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Comment utiliser l’IA (intelligence artificielle) dans les avis clients ?

Après avoir testé cette nouvelle technologie depuis le mois de juin, le géant du e-commerce Amazon officialise l’utilisation de l’IA générative pour les commentaires et les avis en ligne concernant les articles disponibles sur sa plateforme.

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Ce déploiement concerne actuellement un échantillon d’acheteurs aux États-Unis et uniquement sur l’application mobile.

Comment l’IA générative peut-elle améliorer l’expérience utilisateur des consommateurs ? Pourquoi et comment intégrer l’intelligence artificielle générative dans les avis clients ?

1- Qu’est-ce que l’IA générative ?

L’intelligence artificielle générative est une sous-section de l’intelligence artificielle. Elle s’en différencie par sa capacité à créer des œuvres inédites, de manière pleinement autonome.

L’IA générative a été rendue possible par l’utilisation de la technologie GAN (réseaux antagonistes génératifs). Cette forme d’IA a conduit à la démocratisation de l’utilisation de cette technologie au plus grand nombre alors qu’elle était autrefois réservée à des spécialistes. ChatGPT d’open AI en est l’exemple le plus parlant : cette IA conversationnelle est utilisable et compréhensible par un large public.

Mais qu’est-ce que l’Intelligence Artificielle générative ? Comment fonctionne-t-elle ? Concrètement, l’IA générative désigne à la fois des algorithmes d’intelligence artificielle et de machine learning. Le machine learning correspond, lui aussi, à une sous-catégorie de l’intelligence artificielle. Il consiste à laisser des algorithmes découvrir des motifs récurrents dans des ensembles de données. Ces algorithmes fonctionnent par apprentissage pour améliorer leurs performances dans l’exécution des tâches demandées.

En utilisant des contenus existants pour leur apprentissage, l’IA et le machine learning parviennent à en générer de nouveaux. Il s’agit non seulement de textes mais également d’images, de vidéos ou même de sons. L’IA générative se base sur des modèles stockés dans une base de données pour créer un nouveau modèle similaire.

D’une part l’intelligence artificielle enregistre et analyse les informations. D’autre part, elle produit de nouveaux calculs basés sur ces apprentissages. Cela lui permet de restituer des solutions selon les problèmes que nous lui soumettons.

2- Pourquoi intégrer l’IA générative dans les avis clients ?

L’IA générative permet de créer des contenus, des sons ou encore des images. Mais pourquoi l’utiliser au service des avis clients ?

IA générative : l’exemple d’Amazon

En e-commerce, les avis clients sont essentiels dans la prise de décision d’achat. Cependant, les consommateurs éprouvent parfois de la difficulté à s’y retrouver, notamment lorsqu’un article compte des milliers d’avis différents. Par exemple, le site e-commerce Amazon a reçu 1,5 milliard d’avis en 2022, venant de 125 millions de clients différents. Cette data est très précieuse, mais compliquée à exploiter.

Or, le géant du e-commerce a souhaité rendre les avis plus pertinents et précis pour ses e-clients. La note moyenne d’un produit donne une idée de sa qualité mais ne fournit aucun détail sur son fonctionnement, ses caractéristiques, ses points forts et ses points faibles. Il faut alors fouiller les avis des clients pour trouver les informations utiles. Pour éviter que les prospects n’aient à se « coltiner » la lecture de tous les avis du site, Amazon a intégré l’IA générative sur sa plateforme.

Pourquoi intégrer l’IA sur une plateforme de e-commerce pour les avis clients ? Tout simplement pour créer des résumés de ce que les consommateurs ayant acheté le produit en ont pensé. L’IA passe au crible les avis et détecte ce que les clients ont aimé et ce qu’ils n’ont pas aimé. De plus, cette fonctionnalité permet de faire remonter les commentaires mentionnant les caractéristiques d’un produit recherché par l’internaute pour savoir ce que les clients en ont pensé. Par exemple, un internaute cherchant à connaître la facilité d’installation d’un produit peut faire remonter les seuls avis y faisant référence.

Amazon a indiqué que les résumés ne se basent que sur des avis vérifiés de consommateurs ayant réellement acheté le produit en question. Pour ne pas tromper les internautes, la mention « Généré par l’IA à partir des avis clients » figure sous les résumés. Bien entendu, tous les avis clients originaux restent accessibles.

Amazon entend utiliser l’intelligence artificielle pour améliorer l’expérience client et faciliter sa prise de décision. Cependant, si le mastodonte du commerce en ligne a fait les gros titres, d’autres sites e-commerce empruntent déjà ce chemin.

D’autres exemples d’intégration de l’IA générative dans les avis en ligne

Le site e-commerce Newegg

Spécialisé dans l’informatique, Newegg a annoncé utiliser ChatGPT pour condenser les avis clients sur sa boutique en ligne. Cette fonctionnalité innovante est appelée Review Bytes.

Il s’agit de résumés d’avis générés par IA mettant en évidence les avantages et les inconvénients de chaque produit. Ces résumés d’avis sont affichés sur les fiches produits pour offrir aux internautes un panorama synthétique des divers avis déposés par les clients.

La génération des Reviews Bytes se base sur l’analyse par ChatGPT de l’ensemble des avis clients pour un produit donné. Il réalise ensuite une extraction des mots-clés afin de créer un résumé pertinent des opinions, des préférences et des critiques des clients.

CarMax est une entreprise américaine de vente de véhicules neufs et d’occasion.

Celle-ci a également intégré l’intelligence artificielle générative sur son site e-commerce pour générer des résumés d’avis client.

Cette nouveauté a été mise en place en mai 2022 sur le site de CarMarx. Depuis, la stratégie s’est révélée payante pour la marque puisqu’ils ont constaté un meilleur engagement client et une augmentation du trafic organique sur le site.

Pour générer ces résumés basés sur des milliers d’avis clients, l’entreprise utilise Azure OpenAI Service.

3- E-commerce : les limites de l’IA générative pour les avis clients

La nouvelle fonctionnalité de résumé d’avis client repose sur un algorithme complexe analysant les avis clients pour extraire les points les plus pertinents.
Capable de comprendre le langage naturel, l’IA générative peut identifier ce qui relève du sentiment ou de l’opinion dans un texte, ainsi que de repérer des préférences.

Cependant, l’utilisation de l’IA pose question, notamment face au risque de la création de « fakes ».

Amazon indique que les résumés d’avis client sont générés sur la base d’avis vérifiés.
Il n’est toutefois pas certain que la compilation d’avis et la génération de résumés reflètent fidèlement les avis déposés par les clients.
En effet, l’IA générative n’a qu’une compréhension textuelle limitée, aucun esprit critique et permet une personnalisation limitée.
Toutefois, l’IA générative en est encore à ses débuts et poursuit son d’apprentissage. Les modèles continuent d’être affinés et testés pour améliorer l’expérience client.

La génération de résumés d’avis client est une des utilisations possibles de l’IA générative en e-commerce. De nombreuses fonctionnalités reposant sur cette technologie commencent à être mises en œuvre par les entreprises de e-commerce pour améliorer le parcours client, comme les chatbots ou la génération de contenus visuels. Il s’agit toutefois de rester vigilant face aux nouveaux défis posés par l’utilisation de l’IA, notamment concernant la protection des données personnelles ou la propagation de fausses informations.

Beaucoup de sources à citer pour la rédaction de cet article relatif à l’IA dans les avis clients :

Ici et . Encore ici et . , et enfin ici.

 

 

CatégorieEntrepreneuriatMédiocrité & Contentieux

Tickets restaurant : Edenred au coeur de la médiocrité

Je ne sais pas si c’est le mois d’août, les périodes de congés plus ou moins chargées, la désorganisation ou bien l’incompétence des équipes, (les excuses à la médiocrité sont toujours foisonnantes d’imagination 😉 mais force est de constater que chez Edenred le mépris envers les clients semble être devenu une prérogative. Je vous explique :

Tickets restaurant : un moyen de fidéliser et de récompenser ses salariés

Les tickets restaurant sont un levier de fidélisation important pour les collaborateurs.

Ils apportent en outre du pouvoir d’achat, bien utile à tout moment de l’année, mais particulièrement lors des périodes difficiles.

De surcroît, les accords d’entreprise qui formalisent leur mise en place, entrent dans le cadre contractuel qui régit la relation entre l’employeur et ses salariés.

Les conséquences prud’hommales sont bien réelles pour les entreprises qui contreviennent à son application.

Edenred face à de grosses difficultés techniques

Depuis une semaine maintenant la plateforme Edenred de gestion et de commande de tickets restaurant rencontre de grosses difficultés sans que leurs équipes ne semblent être en capacité d’apporter une solution à l’impossibilité de se connecter :

bug_edenred_tickets_restaurant

Si tous les clients ne sont pas concernés, les problèmes persistent pourtant pour une partie d’entre eux rendant impossible les commandes de tickets restaurant pour les collaborateurs qui doivent en bénéficier.

Message d'erreur Edenred

Une communication déplorable avec les services Edenred

Malgré des emails clairs expliquant la problématique rencontrée, rien n’évolue chez Edenred, le problème persiste sans que nul ne s’en préoccupe.

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Pire, les mails ne reçoivent aucune réponse, et les demandes de rappel pour faire le point afin de trouver une solution de contournement restent sans effet.

Naturellement pressé par ses salariés, l’employeur doit être en mesure de fournir ces tickets (sous forme de crédits sur leur carte) car ils sont en partie payés par leurs soins.

Petit résumé des échanges avec Edenred :

Mail de Lundi matin : PAS DE RÉPONSE

Appel de Lundi après-midi : AUCUNE SOLUTION NI D’ALTERNATIVE PROPOSÉE

Mail de Mardi matin : PAS DE RÉPONSE

Appel de Mercredi : PAS DE SOLUTION 

Mieux, on m’indique : « on verra plus tard » !?!

Mail de Jeudi matin : PAS DE RÉPONSE

Et naturellement, aucun appel de la part des services techniques, si ce n’est celui d’une commerciale ce matin qui me contacte, non pour résoudre le problème, mais simplement car j’ai tenté d’utiliser le formulaire en ligne destiné aux prospects 🙂

Edenred n’a rien mis en place pour solutionner la problématique

La commerciale tombe de l’armoire en écoutant toute l’histoire et moi également lorsqu’elle m’apprend que RIEN n’a été effectué de leur côté afin de résoudre le problème et me tenir informé.

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C’est ainsi que sont traités les clients et les salariés chez EDENRED !

Le mépris, l’incompétence, et la désinvolture sont vraisemblablement les valeurs défendues par EDENRED.

Mieux, ils affichent fièrement être élus « Service Clients de l’année 2022 »

Service_client_de_l_annee

On rêve.

