropshipper n’est pas en charge de la livraison du produit, même s’il n’est pas responsable de la qualité de celui-ci n’en étant pas le fabricant, il reste responsable du SAV (service après-vente) en qualité de vendeur. C’est bien lui qui est en front avec les clients finaux, pour le meilleur comme pour le pire !   

Or, une mauvaise expérience d’un client peut ternir la réputation du e-commerçant via la rédaction d’un avis négatif sur les plateformes de gestion des avis en ligne (avis vérifiés, Google, trustpilot etc.) et/ou sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram etc.). Les enjeux concernant le service client sont très importants en dropshipping. 

Un conseil pour maintenir un haut niveau de SAV sans avoir de contrôle sur la logistique :  prenez connaissance des modalités de gestion des retours et de la politique de SAV des fournisseurs et adaptez vos conditions de vente en fonction :

  • Délai de retour du produit,
  • Conditions d’acceptation d’un retour par le fournisseur,
  • Délai de rétractation suite à une vente,
  • Délai de livraison du fournisseur,
  • Gestion du processus de retour des produits etc.

Pour sélectionner le bon fournisseur de dropshipping, vérifiez avec une grande précaution :

  • la qualité des produits proposés ;
  • la confiance accordée au fournisseur par les autres dropshippers (faites-vous un réseau fiable!) ;
  • le processus logistique ;
  • les politiques de retour des produits,
  • les modalités de livraison/expédition.

De votre côté, pour gérer efficacement votre catalogue et ne pas proposer des produits épuisés, vérifiez régulièrement auprès de vos fournisseurs que ceux-ci ont bien en stock.

2- Une activité de dropshipping ne se construit pas en un jour

Le succès en dropshipping est rarement immédiat. Il ne suffit pas de créer votre boutique e-commerce, puis d’attendre l’internaute. En effet, vendre sur internet demande des efforts continus pour rendre votre site visible, travailler sa notoriété et son attractivité, ainsi que pour créer un parcours d’achat capable de transformer vos visiteurs en acheteurs.

Réussir en dropshipping demande de mettre en place de nombreuses actions dans le domaine du référencement naturel (SEO) et référencement payant (SEA), du marketing (rédaction de contenu, événements digitaux comme des webinars etc) et de la communication. Vous devrez particulièrement :

Travailler sur la visibilité de la boutique en ligne

La visibilité d‘un site e-commerce passe notamment par : 

  • Axer vos efforts sur le référencement naturel (SEO) du site e-commerce en travaillant les mots-clés les plus susceptibles d’être recherchés par vos clients cibles,
  • Utiliser le levier du SEA (Search Engine Advertising) qui consiste à placer une annonce publicitaire sur les moteurs de recherche (par exemple avec Google Ads) ou les réseaux sociaux,
  • Être actif sur les réseaux sociaux (Tik-tok, Instagram etc, selon où votre cible est la plus active) etc.

Réfléchir à l’ergonomie du site e-commerce et au parcours d’achat

Votre objectif est de faciliter la navigation des internautes, et de leur rendre leur expérience d’achat la plus SIMPLE possible. Construisez votre tunnel de vente en pensant, à chaque étape, à l’expérience utilisateur : accès à des fiches produits détaillées illustrées de photos, accès aux informations essentielles (livraison, condition de retour, frais de port etc.), possibilités de payer avec plusieurs moyens de paiement, panier d’achat facile à utiliser, éviter les bugs au moment du paiement etc …

Mettre en place un accompagnement client

Certes, le dropshipper a cet avantage de ne pas avoir besoin d’être présent dans sa boutique pour vendre. Toutefois, cela ne le dispense pas de travailler en amont pour mettre en place tout un panel de dispositifs visant à aider le consommateur dans ses choix : chatbot à disposition des utilisateurs pour les questions fréquentes, aide en ligne (FAQ), documentation spécialisée comme des guides pratiques, des comparatifs etc. Ces contenus sont également essentiels pour améliorer votre référencement naturel (à condition de bien les optimiser!)