Edenred : Des frais de gestion démentiels

En outre, les tarifs pratiqués par Edenred semblent totalement hors marché en 2023.

L’entreprise facture par exemple 9,60€ l’envoi d’une carte TR alors que cela est gratuit ou limité à 1€ à la concurrence.

De même, les frais de gestion de 3% ne se justifient aucunement, particulièrement compte tenu des prestations médiocres.

Enfin, le manque de suivi et d’interlocuteur achève la mauvaise expérience avec Edenred.

Alors quelle solution de Tickets Restaurant choisir ?

Pour vous aider dans le choix de votre gestionnaire de tickets restaurant, voici un tableau comparatif de 3 solutions :

 EdenredSwileUP
Réactivité
Interlocuteur dédié
Tarifs
Promesse client tenueOUINC

Autre acteur, Bimpli, tout aussi médiocre qu’Edenred, à éviter.

Enfin, je vous conseille d’utiliser les services de Companeo pour solliciter ces prestataires et obtenir les meilleures conditions pour votre entreprise et vos salariés.

MAJ du 25/08/2023

Après une multitude d’échanges, et avec l’aide de Fabrice du service clients d’Edenred, la problématique technique a été résolue !

Ajoutons que Fabrice nous a fait envoyé 100€ de bons cadeaux dont j’ai fait profiter 2 collaborateurs de l’entreprise.

Reste maintenant la partie tarification & frais de gestion à discuter avec les services commerciaux d’Edenred.

CatégorieE-commerceEntrepreneuriat

E-commerce : Acheter sur internet, est-ce écologique et respectueux pour la planète ?

Le e-commerce connaît une croissance non démentie. Les Français ont dépensé 146,9 milliards d’euros pour leurs achats en ligne au cours de l’année 2022 contre 129 milliards en 2021, soit une hausse de +13,8% sur l’année.


Seulement une partie de cette augmentation peut s’expliquer par l’inflation car  le nombre de transactions réalisées sur internet a augmenté de +6,5% par rapport à l’année précédente.

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Le marché du e-commerce continue de tabler sur une croissance supérieure à la moyenne pour les années à venir.

Or, cela signifie notamment l’augmentation du volume de transport et donc des émissions de CO2 qui y sont liées.

Cependant, l’achat sur internet est-il plus ou moins écologique que l’achat en magasin physique ? Quelles sont les bonnes pratiques pour réduire son empreinte carbone quand on est e-commerçant ?

1- Un point sur la consommation e-commerce en Europe

Parmi les pays Européens qui achètent le plus en ligne, nous trouvons :

  • Les Pays bas (91 % de la population achète en ligne)
  • La Suisse (90 %),
  • L’Allemagne (87 %),
  • La France (78 %),
  • L’Autriche (74%).

Les livraisons internationales sont en croissance significative, avec 73 % des acheteurs en ligne européens qui achètent auprès de fournisseurs situés à l’étranger.

Les e-commerçants ont tout intérêt à proposer leurs produits à l’international. En effet, des études montrent que proposer des produits en vente à l’étranger engendre une croissance des revenus à deux chiffres. Cette croissance est  notamment favorisée par les marketplaces internationales et les partenaires (logisticiens etc) qui rendent les processus de vente e-commerce à l’étranger plus simples pour les e-commerçants.

2- L’empreinte carbone du commerce dans le cycle de vie d’un produit

La production est responsable de 30 à 90 % des gaz à effet de serre générés sur l’ensemble du cycle de vie de d’un produit. En revanche, la distribution et la vente (en ligne ou non) ne représentent qu’entre 2 et 10 % de l’empreinte écologique du produit.

Du fait de l’augmentation des achats sur internet en Europe, le volume de trafic généré par le transport de marchandises destinées au e-commerce augmente d’environ 2 % par an.

Par exemple, la répartition de l’empreinte écologique d’un ordinateur est le suivant :

  • 69 % des gaz à effet de serre sont générés par sa production ;
  • 10 % par sa distribution et sa vente ;
  • 1 % pour son élimination ;
  • 20 % par son utilisation.

Quel est l’empreinte écologique de la forte croissance du e-commerce sur l’environnement et le climat ?

Est-elle plus importante que les achats réalisés dans les magasins physiques ?

Intuitivement c’est ce que nous pourrions penser puisque les achats en ligne génèrent des flux de marchandises et de transport, nécessitent des emballages pour l’expédition et impliquent des taux de retour plus élevés. Qu’en est-il réellement ?

3- Commerce physique vs e-commerce : qui a la plus grosse empreinte carbone ?

Les effets du commerce et de la distribution varient entre le commerce de détail physique et le commerce en ligne.

Commerce physique : deux facteurs d’impacts environnementaux

Alors que de nombreux consommateurs imaginent que les achats en ligne sont plus mauvais pour la planète que l’achat en boutique, des études internationales menées ces dernières années ont prouvé précisément l’inverse.

Le e-commerce aurait bien moins d’impact sur le plan écologique que le commerce physique. La réputation et l’image de l’achat en ligne n’est pas le reflet de la réalité.

En effet, selon les études, dans plus de 80 % des cas, le e-commerce présente un avantage écologique par rapport au commerce physique. Ce résultat s’explique principalement par deux facteurs :

  1. Le commerce physique a un impact environnemental plus important lié au local d’accueil des clients (magasin, boutique): les magasins doivent être éclairés, chauffés en hiver et climatisé en été, il peut y avoir besoin d’une chambre froide, de frigo etc.

  2. L’impact du déplacement des clients: un camion qui livre le domicile de plusieurs clients a moins d’impact que le déplacement de centaines de clients, particulièrement si ceux-ci utilisent la voiture individuelle. 

Ces deux facteurs représentent un plus gros impact environnemental que les emballages et les livraisons dans le e-commerce.

E-commerce : moins polluant que le commerce physique

  • En moyenne, chaque produit vendu en commerce physique génère 2,3 fois plus d’émissions de CO2 que dans le commerce en ligne.

Le bilan écologique du e-commerce est meilleur en ce qui concerne le commerce et la distribution. En effet, par rapport au commerce physique, l’achat sur un site e-commerce d’un produit :

  • permet d’économiser de quatre à neuf fois les émissions de CO2 ;
  • génère en moyenne 36 % de CO2 en moins que l’achat via le commerce physique ;
  • non alimentaire génère en moyenne 1,5 à 3 fois moins d’émissions de CO2 que son achat en magasin.

Pourquoi le e-commerce a une meilleure empreinte carbone ?

L’empreinte carbone du e-commerce est plus faible que celle des magasins physiques sur trois points :

  • le commerce et la distribution ;
  • le stockage ;
  • la livraison.

Le bilan écologique du e-commerce est meilleur en ce qui concerne le commerce et la distribution comme indiqué plus haut.

Le bilan écologique du e-commerce est également meilleur en ce qui concerne le stockage.

Cela s’explique simplement par la notion d’économie d’échelle : lorsqu’une grande quantité de produits est traitée, l’empreinte carbone par produit diminue. Un exemple pour bien comprendre : un entrepôt dans lequel sont stockés les produits de cent boutiques en ligne consomme moins de ressources que cent magasins disposant d’entrepôts.

Enfin, le e-commerce affiche également un meilleur bilan carbone grâce à ses modes de livraison et à une automatisation accrue. 

En résumé, le commerce physique émet plus d’émissions que le marché de l’e-commerce, à presque tous les niveaux. Toutefois, on remarque des disparités d’un pays à l’autre. C’est l’Allemagne qui détient le meilleur bilan écologique du e-commerce. Ceci s’explique par la forte densité des commerces physiques qui génère trois fois plus d’émissions de CO2 que les achats en ligne.

4- L’empreinte carbone du e-commerce par étapes

En dépit de ce constat favorable au e-commerce, des efforts sont encore à faire pour rendre celui-ci plus soutenable et durable. Interrogeons-nous sur les différents leviers de décarbonation existants.

Tout d’abord, visualisons l’empreinte carbone que représente chaque étape d’une commande en ligne :

  • Informatique et gestion internet (site en ligne, mail, wifi etc.) : 10 à 15 % des émissions totales produites ;
  • Emballage : 10 à 40 %
  • Stockage dans les entrepôts et les centres de distribution : 2 à 10 %
  • Logistique du premier kilomètre : 10 à 25 %
  • Logistique du dernier kilomètre : 25 à 40 %

La logistique du premier kilomètre représente l’ensemble des opérations du début de chaîne logistique, de la réception de la commande jusqu’au chargement de cette commande en vue de la livraison.

La logistique du dernier kilomètre concerne uniquement le dernier segment de la chaîne de livraison d’une commande jusqu’au client final.

5- Les bonnes pratiques pour un e-commerce plus durable  

Les étapes pouvant avoir le plus d’impact environnemental sont donc celles de l’emballage et du transport dernier kilomètre.

Réduire l’impact de l’emballage

L’emballage constitue une part importante des émissions de C02. Ce calcul prend en compte toutes les étapes depuis la production des emballages de transport jusqu’à leur élimination.

Pour réduire leur empreinte carbone, les fabricants d’emballage et les acteurs du e-commerce ont pris certaines initiatives :

  • Utilisation d’emballages recyclables ou réutilisables ;
  • Standardisation des emballages afin d’optimiser le chargement des véhicules de livraison ;
  • Utilisation d’emballages à retourner par le client.

L’utilisation généralisée d’emballages réutilisables permettrait de réaliser des réductions d’émissions de C02 allant de 22 à 45 %.

Exemple d’initiative : le sac de livraison réutilisable RePack est fabriqué en plastique recyclé. Il est demandé au client de le plier puis de le renvoyer gratuitement via la Poste. Ce sac est réutilisable au moins 20 fois. Loin d’embêter les clients, ceux-ci se déclarent satisfaits de ces emballages à retourner. En effet, le taux de retour des sacs est plus satisfaisant qu’envisagé. Cette solution est proposée par une société finlandaise spécialisée dans les solutions de produits et de modèles commerciaux durables.

Pour réduire son impact, un e-commerçant pourra proposer des emballages durables et inciter les clients à choisir les solutions les plus écologiques !

Réduire l’impact du transport

Nous l’avons vu, le transport est un levier de décarbonation essentiel car, en cumulé (logistique premier et dernier kilomètre), il représente entre 35% et 65 % des émissions carbone du e-commerce. Le transport jusqu’au client final étant celui ayant le plus d’impact, il s’agit de l’étape sur laquelle la marge de manœuvre est la plus importante pour réduire l’empreinte écologique du e-commerce.

Cependant, toutes les commandes n’ont pas le même impact. En effet, une livraison réalisée par fret aérien depuis un centre de distribution en Chine génère 25 fois plus de CO2 que l’envoi d’un produit provenant d’un entrepôt situé dans l’Union Européenne.

Quelques pistes à envisager pour réduire l’impact environnemental du transport :

  • Passer la flotte de véhicules de livraison à l’électrique,
  • Limiter voir supprimer les trajets à vide ;
  • Regrouper les livraisons via la planification numérique aide par l’intelligence artificielle;
  • Éviter les envois par fret aérien,
  • Limiter les livraisons à domicile et promouvoir l’utilisation de casiers à colis ou de consignes pour les livraisons ainsi que pour les retours de colis.

Pourquoi faut-il éviter la livraison à domicile ? Pour réduire l’impact environnemental du « dernier kilomètre », des études ont montré que la collecte de colis est une solution intéressante. En effet, le potentiel de réduction des émissions de carbone atteint 20,5 % par rapport à la livraison traditionnelle à domicile. Cela s’explique aisément : au lieu de se rendre directement à l’adresse de cent personnes et d’avoir à y revenir si ceux-ci sont absents, les colis sont regroupés et livrés à proximité du domicile des personnes. Dans les cas où les destinataires peuvent se rendre à pied au point de collecte, les émissions de CO2 sont encore drastiquement réduites.

Et les chiffres sont là : la livraison hors domicile permet d’économiser environ 300 g de CO2 par colis par rapport à la livraison à domicile. 

Comment influer sur le comportement des acheteurs ?

Reste à inciter les personnes à opter pour des alternatives plus vertes !

Par exemple, pour inciter les acheteurs en ligne à choisir la livraison hors domicile, informez-les sur les différences d’impacts de chaque option. Une étude montre que lorsque l’alternative la plus écologique est visuellement mise en évidence, celle-ci est choisie quatre fois plus souvent. Vous pouvez installer l’outil Bewust Bezorgd sur votre boutique en ligne afin de calculer l’option de livraison la moins émettrice de Co2.

Les retours de colis représentent un quart des émissions de transport des marchandises vendues en ligne. Là encore, les e-commerçants peuvent sensibiliser leurs clients en leur délivrant des informations sur l’impact environnemental des retours de produits. Un contrôle automatisé du panier d’achat peut-être mis en place afin d’éviter les commandes de plusieurs articles dans différentes tailles uniquement pour les essayer et retourner ceux qui ne conviennent pas. C’est aussi pour cela que les fiches produits d’un site e-commerce doivent contenir l’ensemble des informations nécessaires et être le plus claires possible.

Pour résumer, acheter sur internet est plus écologique que de se rendre en magasin. Toutefois, compte tenu de l’urgence climatique, le secteur du e-commerce doit continuer d’activer les différents leviers de décarbonation disponibles. Pour aller encore plus loin, de nombreuses entreprises mènent des projets de compensation carbone : plantation d’arbres, transition vers des énergies renouvelables pour les entrepôts, recyclage des produits etc.

Dans tous les cas, les consommateurs sont avides d’initiatives en faveur de la planète et plébiscitent les marques qui s’engagent. Consommer oui, mais de manière plus durable !

Source : Etude Seven Senders > Le marché du e-commerce européen à l’heure du développement durable

CatégorieMédiocrité & Contentieux

EPSA Propreté – Nettoyage & Multiservices à Nantes : Les menaces et les injures de son dirigeant Pascal GUILLARDEAU

Il se trouve des individus haineux, malveillants, incapables d’avoir un échange sans injurier leurs interlocuteurs en cas de désaccord.

EPSA Nettoyage à Nantes

Monsieur Pascal GUILLARDEAU de l’entreprise EPSA à Nantes en est l’incarnation même.

Les injures de Pascal GUILLARDEAU

Depuis 48H, Pascal GUILLARDEAU injurie un autre dirigeant d’entreprise simplement car il n’est pas d’accord avec lui sur des sujets anecdotiques.

Aucun raisonnement ni argument, aucune intelligence ne sont utilisés dans ces emails pitoyables et injurieux passibles de 12 000€ d’amende.

En voici quelques extraits, souhaitons que tous les clients de l’entreprise EPSA à Nantes n’aient pas à subir de telles charges injurieuses et ordurières de la part de son dirigeant Pascal GUILLARDEAU.

EPSA_Nantes

Il continue :

Tu es un blaireau, un idiots et un connard.

Pascal GUILLARDEAU – EPSA Nantes (les fautes d’orthographe, d’accord et de syntaxe sont incluses avec les injures).

EPSA_Nantes_GUILLARDEAU

Mais ce n’est pas terminé…

Les menaces de Pascal GUILLARDEAU

Ne ramène pas ta tête devant car la fessé tu l’aura crois moi.

Pascal GUILLARDEAU – EPSA Nantes

Non content d’injurier gratuitement un autre dirigeant, de surcroît client de son entreprise, Pascal GUILLARDEAU le menace physiquement.

Le travail bâclé d’EPSA Nettoyage

En outre, le travail effectué par l’entreprise de nettoyage EPSA à Nantes sur le site concerné est pitoyable

L’intervention de nettoyage est terminée d’après Pascal GUILLARDEAU.

Le syndic de la copropriété concerné lui a bien entendu demandé de revenir terminer le nettoyage mal fait par ses équipes et par lui-même.

Dépôt de faux avis clients par Pascal GUILLARDEAU et ses équipes

Seulement, incapable de comprendre le mécontentement corrélatif, il décide de déposer de faux avis sur la page du voisin qui s’était plaint de son travail mal effectué :

faux avis client EPSA Nantes

L’intégralité de l’avis est diffamatoire et mensonger.

Pensant être anonyme, il n’a pas cru bon de masquer ses autres dépôts de faux avis et on constate clairement que ces faux avis sont bien déposés par ses soins :

EPSA_Nantes_Pascal_GUILLARDEAU

Les procédures judiciaires à l’encontre de Pascal GUILLARDEAU

2 plaintes ont été déposées à l’encontre de Pascal GUILLARDEAU et de la société EPSA.

> L’une pour les injures et les menaces,

> L’autre pour les intimidations, car ce monsieur s’est présenté menaçant cet après-midi aux bureaux de son voisin pour l’intimider le menacer.

Une troisième plainte sera déposée demain 😉

Ces comportements illégaux ne sont pas acceptables. Un tel délinquant n’a rien à faire à la direction d’une entreprise.

 

CatégorieIAJustice et réglementation

ChatGPT et RGPD : quel avenir pour l’outil d’IA en Europe ?

Le 31 mars 2023, l’autorité de contrôle Italienne, homologue de la CNIL a publié un communiqué listant les problèmes de sécurité que pose ChatGPT. La Garante per la protezione dei dati personali a enjoint la société à mettre son chatbot en conformité avec le RGPD. Sous la menace d’une lourde amende, Open AI a alors bloqué temporairement son chatbot aux utilisateurs Italiens.

RGPD_IA

Depuis,  plusieurs plaintes ont été récemment déposées auprès de l’organe de contrôle français, la CNIL ainsi qu’en Allemagne et en Irlande.

Quels sont les problèmes de sécurité mais aussi les challenges juridiques que pose l’outil d’IA ? Au regard du RGPD, quel est l’avenir de ChatGPT au sein des pays de l’Union Européenne ?

1- ChatGPT et le traitement des données personnelles : absence de base légale

Au sein des pays de l’Union Européenne, la collecte et le traitement des données personnelles n’est autorisé que s’ils reposent sur l’une des 6 bases légales édictées par l’article 6 du RGPD. Il s’agit de :

  • L’intérêt légitime ;
  • Une obligation légale ;
  • La sauvegarde des intérêts vitaux ;
  • Une mission d’intérêt public ;
  • Le consentement ;
  • Le contrat.

Or, l’outil d’IA ne se fonde sur aucune base légale pour collecter les données personnelles. En effet, si l’on peut estimer que la société Open AI poursuit des intérêts légitimes avec son outil de chatbot, ils ne contrebalancent en rien l’atteinte portée aux droits et libertés des personnes concernées. L’outil brasse de très grands volumes de données dont la nature peut être considérée comme sensible. Ces traitements de données personnelles peuvent avoir des conséquences considérables sur la vie des personnes.

La seule base légale qui pourrait autoriser l’utilisation de ChatGPT serait le consentement. Or, le consentement des utilisateurs de ChatGPT au traitement de leurs données n’est jamais demandé.

En effet, Open AI se trouve dans l’incapacité de prouver l’obtention du consentement concernant les données utilisées pour l’entraînement des modèles d’IA. Et pour cause, il est à l’heure actuelle quasiment impossible d’identifier les données personnelles pour les retirer des modèles. Tout simplement car Open IA, comme toutes les sociétés d’IA, achètent des quantités massives de données pour entraîner leurs modèles, sans en connaître l’origine. De plus, ils passent par des sous-traitants pour filtrer les informations et vérifier les erreurs.

Difficile, dans ces conditions, de connaître le contenu de leurs ensembles de données d’entraînement et de demander leur consentement aux personnes concernées quant à leur utilisation.

2- Utilisation des données par ChatGPT : une information insuffisante

Les articles 12, 13 et 14 du RGPD imposent aux organismes de délivrer une information concise, transparente, compréhensible et accessible aux personnes dont les données sont collectées.

Cette obligation de transparence s’impose que les données soient collectées :

  • De façon directe :
    • via une action des personnes (renseignement de formulaires, souscription de contrats etc) ;
    • ou des dispositifs d’analyse de l’activité (outils de mesure d’audience sur internet, vidéosurveillance ou encore géolocalisation).
  • De façon indirecte : c’est le cas lorsque les organismes recueillent des données via des partenaires commerciaux (second party data), ou les achètent auprès d’une entreprise tierce qui sont des agrégateurs de données (third party data).

De ce fait, les organismes doivent obligatoirement délivrer certaines informations :

  • Identité et coordonnées du traitement de données ;
  • Identité et coordonnées du délégué à la protection des données (s’il y en a un de désigné) ;
  • La finalité de chaque traitement de données;
  • La base légale de chaque traitement de données ;
  • Le caractère obligatoire de la collecte des données : le RGPD impose le principe de la « minimisation », c’est-à-dire de ne recueillir que les données utiles au traitement ;
  • Les personnes ayant accès aux données ;
  • La durée de conservation des données ;
  • Les droits des personnes concernées (il s’agit de ceux listés au Chapitre 3  du RGPD) ;
  • concernant les processus de réclamations auprès de la CNIL.