3-  Le choix du marché ou de la niche est crucial

La concurrence est devenue très rude dans le dropshipping. Si vous décidez de vous lancer, le plus simple est d’éviter les secteurs ultra-concurrentiels sur lesquels vous aurez toutes les peines du monde à exister, notamment face à des poids-lourds.  

Pour se démarquer, il est vivement conseillé aux dropshippers débutants, de réfléchir à un produit différenciant et/ou à une niche rentable.

Comment trouver les marchés potentiels ?

  • Vous pouvez observer les tendances Google trends, analyser les mots-clés de la concurrence ou encore étudier les tendances Facebook. Cela vous renseignera sur les besoins des internautes qui ne seraient pas encore pleinement satisfaits ;
  • En choisissant un secteur qui vous passionne et dans lequel vous vous sentez à l’aise : vérifiez que vous n’êtes pas seul à avoir cet intérêt, qu’il existe déjà quelques concurrents, que des communautés sur le web (forum, groupe facebook etc.) pourraient être séduites par votre idée. 

Pour savoir si le marché sur lequel vous désirez vous placer offre des perspectives de développement, la meilleure solution est de réaliser une étude de marché. Cette étape indispensable vous renseignera à la fois sur l’état de la concurrence et l’existence ou non d’acheteurs potentiels pour vos produits. A moins d’avoir une idée réellement disruptive, laissez tomber les marchés déjà saturés.

4- Le dropshipping et les marketplaces sont deux concepts différents

Si, les principales marketplaces utilisent le modèle logistique du dropshipping, les marketplaces et les dropshippers ayant délégué la gestion de la logistique aux fournisseurs tiers, il s’agit de deux dispositifs bien différents.

Les maketplaces (places de marché) sont des services d’intermédiation commerciale. Il s’agit  de sites e-commerce multivendeurs mettant à disposition des espaces de vente. Ces plateformes web regroupent en un même « lieu » virtuel des offres concurrentes, qu’elles soient :

  • spécialisées sur une verticale comme Airbnb ou Booking pour la location de biens touristiques par exemple ;
  • ou généralistes comme Ebay, CDiscount ou encore Amazon Marketplace.

Leur modèle économique repose sur le prélèvement d’une commission sur les transactions réalisées par les vendeurs. Les acheteurs, de leur côté, savent pertinemment que la marketplace n’est pas le fournisseur du produit, qu’elles agissent comme un « tiers de confiance » dans le processus de vente.

En revanche, lorsqu’un consommateur achète sur un site e-commerce de dropshipping, il ne sait pas que le vendeur ne possède pas son produit en stock, et qu’il va devoir passer commande auprès d’un fournisseur. Alors que certains acheteurs utilisent les marketplaces pour comparer les produits avant de contacter les fournisseurs directement pour avoir de meilleurs prix, ils ne sont pas en mesure de le faire chez un dropshipper. A la différence des marketplaces, les sites de dropshipping misent en règle générale sur une identité propre et développent un marketing spécifique autour de leur ligne de produit et de la marque.

5- La micro-entreprise n’est pas forcément le meilleur statut juridique pour se lancer

En achat-revente, l’abattement forfaitaire est de 71% pour prendre en compte les frais du micro-entrepreneur dans le calcul de son impôt sur le revenu. Il est vrai que le dropshipping est réputé pour permettre de limiter les investissements : pas de local commercial physique et pas de stocks. Comparé à un commerce classique, les dépenses sont limitées.

Cependant, comme nous l’avons vu, mettre en place un site e-commerce attractif et le maintenir peut nécessiter des investissements : publicités, rédaction de contenu, maintenance technique du site etc.

Or, en micro-entreprise, vous ne déduisez pas les frais réels. Tout est affaire de calculs : si vos frais dépassent 71% de votre chiffre d’affaires (achat des produits, maintenance du site web, frais de développement, rémunération de salariés etc) : pensez plutôt à créer une société comme une SASU ou une EURL.

En créant une société il sera plus facile de convaincre d’éventuels partenaires financiers comme les banques, mais aussi de vous associer dans l’avenir. 

Sources : ici et , et encore et dans le livre Ecommerce.

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