Or, l’autorité Italienne a relevé que les utilisateurs étaient insuffisamment informés concernant le traitement réservé à leurs données personnelles. Par exemple, peu d’utilisateurs sont au courant que les conversations qu’ils entretiennent avec l’outil ne sont absolument pas confidentielles. Toutes les informations sont enregistrées pour nourrir l’algorithme et entraîner le modèle de langage.

Aucune politique de confidentialité ne figure sur le site web. ChatGPT reste très opaque sur la façon dont sont utilisées les données personnelles des utilisateurs.

ChatGPT : un traitement de données non fiables

A chaque nouvelle version, ChatGPT devient plus puissant. Cela est possible grâce à la technique apprentissage par transfert (tranfer learning). L’outil d’IA est entraîné de façon à intégrer de nouvelles connaissances. Ces entraînement portent sur un immense volume de données collectées via le web.

Ainsi, l’outil absorbe de vraies informations, mais aussi des données fausses, inexactes, voire des fake news. Or, ChatGPT est absolument incapable de faire la différence. Ainsi, lorsque les utilisateurs lui posent des questions, il arrive que l’outil remonte des informations tout simplement fausses, il n’est pas rare qu’il « invente ». Cela ne veut pas dire que l’outil soit doué d’imagination, simplement qu’il remonte des informations qui ne correspondent pas aux évènements factuels.

Sam Altman, le PDG d’OpenAI est totalement lucide sur ce phénomène que l’on appelle « hallucination », puisqu’il se dit inquiet que ces modèles de langage puissent être utilisés pour diffuser de fausses informations à grande échelle.

Or, un traitement de données inexactes constitue une violation au principe d’exactitude des données posé par l’article 5 du RGPD.

ChatGPT et RGPD : une possible mise en conformité ?

La question que l’on se pose désormais est la suivante : ChatGPT (et plus largement les outils d’IA) peuvent-ils se mettre en conformité avec la loi européenne, très protectrice en matière de données personnelles ?

L’autorité Italienne a sommé Open AI de mettre en œuvre des mesures correctrices :

  • Recueillir le consentement des personnes concernées pour la collecte de leurs données ou de prouver l’intérêt légitime des traitements ;

  • Informer les utilisateurs du traitement réservé à leurs données personnelles ;

  • Donner la possibilité aux utilisateurs d’exercer leurs droits :

    • de corriger les erreurs produites par ChatGPT concernant leurs données personnelles (article 16 du RGPD : droit de rectification)
    • d’effacer leur données (article 17 du RGPD : droit à l’oubli),
    • de retirer leur consentement à l’utilisation de leurs données personnelles (article 7 du RGPD : droit du retrait du consentement).

Fin Avril 2023, OpenAI annonçait sa volonté de prendre une série de mesures pour renforcer sa conformité au RGPD :

  1. Une fonctionnalité permettant de désactiver l’historique des conversations: ces données ne sont pas prises en compte pour l’entraînement du chatbot mais simplement conservées pendant 30 jours pour examen (surveillance des abus) ;

  2. Une fonctionnalité supplémentaire (sur abonnement) réservée aux organismes ayant un besoin accru de contrôle de leur données ou désirant gérer leurs utilisateurs finaux ;

  3. Un paramétrage permettant d’exporter ses propres données : cette fonctionnalité était attendue pour permettre aux utilisateurs de mieux exploiter le potentiel de l’outil. Ce nouveau paramétrage répond ainsi au droit d’obtenir une copie de ses données (article 20 du RGPD : droit à la portabilité). Ces informations devront pouvoir également être supprimées (article 17 du RGPD : droit à l’oubli).

Si aucune annonce de la publication d’une politique de confidentialité complète ne semble à l’ordre du jour, OpenAI promet toutefois plus de contrôle et de transparence concernant les données personnelles transmises par les utilisateurs.

L’avenir de ces outils d’AI n’est pas encore assuré.

Toutefois, les créateurs de ces technologies semblent prêts à prendre en compte les demandes des autorités de contrôle pour assurer une meilleure protection des données et une meilleure information des personnes concernées. Sans cela, de lourdes amendes pourraient pleuvoir.

Sources : ici et

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Comment fonctionne Bing Chat ?

Bing Chat est le chat de Microsoft. Reposant sur l’intelligence artificielle, et plus particulièrement sur la technologie GPT 4, Bing Chat est une nouvelle fonctionnalité du moteur de recherche de Bing. Plutôt que de renseigner des requêtes de recherche, les internautes peuvent directement poser leurs questions au chatbot.

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Comment fonctionne Bing Chat ? On vous explique !

1- Qu’est-ce que Bing Chat ?

Bing Chat a été lancé en février 2023. Comme nous l’indiquions en introduction, cette nouvelle  fonctionnalité du moteur de recherche de Bing permet aux utiliser d’écrire leurs questions directement au chatbot généré par l’intelligence artificielle plutôt que de renseigner des requêtes de recherche. BingChat repose sur la technologie d’OpenAI, fonctionnant de manière similaire à ChatGPT.

Bing Chat se distingue notamment par les caractéristiques et fonctionnalités suivantes :

  • Son accessibilité : le chatbot de Microsoft s’appuie sur le dernier modèle d’OpenAI GPT-4. Il est en « open preview » depuis mai 2023, c’est-à-dire ouvert à tous les utilisateurs. Il est très facile d’accès, si ce n’est qu’il faut d’abord se connecter à son compte Microsoft.

  • Son caractère visuel : les résultats de recherche sont enrichis de vidéos et d’images afin de rendre la recherche visuelle. Les réponses du chatbot peuvent contenir des images et des vidéos mais aussi des graphiques.

  • Bing Image creator : Microsoft intègre Bing Image Creatorà Bing Chat. Cette fonctionnalité permet de générer des images directement dans l’interface de Bing Chat.

2- Bing Chat :  les évolutions à venir

Bing Chat ne cesse d’évoluer vers plus d’efficacité et de performance.

Bing, moteur de recherche par défaut de ChatGPT

Cette nouvelle a été annoncée au cours de la Microsoft Build 2023 qui a eu lieu du 23 au 25 mai dernier. Cette nouveauté est réservée aux seuls abonnés à ChatGPT Plus pour le moment. Toutefois, le moteur de recherche Bing sera bientôt disponible dans la version gratuite du chatbot. Cette fonctionnalité prendra la forme d’un plugin.

Cette nouvelle fonctionnalité est importante car, actuellement, ChatGPT ne peut remonter d’information postérieure à septembre 2021. L’intégration de Bing permettra à ChatGPT de retourner des réponses d’actualité issues du web. Pour Bing, c’est plus de visibilité pour s’imposer face à Google.

Un win-win pour les utilisateurs, pour ChatGPT et pour le moteur de recherche de Microsoft !

Intégration de plug-ins tiers dans Bing Chat

Tandis que Open AI lançait des plug-ins avec des partenaires tels que Kayak ou Expedia, c’est au tour de Bing Chat de proposer une « plateforme partagée de plugins ». Le chatbot de Microsoft proposera des extensions prises en charge par ChatGPT directement dans le chat : TripAdvisor, Kayak, Expeia, Zillow, Open Table etc.

Concrètement, cela se traduira ainsi : si un utilisateur pose une question concernant la recherche d’une destination de voyage, le chat s’appuiera par exemple sur Expedia pour l’aider à organiser son voyage.

L’historique de conversation

Dans ChatGPT, l’utilisateur a accès à l’historique des conversations. De la même manière, le déploiement d’un historique de discussions est également prévu sur Bing Chat.  Les utilisateurs pourront relire les réponses à leurs questions précédentes, les partager et les exporter facilement. Il sera ainsi plus facile d’exploiter les réponses apportées par le chatbot.

3- Comment fonctionne Bing Chat ?

Faisons le tour des fonctionnalités offertes par BingChat.

Bing Chat : générateur de conversation

Comme nous l‘indiquions, Bing Chat est très facile d’accès.

Il vous suffit :

  • d’avoir Microsoft Edgeet de créer un compte Microsoft,
  • de vous connecter à votre compte,
  • d’ouvrir Edge,
  • de cliquer sur l’icône b en haut à droite
  • puis de cliquer sur l’onglet Conversation.

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Ensuite, vous pouvez choisir les styles de réponses de Bing Chat : créatif, équilibré et précis.

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Microsoft décrit ainsi les styles de réponses :

  • Créatif : les réponses sont originales, créant ainsi des surprises et des divertissements pour vous.

  • Équilibré : les réponses sont raisonnables et cohérentes, équilibrant la précision et la créativité dans la conversation.

  • Précis : les réponses sont brèves et concises, et définissent les priorités de précision et de pertinence pour vous.

Voyons ce que cela donne à l’utilisation en prenant un exemple de question (toujours la même) avec trois réponses dans les trois tons différents :

Voici la réponse équilibrée, plutôt simple et cohérente :

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La réponse créative est beaucoup plus fournie. En effet, Bing Chat indique les principales caractéristiques de chaque île pour aider l’utilisateur dans son choix. A noter que l’on retrouve Madère, mais pas les autres îles et que le chatbot remonte une information concernant le test PCR et la vaccination qui n’est plus d’actualité.

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La réponse précise s’appuie toujours sur le classement Forbes, pour autant Minorque figure dans la réponse mais pas Malte ! Sans doute car la réponse précise définit des priorités de précision et de pertinence pour l’utilisateur : ici l’alliance entre sécurité et loisirs.

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Le chat indique ses sources, et propose d’en savoir plus en cliquant sur les liens :

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De plus, il propose des questions supplémentaires pour encourager l’utilisateur à poursuivre la discussion et se recherches :

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Attention : comme pour ChatGpt, assurez-vous de bien vérifier les informations délivrées. Des erreurs sont possibles, comme vous met en garde Bing Chat lui-même :

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Bing Chat : générateur de texte

En cliquant sur l’onglet Rédiger, l’utilisateur trouve un véritable assistant à la rédaction. Comme sur ChatGPT, vous entrez un prompt. Ensuite, l’utilisateur choisit :

  • Le ton: professionnel,  enthousiaste, informatif, drôle ou encore décontracté,

  • Le format : blog, email, paragraphe, idées sous forme de liste à points,

  • La longueur du texte: court, moyen ou long. 

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Il suffit de cliquer sur « générer un brouillon » et l’outil vous propose un texte  :

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Si vous n’avez pas donné d’information, Bing chat en invente comme le prénom de l’enfant, le lieu, la date et l’heure ! Le chat vous propose de remplacer certaines données du texte par les vôtres.

3- Image creator : générateur d’images

Vous pouvez générer des images directement dans l’interface de Bing Chat.

Image creator de Microsoft permet aux utilisateurs de générer des images IA avec DALL·E. L’utilisateur saisit un texte ou une description textuelle, et l’IA génère un ensemble d’images correspondant aux mots-clés.

L’utilisation d’Image Creator est gratuit et accessible aux nouveaux utilisateurs dans la limite de 25 générations d’images.

Voici un exemple d’utilisation :

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Grâce aux évolutions de son chatbot, Bing permet à Microsoft de regagner des parts de marché face au géant Google. En effet :

  • Bing a dépassé les 100 millions d’utilisateurs actifs quotidiens,
  • l’application mobile Bing est 4 fois plus téléchargée depuis le lancement de Bing Chat.

De son côté, Google a lancé son chatbot Bard dont le déploiement reste limité aux États-Unis et Royaume-Uni et qui un connaît pas un franc succès.

Sources : ici et . Encore et .

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LegiGPT, l’intelligence artificielle au service du droit : Comment ça marche ?

Vous connaissez sans doute ChatGPT, au moins de nom. Mais avez-vous déjà entendu parler de LegiGPT, le ChatGPT du droit Français?  Il se distingue de son homologue sur deux points : il répond exclusivement à vos questions juridiques, et il a été développé par un Français !

Comment fonctionne cet outil conversationnel spécialiste du droit ?

1- LegiGPT : L’IA au service du droit

Qu’est-ce que LegiGPT ?

LegiGPT se présente comme un chatbot. Il a cependant été entraîné spécifiquement à répondre aux questions d’ordre juridique. En effet, son développeur, Steeve Morin, a intégré plus de 148 000 articles issus de tous les codes Français.

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Ainsi, si vous lui posez une question ayant trait à un autre sujet que le droit, il peut vous répondre mais vous rappelle, avec une touche de sarcasme, que ce n’est pas sa mission :

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Il faut savoir que, pour le moment en tout cas, LegiGPT n’intègre les articles que jusqu’au 17 avril 2022. N’espérez pas y trouver les articles issus des toutes dernières réformes.

LegiGPT d’abord basé sur le modèle de langage GPT3-5 d’Open AI, pourrait basculer sur le modèle GPT4. Il s’agira de la version LegiGPT+. Toutefois, selon l’aveu même de son créateur GPT-4 « est encore trop cher pour être proposé gratuitement ».

Cette intelligence artificielle n’a pas pour ambition de remplacer les professionnels du droit mais de se positionner en tant qu’assistant juridique personnel.

LegiGPT s’adresse aussi bien à toute personne ayant une question juridique, qu’aux professionnels du droit afin de leur permettre de gagner du temps dans leurs recherches.

Pour l’utiliser c’est très simple, il suffit de se connecter au site web ou à l’application mobile du service : https://legigpt.fr/. Il ne vous reste plus qu’à poser votre question !

Qui est le créateur de LegiGPT ?

Steeve Morin, le développeur de LegiGPT, évolue dans le monde des start-ups depuis plus de 10 ans et n’est pas à son coup d’essai en matière de développement d’application. En effet, il est notamment le fondateur de Zenly, un réseau social basé sur la géolocalisation, que Snapchat a racheté en 2017.

Concernant LegiGPT, il explique avoir eu cette idée au moment de la réforme des retraites. Surpris des propos parfois faux concernant la législation, il s’est dit qu’il serait intéressant de pouvoir facilement accéder au texte en vigueur. Il s’y est attelé en utilisant les modèles de langage, c’est-à-dire les GPT. 

2- Quelles sont les applications de LegiGPT ?

Si le développeur indique que son chatbot n’a pas la prétention de remplacer les professionnels du droit, avocat ou juriste, il peut d’ors et déjà largement aider les Français au quotidien. Plutôt que de faire des recherches eux-mêmes sur les moteurs de recherche, il suffit de poser la question à l’outil conversationnel.

Vous pouvez lui poser des questions de droit, concernant n’importe quelle matière, qu’il s’agisse de droit civil, commercial, social ou encore de propriété intellectuelle. Nous vous rappelons que LegiGPT a ingurgité tous les articles de tous les codes Français !

Par exemple, vous souhaitez connaître vos droits en matière de droit du travail :

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LegiGPT peut également proposer des modèles de lettres, de contestation ou pour faire valoir des droits. Toutefois, pour cet exemple, nous avons dû insister en reformulant plusieurs fois la demande. En effet, l’outil ne donnait que des préconisations de rédaction avec les articles de code, mais pas de modèle de lettre.

Ainsi, il donne d’abord les explications pour bien rédiger son courrier :

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Avant de proposer une lettre-type :

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En revanche, s’il n’a pas assez d’éléments pour élaborer un courrier, ou si le courrier ne peut être générique, l’outil donne des orientations et des conseils pour la rédaction. Souvent avec de l’humour d’ailleurs !

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Parfois, c’est presque un sketch (et ça n’aide en rien !). Voici un exemple avec une lettre de démission :

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La version LegiGPT+ (basée sur GPT4), devrait intégrer de nouvelles fonctionnalités comme la prise en compte des projets de loi, des ordonnances, des décrets, des arrêtés, ainsi que des exposés des motifs et de la jurisprudence. Elle sera donc beaucoup plus exhaustive.

3- Quelles sont les limites de LegiGPT ? 

Si LegiGPT présente de nombreuses qualités, l’application se heurte à certaines limites. Soyez prudent dans votre utilisation de LegiGPT pour résoudre des problématiques juridiques, notamment pour les raisons suivantes : 

  • Pas d’information après le 17 avril 2022 : LegiGPT ne connaît rien au delà du 17 avril 2022. Comme chatGPT, l’application ne peut remonter d’informations postérieures à une certaine date. Si une modification de la loi a eu lieu, vous ne pourrez pas le savoir.

  • Des erreurs dans les réponses: comme pour ChatGPT, LegiGPT a parfois des « hallucinations » et génère des réponses inexactes. De ce fait, si les informations fournies par LegiGPT peuvent être utilisées comme un point de départ pour les recherches, mieux vaut éviter qu’il ne devienne votre unique source d’informations juridiques. En effet, nous vous recommandons de toujours vérifier ses réponses en croisant les sources.

  • Des sources de droit erronées : l’une des erreurs que peut commettre l’outil est de pointer sur un article qui n’est pas le bon. Il vous donne un argument correct, mais la mauvaise source de droit. Gênant !

  • Absence de liens directs pointant vers les articles mentionnés dans les réponses : afin de vérifier que l’article mentionné est le bon, que le contenu de la réponse est pertinent, ou simplement pour avoir le texte exact de l’article en question, l’utilisateur doit rechercher lui même l’article (par exemple sur Legifrance).

Vous pourrez difficilement résoudre une problématique juridique réelle avec LegiGPT. Cependant, l’outil peut vous donner des pistes de réflexion très intéressantes. Le chatbot peut être utilisé comme une sorte d’encyclopédie intelligente par les professionnels du droit.

Avec GPT-4, LegiGPT devrait gagner en précision et en puissance. Il ne retourne déjà pas les mêmes réponses aux questions posées. Les réponses générées avec GPT-4 sont jugées globalement plus conformes par les experts en droit.

IMPORTANT :

Pour résumer, si vous n’êtes pas un professionnel du droit, et que vous n’avez aucun moyen de vérifier si les propos de LegiGPT son conformes, soyez prudent dans son utilisation.

Il peut toutefois vous donner des pistes de réflexion en cas de souci juridique.

Pour information, une autre application a été lancé au même moment, mais sans faire le même buzz :
Ordalie.tech, un  chatbot juridique : proposé par Léa Fleury et Baudouin Arbarétier (une ancienne juriste et un développeur), la solution s’adresse aux professionnels du droit.

Leur objectif : optimiser le temps de travail afin de se concentrer sur des tâches à valeur ajoutée.

 

 

 

CatégorieEntrepreneuriatMarketing Web (SEA)Tutos pratiques

Comment organiser un Webinaire en 6 points clés ?

Contraction de « web » et « séminaire », il s’agit d’une conférence en ligne à laquelle les internautes participent à distance.

Le webinaire, ou webinar en anglais, est un puissant outil d’inbound marketing. En effet, l’organisation d’un webinaire offre la possibilité aux entreprises de gagner en visibilité auprès de leur audience cible et de leur démontrer leur expertise.

C’est aussi un moyen efficace de recueillir des informations sur les inscrits, données indispensables pour mener des actions marketing personnalisées ultérieurement.

Cet outil est également utilisé en marketing RH pour attirer des candidats et fidéliser les collaborateurs.

  • Comment organiser un webinaire pour votre entreprise ?
  • Quel outil choisir ?
  • Comment intéresser les participants ?
  • Comment convertir les inscrits en clients ?

La réussite de l’organisation de votre conférence en ligne nécessite de suivre certaines étapes clés.

1- Choisir le format du webinaire

Le format du webinaire dépend à la fois :

  • de votre audience : prospects, clients, candidats, collaborateurs, influenceurs.

  • de vos objectifs :  valoriser sa marque employeur, démontrer votre expertise, attirer des contacts qualifiés, promouvoir vos produits etc.

Vous allez choisir un format permettant de passer votre message et d’engager votre audience :

  • Nombre d’intervenants : conférencier unique, interview d’expert, un question/réponse où l’expert répond directement aux questions du public ou encore une table ronde avec plusieurs intervenants.

  • Nombre de participants espérés : serez-vous en petit comité ou visez-vous une large audience ?

Déterminer le format de votre webinaire est important, notamment pour sélectionner l’outil avec lequel vous allez le créer.

2-Choisir son outil pour un webinaire

Ensuite, vous devez choisir un outil digital pour mettre en place votre webinaire : plateforme de webinar gratuite ou solution premium payante ?

Pour bien choisir, vous devez définir vos besoins :

  • Allez-vous organiser des webinaires régulièrement ?
  • Quels sont les objectifs de votre présentation ? 
  • Quelle est la taille de votre audience ?
  • Avez-vous besoin de fonctionnalités de marketing automation ou d’analyse ?

Du côté des outils gratuits, ou proposant une offre gratuite, pour créer un webinaire, vous trouvez principalement : Glowbl, Join.me, Skype, Google Hangout ou Youtube Live.

Cependant ces outils présentent des limites contraignantes pour un usage professionnel :

Nombre restreint de participants, pas d’enregistrement pour faire un replay, pas de fonctionnalité d’analyse ni de marketing automation ni de connexion avec vos autres outils notamment le CRM.

Ces outils peuvent être utilisés pour un webinaire en petit comité mais ils ne sont pas adaptés pour de grands évènements.

D’autres outils performants et complets proposent toutes ces fonctionnalités indispensables à la création d’un webinaire professionnel de qualité.
Nous pouvons notamment citer :  Livestorm, LiveWebinar, GoToWebinar ou encore Webikeo.

Renseignez-vous sur leurs fonctionnalités et  profitez d’essais gratuits quand ils sont proposés !

3- Webinaire : soigner et structurer son contenu

Choisir le sujet du webinaire

La première étape est de sélectionner un sujet susceptible d’attirer et d’intéresser vos participants.

Par exemple, si vous ciblez les professionnels RH, il peut être judicieux d’organiser un webinaire sur les mises à jour à réaliser en paie ou l’explication de la dernière réforme en date.

Pour trouver un sujet pertinent, vous pouvez notamment :

  • Analyser les pages de vos réseaux sociaux pour voir lesquelles sont les plus partagées et commentées,

  • Identifier vos pages de blog les plus vues,

  • Passer en revue les questions que vos clients se posent le plus (en messages privés, sur vos réseaux sociaux, sur vos blogs etc.),

  • Ou encore utiliser des outils comme Google Trend ou AnswerThePublic pour connaître les recherches du public sur vos thématiques.

Astuces pour garder l’attention des participants durant le webinaire

Pour intéresser les participants, soignez votre contenu et votre présentation autant sur le fond que sur la forme.

Le webinaire ne sera une véritable réussite que si vous conservez l’attention du public jusqu’à la fin.

A ce titre, il est utile de mesurer le nombre de personnes qui quittent votre webinaire au cours des 10 premières minutes.
En effet, si le taux d’attrition (ou taux de churn) dépasse 15%, c’est que votre conférence présente sans doute des défauts de qualité (présentation, son, contenu …). Ou alors, vous n’avez pas attiré la bonne audience !

 Voici quelques bonnes pratiques pour intéresser vos participants et dynamiser la conférence :

  • Proposez un contenu centré sur les interrogations de votre audience et apportez-y des réponses,

  • Ne laissez pas trop de place à l’improvisation même si vous maîtrisez votre sujet,

  • Soignez la présentation sur la forme : une idée par slide, intégrer des éléments visuels, présenter des chiffres pertinents, raconter des anecdotes intéressantes, donner des exemples ;

  • Prévoyez une cession de questions/réponses : cet échange avec votre audience est essentiel pour rendre le séminaire plus interactif et moins formel. Il a généralement lieu après la conférence et est très apprécié des participants.

  • Ménagez de courts moments d’interactions durant le webinaire: vous pouvez poser des questions auxquelles les participants peuvent répondre dans le chat, un intervenant ou vous-même lisez quelques réponses. Vous avez la possibilité également de mettre en place des sondages.

  • Faites intervenir plusieurs participants: un expert pour l’interviewer, des clients satisfaits pour raconter leurs expériences, des partenaires pour proposer une expertise et des offres complémentaires etc.

Pour ne pas avoir de mauvaise surprise le jour J, vérifiez votre matériel en avance : testez votre logiciel de webinaire et assurez-vous de bien en maîtriser toutes les subtilités, ainsi que le matériel tels que le micro et la caméra.

Pour une bonne qualité de son, privilégiez du matériel professionnel.

4- Promouvoir le webinaire

La promotion de votre séminaire en ligne est aussi importante que l’évènement lui-même. Pour attirer une audience large et bien ciblée, soignez la stratégie de communication autour du webinaire :

Choix des canaux de promotion

Sélectionnez les canaux de promotion les plus pertinents pour votre webinaire. Pour cela, vous devez savoir comment atteindre votre cible. Quels sont les réseaux sociaux sur lesquels ils vous suivent ? Vaut-il mieux leur envoyer un mail (si vous avez leur adresse mail) ? Est-il plus intéressant de préparer une fenêtre pop-up sur votre site web pour les inciter à s’inscrire ?

Pensez à des outils de marketing de contenu et/ou de marketing d’influence : un article de blog annonçant le webinaire sur votre site web, l’annonce du webinaire dans votre newsletter, nouer un partenariat avec d’autres sites web ou influenceurs pour relayer l’information.

Utilisez des liens trackés ou demandez aux inscrits comment ils ont eu vent de votre webinaire afin d’identifier les canaux les plus performants.

Annonce du webinaire

L’annonce du lancement de votre webinaire doit intervenir environ un mois avant l’évènement. Vous pouvez ensuite relancer les invités par e-mail pour qu’ils s’inscrivent (par exemple avec un compte à rebours de l’évènement). Envoyez également deux ou trois mails de rappel aux inscrits avec les informations sur le webinaire, notamment la veille du Jour J. 

L’idéal pour les relances mails est de mettre en place un système de marketing automation qui enverra automatiquement les relances aux invités et aux inscrits.

Parcours d’inscription à votre webinaire

Ce parcours doit être le plus simple possible pour inciter votre cible à s’inscrire . Une fois que les gens ont cliqué sur le lien d’inscription, ils doivent arriver sur une page d’inscription comprenant toutes les informations utiles et pertinentes.

Pour une page d’inscription à un webinaire efficace :

  • choisissez un titre impactant,
  • rédigez un résumé concis et accrocheur, intégrez un visuel,
  • présentez les intervenants,
  • intégrez un call to action (CTA) puis le formulaire d’inscription.

Au passage, vous pouvez profiter du formulaire d’inscription pour collecter des données sur vos futurs participants, à condition bien entendu d’indiquer la finalité de cette collecte (à des fins de marketing).

La plupart des plateformes de webinaires professionnelles permettent de configurer une page d’inscription.

5-Transformer vos participants en clients

Si ces personnes ont participé ou se sont inscrites, c’est qu’elles ont un intérêt pour le sujet présenté. Ainsi, il est probable que vous puissiez les convertir en clients soit directement à l’issue du webinaire (pour les contacts les plus chauds), soit par la suite en maintenant régulièrement le lien avec (pour les contacts plus froids).

Le webinaire est un espace extraordinaire pour récolter des informations sur les participants.

Voici quelques astuces pour collecter des informations utiles sur vos participants et améliorer votre taux de conversion :

  • Récolter les avis et les commentaires des participants pendant et après le webinaire (par exemple via le chat ou des sondages) ;

  • Qualifier les prospects les plus intéressés (les contacts les plus « chauds ») : observez leurs comportements durant le webinaire, les questions posées à l’écrit pendant la conférence puis durant les questions/réponses, identifiez les participants les plus actifs, le nombre d’interactions avant le webinaire (commentaires et partages de vos posts d’annonce de l’évènement) ;

  • Intégrez un call to action (CTA) à la fin la présentation pour inciter les participants à vous contacter en cas de question ;

  • Prenez le temps de remercier les participants pour leur temps et leur attention à la fin de votre intervention. Ne négligez pas les dernières minutes avant de quitter la conférence car celles-ci peuvent être déterminantes dans leur passage à l’action.

6- L’après webinaire : les bonnes pratiques

Après le webinaire, c’est encore le webinaire ! Le travail ne s’arrête pas là. En effet, voici quelques conseils à mettre en pratique pour optimiser les résultats de votre webinaire dans le temps.

  • Les performances de l’évènement: le taux d’inscription, le taux de participation, le taux d’engagement, le nombre de vues, le nombre de commentaires, ou encore le taux de conversion des participants … Comme pour toute action marketing, il est conseillé de mesurer ses performances pour améliorer le ROI. Le suivi de ces KPI vous permettra d’améliorer vos prochains webinaires !

  • Le replay du webinaire: c’est aussi pour cette raison qu’il est nécessaire d’utiliser une plateforme permettant l’enregistrement de vos conférences en ligne. La diffusion  du replay permet d’augmenter de 20% le taux de visionnage du webinaire. Pour diffuser et promouvoir le replay, vous pouvez par exemple le rendre disponible sur votre site web en échange d’un formulaire d’inscription, le diffuser sur vos réseaux sociaux , le transmettre par e-mail aux inscrits qui n’ont pas participé au webinaire

  • Envoyez un mail aux participants suite à l’évènement : même si vous le leur avez déjà dit, n’hésitez pas à renvoyer un mail de remerciement aux participants. C’est l’occasion de garder le lien avec vos nouveaux contacts. Vous pouvez profiter de ce mail pour proposer le lien du replay, présenter des ressources en lien avec le webinaire, pousser subtilement votre offre commerciale. C’est aussi le bon moment pour demander un feedback qui vous aidera à vous améliorer. Ce mail est un outil de fidélisation de votre nouvelle audience.

Vous l’aurez compris : bien préparé, bien promu, bien organisé et bien exploité, le webinaire est un outil très efficace. Il s’intègre parfaitement dans une stratégie inbound marketing, et en est même l’un des piliers.

CatégorieAvis ClientsE-commerceEntrepreneuriatRéférencement (SEO)

5 bonnes pratiques pour optimiser votre fiche Google Business Profile

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Vous souhaitez donner de la visibilité à votre entreprise ? Que vous soyez artisan, commerçant ou profession libérale, créer une fiche Google Business Profile est un indispensable.

Il s’agit à la fois d’un outil de référencement local permettant générer du trafic sur vos sites web ainsi que dans les points de vente physiques, et d’un outil de réassurance pour les prospects.

Comment renseigner une fiche Google Business Profile de manière optimale ? Quelles sont les astuces pour vous démarquer de la concurrence ?

1- Créez ou revendiquez votre établissement

 Lorsqu’un internaute recherche un service (laverie, commerce alimentaire) ou un lieu (restaurant ou café précis) autour de lui, Google affiche les résultats trouvés à proximité dans la page de résultat mais aussi dans Google Maps.

Pour améliorer le référencement local de votre établissement, créez ou revendiquez votre établissement et modifiez vos informations.

La première étape consiste à créer votre page Google Business Profile. Pour cela, vous devez vous connecter ou créer un compte Google en vous inscrivant sur Gmail, puis remplir le formulaire de création de fiches établissement.

Si celle-ci est déjà créée, vous allez devoir la revendiquer pour la modifier. Il peut en effet arriver qu’une fiche établissement soit déjà présente sur le web : 

  • Si votre fiche a été créée automatiquement par Google : vous pouvez directement faire une recherche de votre établissement sur Google et cliquer sur « Vous êtes le propriétaire de cet établissement ? ». Vous pouvez également utiliser l’outil LocalRanker, un outil de vérification automatique qui vous indiquera si votre fiche est déjà revendiquée ou pas.

  • Si la fiche Google Business Profile est déjà revendiquée : elle l’est généralement par le propriétaire précédent. Dans ce cas, au cours de la revendication de la fiche, demandez-en également un accès « Propriétaire Principal ».

2- Renseignez votre fiche Google Business

En vérité, il ne suffit pas de renseigner les informations, ce serait trop simple ! Il faut veiller à bien choisir les informations et les contenus à mettre en place afin d’être mis en avant par le moteur de recherche. Voici les bonnes pratiques pour optimiser votre page tout en donnant le maximum d’informations clés à vos prospects :

Ajouter le nom de l’établissement

Il s’agit de la principale information de votre fiche Google Business Profile. A cette étape, n‘ajoutez pas de mot-clé car vous pourriez être sanctionné par Google qui interdit cette pratique.

Indiquez seulement le nom de l’établissement ou de l’entreprise : par exemple « Chez Polo », et surtout pas « Chez Polo, restaurant Italien Paris 12 ». Certains le font, mais ce n’est pas sans risque car cette pratique peut entraîner la suppression de votre fiche.

Choisir la catégorie de votre activité 

Cette étape est très importante car la catégorie influe beaucoup sur le référencement local. Ici, vous allez définir votre activité principale et vos activités secondaires le plus précisément possible. C’est le moment de choisir les mots-clés les plus pertinents afin d’optimiser la visibilité de l’établissement dans les recherches locales.

La catégorie principale est la plus importante. Par exemple, l’activité principale peut-être « Restaurant Italien » et l’activité secondaire « Brunch » pour être visible sur ces requêtes. Pour ne pas brouiller les pistes, il est recommandé de ne pas indiquer plus de 3 activités secondaires.

Ajouter les informations concernant l’enseigne

Les entreprises qui disposent d’une une adresse physique dans la zone recherchée apparaissent plus souvent dans les premiers résultats locaux. Gardez toujours votre adresse à jour !

Indiquez également votre numéro de téléphone, vos horaires d’ouverture et toute information utile que vos prospects sont susceptibles de rechercher pour vous contacter ou vous trouver. N’oubliez pas votre site web car la fiche Google Business Profile est un générateur de trafic formidable !

Intégrer de belles photos

Pour attirer l’œil et donner envie aux visiteurs de venir dans votre établissement, vous pouvez jouer la carte des images.

Choisissez de belles photos, non retouchées (on insiste!), et bien représentatives de votre entreprise. Google apprécie les photos d’extérieur présentant le nom de votre commerce ou entreprise, ce qui lui prouve la véracité de son existence.

Par exemple, si vous tenez un restaurant, intégrez 3 photos de l’extérieur dont au moins l’une avec le nom de l’enseigne, 2-3 de l’intérieur et quelques photos de vos plats bien mis en valeur.

Si l’envie vous en dit, n’hésitez pas à ajouter des vidéos !

Rédiger une description

Votre description ne doit pas dépasser 750 caractères. Cette partie n’impacte pas le référencement. Elle doit toutefois être rédigée avec soin pour donner une image attractive de votre établissement aux visiteurs de votre fiche afin d’augmenter le nombre de clics.

Lister vos services

Vous pouvez lister tous les services proposés par votre entreprise afin de permettre à la fois aux internautes et à Google de mieux comprendre votre activité. C’est l’occasion d’ajouter naturellement vos mots-clés.

Par exemple, pour un restaurant vous pourrez indiquer : vente en livraison, repas sur place, à emporter, traiteur etc.

3- Publiez régulièrement des Google Posts

De la même manière que sur vos réseaux sociaux ou votre blog, il est recommandé de publier des « Google posts » afin d’animer votre fiche Google Business profile.

Ces posts personnalisés sont diffusés dans la SERP Google et entraînent la mise à jour de votre page. Cette fonctionnalité est utile également pour donner de l’information aux internautes et pour communiquer sur les changements intervenus au sein de votre entreprise : nouveaux horaires, services supplémentaires, évènements comme l’organisation d’une soirée à thème ou en cas de difficultés vous contraignant à fermer temporairement.

Cette fonctionnalité étant relativement peu utilisée, les entreprises qui créent des Google posts ont ainsi des chances de se distinguer des concurrents.

Pour créer un Google post, il suffit de se rendre dans l’onglet « Post », et de choisir la catégorie pertinente : offre, nouveauté, évènement, ou produit. Renseignez l’ensemble des champs et publiez-le. Pour bien optimiser le post, pensez à utiliser les bons mots-clés !

4- Pensez aux Questions / Réponses

De la même manière qu’il est recommandé d’intégrer une FAQ sur votre site web pour améliorer le référencement de votre site et l’expérience utilisateur, pensez aux Questions/Réponses des fiches Google Business Profile. 

Cette fonctionnalité peu connue est particulièrement pertinente pour améliorer le SEO local des entreprises et pour attirer de nouveaux clients. En effet :

  • La foire aux questions permet d’obtenir des résultats de recherche plus pertinents lors des recherches locales,
  • Il s’agit également d’un élément de réassurance pour les visiteurs qui obtiennent ainsi de plus amples informations sur vos services.

Comment fonctionnent les Questions/Réponses des fiches Google Business Profile ?

Les internautes peuvent poser des questions sur votre entreprise, vos offres, vos produits et services, tandis que les autres utilisateurs ont la possibilité de soumettre des réponses sur la page.

Dans ce cas, attention à gérer les réponses pour bien maîtriser votre réputation en ligne ainsi que l’information délivrée.
Idéalement, mieux vaut que vous répondiez vous-même aux questions pour éviter qu’un utilisateur lambda le fasse.

Pour répondre aux questions vous devez vous connecter à votre page puis :

→ cliquer sur “ Afficher toutes les questions ”
→ rendez-vous sur la question à laquelle vous souhaitez répondre
→ cliquez sur “ Répondre ”.

Autre possibilité, vous pouvez aussi créer vous-même vos propres questions et y répondre publiquement.

5- Encourager les avis client et y répondre

Les avis client sont essentiels car c’est un élément de réassurance primordial pour les internautes.

Une étude Custplace (une plateforme d’avis client) montre en effet que près de 9 consommateurs sur 10 consultent des avis clients avant de passer à l’achat.

La mise en place d’une stratégie de sollicitation d’avis Google est particulièrement payante dans les secteurs suivants :

  • Hôtellerie, le camping et la restauration :la mise en place d’avis client débouche sur une augmentation de 50 % de contacts,
  • Bricolage, l’habitat et la rénovation :+ 47 % de contacts,
  • Distribution et alimentaire : + 46  % de contacts,
  • Centres de santé : + 43 % de contacts.

En effet, les avis Google font partie des critères les plus scrutés par les internautes lors de leurs recherches locales. Les avis incitent les internautes à vous faire confiance. Cependant, pour cela, vous devez impérativement gérer vos avis client de façon proactive :

  • En sollicitant régulièrement des avis pour montrer que votre entreprise est active,

  • En répondant systématiquement aux avis, et particulièrement aux commentaires négatifs. Vos réponses permettent généralement d’apporter du contexte et une explication à des commentaires parfois injustes ou motivés par une mauvaise expérience. C’est aussi l’occasion de remercier la personne pour son avis en lui indiquant que celui-ci va vous aider à améliorer votre service/produit. Bref, ne laissez pas vos commentaires sans réponse !

Les avis client sont essentiels également en termes de référencement naturel local. En effet, plus vous avez de commentaires, meilleur sera le classement de votre page Google Business Profile sur la page de résultats mais aussi sur Google Maps, qui est très utilisée pour les recherches de proximité.

Soyez réguliers dans la récolte d’avis, la régularité ayant plus d’impact que la quantité d’avis collectés.  Nous vous recommandions de répondre aux avis pour l’image de votre entreprise mais c’est également important d’un point de vue SEO. En effet, Google accorde plus de poids aux avis lorsque le propriétaire de la fiche y apporte une réponse.

Comme tout autre contenu, optimiser votre page Google Business Profile revient à penser aussi bien à Google qu’à vos visiteurs !

Source : Google

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E-commerce : Comment optimiser une fiche produit ? Astuces et bonnes pratiques pour se démarquer

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Vous cherchez à améliorer la visibilité de votre boutique en ligne ?

Le but de votre site est de vendre vos produits. Pour cela, votre site e-commerce doit être visible des internautes pour générer du trafic. Puis, une fois sur votre boutique, les visiteurs doivent acheter !

9 consommateurs sur 10 considèrent les fiches produits comme très importantes pour leur décision d’achat

Or, c’est en partie l’optimisation des fiches produits qui va vous permettre de vous démarquer dans le monde ultra-concurrentiel du E-commerce. En effet, 9 consommateurs sur 10 considèrent les fiches produits comme très importantes pour leur décision d’achat !

Pour augmenter vos ventes, vos fiches produits doivent à la fois être bien référencées sur les moteurs de recherche et convertir vos visiteurs (UX = expérience utilisateur).

Attirer davantage de clients, améliorer la visibilité en ligne de votre site e-commerce et maximiser les conversions : comment optimiser vos fiches produits et vous démarquer de la concurrence ?

1- Qu’est-ce qu’une fiche produit ?

À l’origine, la fiche produit désigne le document papier transmis par le fabricant et décrivant les caractéristiques du produit.

C’est sur le même principe que se fonde la fiche produit d’un site e-commerce. Cependant, les fonctions de la fiche produit ont évolué puisqu’il ne s’agit plus seulement de décrire factuellement un objet ou un produit.

En effet, la fiche produit d’une boutique en ligne a deux finalités :

  • Générer du trafic sur le site e-commerce via les moteurs de recherche ;
  • Convertir l’internaute, c’est-à-dire le faire passer à l’achat en mettant en avant les avantages et les fonctionnalités du produit.

Concrètement, il s’agit d’une page web listant les caractéristiques d’un produit à la vente sur un site e-commerce.

Celle-ci présente les détails essentiels du produit :

  • Nom,
  • Description,
  • Caractéristiques,
  • Prix,
  • Photos,
  • Avis clients,
  • Options de livraison.

Ces fiches produits comprennent du texte, mais également des illustrations visuelles, de la classique photo du produit à des vues à 360°, en passant par des vidéos, voire des démos d’utilisation.
Ces illustrations visuelles doivent aider l’internaute à se représenter le produit, et à gagner sa confiance.

La présentation de la fiche produit doit être à la fois accrocheuse et aisée à comprendre.

Optimisation d’une fiche produit : 4 bonnes pratiques

Optimiser vos fiches produits permet d’obtenir une bonne position dans la page de résultat des moteurs de recherche.

Voici 4 bonnes pratiques qui devraient vous permettre de rendre vos pages davantage visibles des internautes recherchant des produits similaires aux vôtres.

1- Réaliser une étude de mots-clés

Rendre une page visible implique de placer dans votre fiche produit, les bons mots-clés. Il s’agit de ceux que les utilisateurs tapent dans la barre de recherche de Google (notamment) pour trouver votre site.
Pour cela, réalisez une étude de mot-clés concernant directement le produit présenté dans la fiche ainsi que des requêtes utilisant du vocabulaire e-commerce.

Pour élaborer votre stratégie de mots-clés :

  1. Identifiez votre cible (buyer Persona), c’est-à-dire les personnes susceptibles d’être intéressées par votre produit ;
  2. Déterminez les intentions de recherche de votre cible, ce qu’elle va chercher sur le web pour tomber sur votre page :  des informations, un produit à acheter directement car elle a un besoin immédiat, un comparatif ?
  3. Identifiez l’ensemble des mots-clés correspondant au produit de la fiche-produit
  4. Identifiez des mots-clés « longue traîne » : il s’agit d’expressions de 3 mots ou plus à utiliser pour vous positionner sur des requêtes plus précises.

2- Appliquer les principes de base de l’optimisation SEO

La fiche produit est une page web de votre site e-commerce. Pour l’optimiser au mieux, vous devez appliquer tous les principes du référencement naturel lors de sa rédaction :

  • Une description unique de chaque produit :
    Même si vous avez 20 fiches produits de la même robe en 20 couleurs différentes, la règle est : pas de duplicate content car cette pratique est pénalisée par les mœurs de recherche.
    Vous allez devoir rédiger un descriptif unique pour chaque produit en y insérant les mots-clés que vous avez préalablement identifiés lors de votre étude.
    Pour gagner du temps pour des produits similaires, vous pouvez utiliser la méthode de « spinning content » qui consiste à changer les tournures de phrases.
    N’hésitez pas à apposer votre « pâte » dans ces descriptions et à saupoudrer vos fiches produits de storytelling pour améliorer vos chances de conversion.
  • Title :
    Le mot-clé principal de la fiche produit est toujours le nom du produit. Le title doit donc contenir le nom du produit et, le cas échéant, celui du fabricant. Le titre doit être clair, concis et unique.

  • Méta-description :
    Il s’agit du descriptif de la fiche produit qui s’affiche dans la page de résultat. Elle doit être assez «catchy » pour décider l’internaute à cliquer. La méta-description d’une fiche produit doit contenir le nom du produit. Là encore, pas de duplicate content, le texte doit être unique.

  • L’url (ou slug) :
    L’url ne doit jamais être modifiée donc réfléchissez bien à la structure de votre URL avant de publier votre fiche produit. Il est conseillé d’insérer le nom du produit dans votre url afin que les moteurs de recherche puissent facilement l’identifier.

  • Les balises des images :
    Les images sont essentielles pour l’utilisateur, mais aussi pour le SEO car les moteurs de recherche sont aveugles.
    Renseignez les différentes balises des images avec vos mots-clés (nom du produit, couleur, matière etc.) : balise Alt, légende, descriptif…

  • Les Hn: comme dans toutes pages de site web, veillez à structurer logiquement les titres de votre page : H2 H2, H3…structure que vous retrouvez par ailleurs sur ce blog.

3- Activer les données structurées

Les données structurées, ou « Rich Snippet » sont des lignes de codes permettant de fournir des informations complémentaires aux moteurs de recherche.
L’affichage de votre page dans la SERP est alors détaillée et présentée de manière attrayante par le celui-ci.

Par exemple, pour une fiche produit, l’activation des données structurées vous permettra de renseigner des informations supplémentaires par rapport au Title et à la méta-description :  notes clients, prix, succincte description, etc.

Le balisage des données structurées à deux avantages principaux :

  • D’un point de vue SEO : les données structurées aident les moteurs de recherche à identifier les caractéristiques de votre produit afin de mieux le classer dans la page de résultat, généralement dans les premières positions.

  • D’un point de vue utilisateur : l’affichage des produits étant visuellement plus attrayants, le rich snippet attire davantage l’œil des utilisateurs qui sont alors enclins à cliquer sur ce résultat plutôt que sur un autre. De plus, les informations utiles peuvent en quelques secondes les décider à se procurer votre produit.

4-  Réaliser l’optimisation SEO technique des fiches produits

En vérité, il ne s’agit pas tant d’optimiser la vitesse de chargement d’une page pour optimiser le SEO que pour améliorer le confort de navigation des utilisateurs.

Évidemment, ce critère de performance joue puisque Google l’a intégré dans ses « signaux web essentiels » en 2021.

Cependant le contenu de qualité reste prioritaire sur l’optimisation technique. Reste que la performance du site est un point important pour les e-commerçants, car une page trop lente à changer peut inciter vos visiteurs à changer de crémerie !

Ainsi, il est judicieux de monitorer la performance de vos fiches produits et de l’optimiser régulièrement.
Vous pouvez par exemple réduire la taille des fiches produits (notamment des images, des vidéos etc), minimiser les redirections d’URL, limiter l’utilisation de plugins etc.

N’oubliez pas également de vérifier que vos pages sont toutes bien indexées par les moteurs de recherche, sinon celles-ci ne seront jamais visibles. 

En appliquant ces bonnes pratiques à vos fiches produits, celles-ci devraient gagner quelques positions dans la SERP et générer du trafic.

Néanmoins, le travail n’est pas terminé puisqu’une fois le visiteur présent sur votre fiche produit : il faut le convertir en acheteur !

Une fiche produit pour augmenter le taux de conversion : 3 bonnes pratiques

1. Intégrer des éléments essentiels de réassurance

Pour convertir un visiteur, il s’agit de gagner sa confiance.
Comme vous le feriez en magasin, vous devez lui présenter toutes les informations susceptibles de le convaincre d’acheter sur votre site e-commerce plutôt qu’à la concurrence.
Il s’agit d’intégrer sur vos fiches produits ce que l’on appelle des éléments de réassurance. Ils sont essentiels à la conversion.
Quels sont ces éléments ?

  • Le prix :
    Pour nombre d’utilisateurs, le prix est un élément décisif dans le processus d’achat. Il doit être clair et visible, assorti des modalités de paiement possible (moyen de paiement, paiement en plusieurs fois sans frais etc). Précisez d’emblée les tarifs de livraison pour éviter la mauvaise surprise au moment de la commande qui conduit souvent à des abandons de panier. Indiquez également sur la fiche produit que le paiement est sécurisé.

  • Les avis clients :
    La plupart des acheteurs en ligne consultent les avis client avant de se décider.
    D’après une étude, ils sont même 88% à faire confiance aux commentaires sur les produits.
    Il apparaît indispensable de recueillir les avis de vos acheteurs et de les intégrer  aux fiches produits. Car s’ils sont utiles à la conversion, ils le sont également en termes de SEO, pour deux raisons. D’une part, les avis client reprennent fréquemment les mots-clés de la fiche produit contribuant ainsi à rendre encore plus visible la page. D’autre part, car l’ajout  de nouveaux avis constitue des mises à jour régulières. Or, les moteurs de recherche aiment les contenus frais. A chaque mise à jour, même légère, les moteurs de recherche lancent une nouvelle analyse et modifient le classement de la page.

  • Le délai de livraison :
    La livraison peut représenter un avantage compétitif. Indiquez clairement le délai de livraison, surtout s’il est rapide, les modalités (en point relais, à domicile etc) ainsi que le tarif.

  • La politique de retour :
    Si un produit peut être facilement renvoyé, l’acheteur hésitera moins à passer à l’achat. Que ce soit pour vous (e-commerçant) ou le consommateur, présentez clairement votre politique de retour dans la fiche produit ainsi que les coordonnées du service après-vente.

2. Soigner le CTA (Call-To-Action)

Vous avez soigné la description de vos fiches produits en y ajoutant un peu de storytelling et en racontant une belle histoire à vos visiteurs.
Tous les éléments de réassurance sont bien présents. Les images soignées présentent le produit sous toutes les coutures et éventuellement, dans d’inventives mises en scène.  Les avis client sont bien mis en valeur.

Il serait dommage d’avoir fait tout ça pour rien ! Viens le moment de placer votre « Call to action », l’élément central de votre fiche produit, celui qui doit inciter le visiteur à passer à l’achat.
Le plus couramment utilisé sur les sites e-commerce est le bouton « Ajouter au panier » mais il peut y avoir d’autres en fonction de ce que vous proposez : « Ajouter aux favoris », « Retirer en magasin »,  « Être prévenu de la disponibilité d’un produit » …

Tous ces boutons vont favoriser la conversion, à court ou moyen terme. Soignez tout particulièrement sa présentation sur votre fiche produit :  CTA visible dès l’arrivée sur la fiche produit sans avoir à scroller la page, présentation du CTA sous la forme d’un bouton de couleur correspondant à votre charge graphique, choix d’une taille de police lisible, etc.

Faites des essais pour déterminer le CTA le plus efficace auprès de vos visiteurs !

3- Importance du maillage interne et des ventes croisées

Ne négligez pas le maillage interne sur vos fiches produits. L’objectif est de créer des liens vers d’autres pages du site e-commerce.  Ce maillage peut se traduire par la :

  • Création d’un fil d’Ariane :
    il s’agit d’un itinéraire de navigation facilitant le cheminement de l’internaute d’une catégorie à l’autre ou d’une page à l’autre.

  • La mise en avant de ventes croisées :
    L’un des objectifs de vos fiches produits, c’est bien de vendre ! Pour vendre plus, n’hésitez pas à pratiquer l’upselling et le cross selling qui sont des techniques visant à proposer des produits complémentaires ou d’une qualité supérieure à celui que l’internaute est en train de considérer et/ou de commander. Il s’agit de proposer des suggestions sur la forme de mentions ainsi libellées « D’autres personnes ont également aimé », « Cela pourrait aussi vous intéresser », etc. Ces ventes croisées s’apparentent au présentoir à la caisse du supermarché ou à la proposition d’un vendeur d’acheter le smartphone d’une gamme légèrement supérieur ayant plus de mémoire, par exemple.

Outre pousser le visiteur à acheter plus, et donc à augmenter son panier client, le maillage interne a une finalité SEO : prolonger la durée de sa session sur votre site e-commerce. En effet, cela a pour conséquence de réduire le taux de rebond, c’est-à-dire le taux de visiteurs qui quittent votre site après avoir visité une page.

Il s’agit de facteurs de classement importants car les moteurs de recherche en déduisent l’expérience des internautes sur votre site. Plus un internaute reste longtemps sur un site web et navigue de page en page, plus celui-ci est considéré par les moteurs de recherche comme offrant une bonne expérience utilisateur. Ce que valorisent les moteurs de recherche pour leur classement dans la page de résultat.

Comme vous le voyez, nombre de bonnes pratiques SEO pour les fiches produits s’avèrent également pertinentes en terme d’expérience utilisateur, et inversement. Ce n’est pas un hasard ! Les moteurs de recherche sont programmés pour favoriser les sites web répondant aux besoins d’utilisateurs humains. Souvenez-vous-en lorsque vous créez vos fiches produits !

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